Sciences, savoirs et droit dans le Néguanthropocène. Avec Bernard Stiegler, Alain Supiot, Giuseppe Longo et Ana Soto au Centre Pompidou.


(0)
227 Vues
0 commentaire
17.12.2019

Le fait qui s'impose à tous au XXIè siècle est l'ère Anthropocène comme menace fondamentale contre la vie et l'humanité – cette menace consistant avant tout en une augmentation dans la biosphère des taux d'entropie thermodynamique, d'entropie biologique et d'entropie informationnelle.
Les différentes interventions s'attachent aux questions des rapports entre ce qui est en fait et ce qui est en droit, la différence entre les deux, qu'il faut faire, fondant aussi bien le champ scientifique que le champ juridique. Il est aussi tenté de spécifier les conséquences qu'il conviendrait d'en tirer en ce qui concerne l'avenir de l'économie, du travail et des coopérations internationales dans l'ère Anthropocène.

 1. Bernard Stiegler - Eléments de réponse à António Guterres et Greta Thunberg
 2. Alain Supiot - Entre globalisation et repliements identitaires : quel ordre juridique pour la mondialisation ?
 3. Giuseppe Longo - Mécaniques de la nature, ou comment on a désarticulé les écosystèmes. Pistes pour une autre compréhension
 4. Ana Soto - La prolétarisation de la pensée biologique

Des contributions qui sont données dans le cadre des "Entretiens du nouveau monde industriel".

Réflexions sur la peine de mort. Avec Jean-Louis Harouel au Cercle Aristote.


(0)
205 Vues
0 commentaire
02.03.2020

On présente aujourd'hui l'abolition de la peine de mort comme un progrès majeur de civilisation. En est-il vraiment ainsi ? S'inscrivant en faux contre la vulgate ambiante, Jean-Louis Harouel propose une autre lecture. iconoclaste et originale.
Il montre que, contrairement aux apparences - et à ce que bien des gens croient sincèrement -, la phobie de la peine de mort qui caractérise aujourd'hui l'Europe occidentale ne procède pas du "Tu ne tueras pas de la Bible", mais est un des effets d'une religion séculière ayant pris le relais du communisme comme projet universel de salut terrestre, "la religion des droits de l'homme". Or celle-ci est la continuatrice de vieilles hérésies oubliées qui manifestaient une grande désinvolture à l'égard de la vie des innocents, tout en professant un amour préférentiel envers les criminels, considérés comme d'innocentes victimes.
Là se trouve la source de l'humanitarisme anti-pénal qui a fait triompher l'abolition de la peine de mort, laquelle, même très peu appliquée, constituait la clé de voûte d'un système pénal fondé sur l'idée de responsabilité. Au lieu de quoi, la suppression de la peine capitale a frayé la voie à une perversion de la justice - l'imposture de la perpétuité de vingt ans ! - au profit des criminels et au détriment de la sécurité des innocents.

Liberté d'expression et souveraineté. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Jean Bricmont au Cercle d'Artagnan à Lille.


(0)
199 Vues
0 commentaire
13.01.2020

La liberté d'expression, depuis maintenant plusieurs décennies, a sérieusement été mise à mal en France (lois liberticides, pouvoir des lobbies communautaires et des associations dites antiracistes, affaire Dieudonné).
Dans cet échange, Pierre-Yves Rougeyron et Jean Bricmont lient ce problème avec la perte de souveraineté française et tente de comprendre comment un débat public sain et ouvert pourrait être rétabli.

Kant réaliste. Avec Bernard Bourgeois à la Librairie Tropiques.


(0)
174 Vues
0 commentaire
02.2020

Dans l'histoire de la philosophie, le réalisme désigne la position qui affirme l'existence d'une réalité extérieure indépendante de notre esprit. Cette position affirme également que le monde est une chose et que nos représentations en sont une autre.
Depuis l'interpréation douteuse qu'en a proposé Fichte, Kant est resté assigné à la catégorie des idéalistes.
Bernard Bourgeois, grand spécialiste de l'histoire de la philosophie allemande moderne, entend ici démontrer que Kant appartient pourtant bien à la tradition réaliste lorsqu'il est compris correctement, et que sa philosophie s'oppose même frontalement à l'idéalisme et à ses conséquences les plus néfastes.

Alstom : scandale d'Etat, gâchis financier et trahison au sommet ! Avec Claude Rochet sur TV Libertés.


(0)
278 Vues
0 commentaire
09.2019

Claude Rochet, spécialiste en intelligence économique, revient sur l'acte de haute trahison que fut la cessation de la branche énergie du groupe Alstom à General Electric sous le mandat de François Holland, alors qu'Emmanuel Macron était ministre de l'économie...

