Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2025

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Faut-il en finir avec le gouvernement des juges ? Avec Jean-Éric Schoettl pour le Cercle Droit et Liberté.


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05.2022

Une fissure s'est ouverte, depuis une cinquantaine d'années, entre juge et démocratie représentative. La montée en puissance du premier anémie la seconde.
L'emprise du juge sur la démocratie revêt deux aspects distincts : le droit se construit désormais en dehors de la loi, voire contre elle ; la pénalisation de la vie publique est croissante. Ces deux aspects sont liés car ils conduisent tous deux à la dégradation de la figure du Représentant : le premier en restreignant toujours davantage son champ d'action ; le second en en faisant un perpétuel suspect.
Le mal qui ronge aujourd'hui la démocratie paraît se situer beaucoup plus là - c'est-à-dire dans l'abaissement du Représentant, dans le rétrécissement de la souveraineté du peuple, dans la rétraction de l'autorité publique - que dans les réactions allergiques que provoque cet affaiblissement de l'État : abstention, populisme, illibéralisme.
Cet ascendant croissant du pouvoir juridictionnel sur les autres a-t-il amené davantage de rigueur et de transparence dans le fonctionnement démocratique ? Il se découvre chaque jour un peu plus qu'il n'a fait que remplacer le caprice du prince par le caprice du juge.
D'où la question : que faire pour restaurer une juste séparation des pouvoirs ?

Un échange mené par Caroline Brézet.

La place du latin dans le droit moderne. Avec Pierre Legendre au Lycée Henri-IV.


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20.03.2014

Juriste, historien et anthropologue saisi par la psychanalyse, Pierre Legendre est l'un des grands penseurs de notre époque. Il nous ouvre ici les arcanes latines du droit, d'un droit pris dans l'épaisseur du temps, d'un droit fait homme aussi, dont Ulpien, Gratien, Justinien ont été des passeurs.
Tout le monde connaît le proverbe "L'habit ne fait pas le moine", mais sait-on encore qu'il s'agit d'une maxime médiévale, "Habitus non facit monachus" ? Parler du droit moderne, c'est faire parler les mots et les maximes, en révéler l'incroyable histoire depuis l'Antiquité.
C'est à ce prix seulement que nous pourrons retrouver le sens des concepts au cœur de notre propre civilisation.

Une conférence organisée par l'Association le Latin dans les Littératures Européennes et conduite par Hubert Aupetit.

La Constitution maltraitée : anatomie du Conseil constitutionnel. Avec Laureline Fontaine à Citéphilo.


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08.11.2023

Le conflit récent sur les retraites a suscité un intérêt inhabituel du public pour une institution liée à la Constitution de la Vème République : le Conseil constitutionnel. Dans d'autres pays (États-Unis, Israël, Pologne…), on voit aussi que le rôle de la Cour suprême est loin d'être anodin, d'où les luttes importantes qui se cristallisent autour de ce type d'instance.
Qu'en est-il du fonctionnement effectif du Conseil constitutionnel en France ? Que peut-on attendre de cette institution ? Si certains y voient le symbole même du "gouvernement des juges", non-élus, d'autres y voient l'un des garants de la démocratie et de l'État de droit.Est-ce une illusion ?

Une conférence modérée par Christian Louboutin.

La Politique, le Droit. Avec Pierre Legendre au Lycée Louis-le-Grand.


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03.2018

Étudier in vivo notre habitat traditionnel impose d'interroger le silence des mots qui véhiculent l'essence de notre structure : la politique, le droit. Ces mots abritent des concepts-clés. Ils sont les témoins du vécu normatif de nos sociétés arrimées au déploiement du christianisme associé à l'imperium romain, mais aussi l'arme efficace d'une expansion industrielle planétaire parvenue sous nos yeux à ses fins, du moins en apparence.
Le phénomène de la parole est le fonds commun de l'humanité, l'universel des civilisations. Sous cet éclairage, nos constructions prennent statut de Texte singulier dans un espace mondial différencié. Cet écrit fait revenir vers l'Occident le regard ethnographique, ce savoir-questionner qui a rendu possible la vivisection des sociétés sauvages.
Juste retournement, la logique dogmatique nous oriente dans l'exploration des montages langagiers forgés par la tradition ouest-européenne et nous enjoint à mettre sur la table la question du noyau langagier des sociétés humaines : la foi dans les mots.

A voix nue. Avec Pierre Legendre sur France Culture.


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04.1997

Pourquoi l'interdit ? Pourquoi les lois ? Qu'est-ce que l'Etat ? Comment séparer le juste de l'injuste ? Etat, Religion, Révolution, Progrès, ces artifices sont emportés dans le déchaînement du Management scientifique promis à la terre entière. La peur de penser en dehors des consignes a fait de la liberté une prison.
Philosophe, historien du droit et des institutions, Pierre Legendre explique avec lucidité comment l'homme raisonnable organise le monde pour tenter d'échapper à l'abîme de son origine introuvable, ce mur de nuit auquel il s'adosse.

Une série d'entretiens menés par Roger Dadun.

Le système international au bord de la rupture. Avec Anne-Cécile Robert sur Elucid.


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03.2025

Journaliste, directrice adjointe du Monde diplomatique et professeure à l'Institut de Relations internationales et stratégiques, Anne-Cécile Robert est spécialiste des institutions européennes et de l'Afrique, et décrypte dans ses travaux la déliquescence de la démocratie, du débat public, et de la pensée critique en général. Et elle vient de faire paraitre Le défi de la paix : remodeler les organisations internationales (Éd. Armand Colin), dans lequel elle analyse le véritable rôle qu'ont joué les organisations internationales depuis 1945, et le monde qui se prépare si le système international s'effondre, achevant définitivement le droit au profit de la loi des plus forts.
Elle propose ici une analyse éclairante pour comprendre les enjeux colossaux qui se jouent en ce moment sur la scène internationales agitée par les guerres (à Gaza ou en Ukraine), et le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis.

Un entretien mené par Olivier Berruyer.

L'Etat de droit. Avec Blandine Kriegel, Elsa Margueritat et Ghislain Benhessa sur Radio Campus Paris.


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27.10.2022

"L'Etat, c'est moi" aurait dit le Roi Soleil. Mais tandis que le Soleil se couche, le siècle des Lumières commence. Avec Montesquieu, il se dit que l'Etat doit moins reposer sur une seule tête couronnée que dans l'esprit des lois. Révolution, restaurations, républiques et empires se succèdent et jettent progressivement les bases de l'Etat de droit.
Mais en quoi, en fait, l'Etat était-il de travers avant que d'être "de droit" ? Y a-t-il jamais eu un Etat sans droit, et inversement ? Au-delà du légendaire mot d'esprit royal, le premier n'est-il pas d'abord l'incarnation du second ? Et le second ne suppose-t-il pas le premier ? Bref : l'Etat de droit ne serait-il pas un pléonasme ?
Ce serait oublier un peu vite que le droit a des raisons que la raison d'Etat ne connaît pas, et l'Etat a des droits que le droit ignore. Dans ce couple si fusionnel qu'il en paraît incestueux, chacun peine à accepter les revendications de l'autre - dont il s'estime être le géniteur. Le droit est-il en état de dire à l'Etat son droit si le droit descend tout droit de l'Etat lui-même ? Quant à l'Etat, peut-il mettre hors d'état le droit si le droit est précisément ce qui le met en état de tenir de droit ? Mais, dans ce cas, l'Etat de droit est-il encore un pléonasme... ou un oxymore ?

Émission "Mots de passe".