1. Genèse d’un scandale : l'Amérique prédatrice
 – Une longue histoire industrielle, une technologie unique, les turbines "Arabelle"
 – Un savoir-faire stratégique
 – Le rôle des investissements publics, utilité stratégique contre rentabilité
 – Ces hauts fonctionnaires qui ont peur des mots, stratégie, patriotisme, couardise et idéologie
 – L'affaire Pierucci, le piège américain
 – Arrestation à New York (JFK) par le FBI, proposition de servir les intérêts US

2. Un véritable roman policier, la réalité dépasse ici la fiction
 – Où l'on découvre l'arme juridique du FCPA
 – La clause de rattachement au territoire américain, le dollar certes mais aussi le simple usage d'un site internet
 – FCPA, un business : 15 milliards de $ de CA
 – Soumission française
 – Jurisprudence Al Capone
 – Soft Power et soft skills
 – Un enjeu économique mais aussi culturel !
 – Alstom abandonne Pierucci
 – Le terrifiant témoignage sur la justice (DOJ) et la prison américaine

3. Les responsabilités françaises
 – Montebourg fait, seul, preuve de courage, Macron mis en cause
 – Hollande égal à lui-même : indolent, il ne s'intéresse pas à l’affaire
 – L'enquête parlementaire est en marche : O. Marleix, J. Myard et d'autres
 – Les mensonges de Kron, PDG d'Alstom
 – Les Américains font ce qu'ils veulent !
 – Le licenciement de Pierucci en procès
 – Le livre de Pierucci publié avec M. Aron, cambriolage de l'ordinateur du journaliste
 – A qui profite le crime ?
 – Le parquet national financier plus prompt sur les costumes de Fillon que sur l'affaire Alstom
 – Une oligarchie de mèche
 – Hugh Bailey, conseiller d'Emmanuel Macron, nommé directeur de GE France : conflit d'intérêt caractérisé !
 – Les suppressions d'emplois !
 – La France vendue à la découpe !
 – Pierucci veut faire racheter Alstom
 – Haute trahison de Macron au titre des articles 67 & 68 de la Constitution (abolis par Sarkozy)

Émission "Politique & éco", animée par Olivier Pichon et Pierre Bergerault.

Alstom, Airbus et la guerre économique. Avec Ali Laïdi et Frédéric Pierucci sur RT France.


(0)
266 Vues
0 commentaire
03.02.2020

Aujourd'hui pour les États-Unis, tous les coups sont permis, surtout dans le domaine économique.
Frédéric Pierucci, ancien haut cadre dirigeant d'Alstom, et Ali Laïdi, politologue, nous montrent comment ce pays se sert des mécanismes d'extra-territorialité du droit pour mener une guerre économique qui ne dit pas son nom, et face à laquelle ses adversaires, Union européenne en tête, restent impuissants.

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Terrorismes, histoire et droit. Avec Henry Laurens sur Canal Académie.


(0)
1185 Vues
0 commentaire
11.07.2010

Comment définir un phénomène aussi insaisissable que le terrorisme ? Quelle est sa nature, son histoire et son avenir ? Défini comme un crime, il n'en demeure pas moins un concept flou dont les définitions sont extrêmement variables selon les époques, les histoires nationales et le droit.
Cette entretien, en établissant une typologie des terrorismes, fait le point sur les connaissances des violences polymorphes qui sont rassemblées sous ce vocable.

Naissance de la biopolitique. Avec Michel Foucault au Collège de France.


(0)
713 Vues
0 commentaire
1979

Le cours prononcé par Michel Foucault au Collège de France de janvier à avril 1979, Naissance de la biopolitique, s'inscrit dans la continuité de celui de l'année précédente, Sécurité, Territoire, Population. Après avoir montré comment l'économie politique, au XVIIIe siècle, marque la naissance d'une nouvelle raison gouvernementale - gouverner moins, par souci d'efficacité maximum, en fonction de la naturalité des phénomènes auxquels on a affaire -, Michel Foucault entreprend l'analyse des formes de cette gouvernementalité libérale. Il s'agit de décrire la rationalité politique à l'intérieur de laquelle ont été posés les problèmes spécifiques de la vie et de la population : "Étudier le libéralisme comme cadre général de la biopolitique."
Quels sont les traits spécifiques de l'art libéral de gouverner, tel qu'il se dessine au XVIIIe siècle ? Quelle crise de gouvernementalité caractérise le monde actuel et à quelles révisions du gouvernement libéral a-t-elle donné lieu ? C'est à cette tâche de diagnostic que répond l'étude des deux grandes écoles néolibérales du XXe siècle, l'ordolibéralisme allemand et le néolibéralisme de l'École de Chicago - unique incursion de Michel Foucault, tout au long de son enseignement au Collège de France, dans le champ de l'histoire contemporaine.
Cette analyse met en évidence le rôle paradoxal que joue la "société" par rapport au gouvernement : principe au nom duquel celui-ci tend à s'autolimiter, mais cible également d'une intervention gouvernementale permanente, pour produire, multiplier et garantir les libertés nécessaires au libéralisme économique. La société civile, loin de s'opposer à l'État, est donc le corrélatif de la technologie libérale de gouvernement.