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Les libéraux et les identitaires représentent deux courants politiques souvent perçus comme opposés. Cependant, depuis l'effondrement du compromis politico-économique post-Seconde Guerre mondiale, il semble judicieux d'opérer un rapprochement entre ces deux sensibilités, notamment pour faire face aux excès du multiculturalisme et des politiques confiscatoires du welfare state.
C'est en se basant sur les études de psychologie du Joseph Henrich sur l'échantillon "WEIRD" (Western, Educated, Industrialized, Rich, Democratic) que certaines caractéristiques uniques des sociétés occidentales sont mises en lumières, comme l'individualisme, la prosocialité impersonnelle et la valorisation du libre arbitre. Ce différentiel ethnique se traduit en caractéristiques culturelles, elles-mêmes au fondement d'une anthropologie libérale.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'05'10 : Mise en contexte
- 0'10'55 : La Psychologie WEIRD
- 0'48'15 : Pourquoi les libéraux doivent s'allier avec Les libéraux ?
- 1'05'36 : Pourquoi les identitaire doivent s'allier aux libéraux ?
- 2'02'05 : Questions/réponses
Émission "Libre echange".


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À gauche, l'antiracisme est considéré comme un principe fondamental. Pourtant ces dernières années sa définition a volé en éclats. Un antiracisme dit "politique" a envahi la sphère médiatique et académique, et trouvé un écho important auprès de secteurs militants. Mettant en avant des concepts controversés ("blanchité", "privilège blanc"…), il condamne sans détour ce qui serait un antiracisme universaliste dépassé et déconnecté des nouvelles réalités.
Critique de ces approches, Florian Gulli entend proposer une approche de l'antiracisme qui puise ses racines dans l'histoire du mouvement ouvrier, du socialisme, et du républicanisme. Une approche souvent caricaturée et méconnue, et qui offre pourtant une grande richesse d'analyse permettant l'action. Soit un antiracisme qui retrouve véritablement le chemin de l'émancipation, loin des différentialismes de toute sorte.
- 0'01'34 : Pourquoi avoir écrit ce livre ?
- 0'02'34 : Critique de l'antiracisme libéral
- 0'05'47 : L'antiracisme "politique" ou "décolonial"
- 0'11'10 : Critique du concept de "racisme systémique"
- 0'17'12 : Critique de l"expression "privilège blanc"
- 0'25'49 : Impasses stratégiques de l'antiracisme "politique"
- 0'28'13 : L'universalisme s'oppose-t-il à l'antiracisme ?
- 0'36'23 : Universalisme et capitalisme
- 0'38'59 : Marxisme et intersectionnalité : qui pense abstrait ?
- 0'50'31 : Le racisme comme forme de la lutte des classes
- 0'53'07 : Analyse matérialiste et dialectique du racisme
- 1'01'40 : Racisme et impérialisme


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Chercheur en histoire et philosophie des sciences, Claude-Olivier Doron nous aide à clarifier les différents usages du terme de "race" à travers le temps. Il nous invite ainsi à embrasser la pensée complexe pour se défaire des idées préconçues sur une notion finalement assez méconnue.
Dans une époque où nombreux sont ceux qui, dans les médias de masse, invoquent des concepts qu'ils ne maîtrisent pas, l'historien offre un peu de clarté et de rigueur scientifique.


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Le nationalisme est une idéologie moderne. À l'échelle de l'histoire, il représente un phénomène récent qui trouve son paroxysme dans l'exaltation nationale au moment de la Révolution française. Bien qu'amorcé par la monarchie capétienne, le processus de centralisation s'est effectué au détriment de l'identité des peuples de France.
Historiquement, le nationalisme est d'abord une idéologie de gauche qui s'est progressivement déplacée vers la droite. Mais, elle a toujours été réactive si bien qu'aujourd'hui la gauche (minoritairement) et la droite (majoritairement) s'en réclament. La nation traditionnelle (la terre des pères) qu'il ne faut pas confondre avec la nation moderne (jacobine et assimilationiste) renvoie pourtant parfaitement aux Deux patries décrites par Jean de Viguerie. D'un côté la patrie traditionnelle et enracinée, de l'autre la patrie moderne et révolutionnaire.
Au moment où la mondialisation libérale s'étend un peu partout sur la surface du globe, le nationalisme revient en force. S'il peut opérer des critiques pertinentes à l'égard de la première, ses réponses ne permettent pas de la pousser dans ses derniers retranchements et de proposer une alternative à l'hypermodernité narcissique et hétérophobe du nationalisme révolutionnaire. C'est au nom d'une conception traditionaliste et enracinée qu'Arnaud Guyot-Jeannin s'emploie à critiquer le nationalisme comme individualisme reporté au niveau de la nation. Face au "Right or Wrong, my country", il rappelle la parole prophétique de José Antonio Primo de Rivera : "Le nationalisme, c'est l'égoïsme des peuples".
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.


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L'universitaire Philippe-Joseph Salazar, spécialiste des argumentaires à vocation publique, nous livre un travail dans lequel il décrit la résurgence de l'idéologie blanche, propulsée sur le devant de la scène internationale par ce qui, aux Etats-Unis d'Amréique, se nomme l'Alt-Right.
Ce travail est le fruit d'une longue enquête qui se veut aussi objective que possible, sans prise de parti : comment saisir sur le vif cette idéologie en gestation, dans une suite de conversations avec les acteurs intellectuels qui pensent l'idéologie blanche.
C'est donc l'occasion de tenter de dessiner les contours de cette idéologie en gestation, probablement appelée à prendre de l'ampleur dans un futur proche...
Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.


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La notion de décadence, ainsi que sa réalité existent depuis les origines de l'histoire longue européenne. Mais quand se manifeste-t-elle, quelles en sont les origines et comment se termine-t-elle ?
C'est en compagnie d'Oswald Spengler et d'Arthur de Gobineau que Tomislav Sunic nous livre une réflexion sur les causes héréditaires de la décadence de la civilisation européenne et nous rappelle l'importance d'avoir une bonne mémoire de notre lignée commune, condition nécessaire à la compréhension de notre communauté de destin.


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Dénonçant depuis longtemps déjà les dérives des activistes identitaires qui, sous couvert d'antiracisme, s'en prennent à notre "vivre ensemble" et à nos valeurs républicaines, Laurent Bouvet nous invite à réfléchir à ce qui nous est commun au-delà de nos appartenances religieuses et, plus largement, culturelles.
Car un citoyen ne se réduit pas à la somme de ses différentes composantes identitaires et la question de l'identité n'épuise de loin pas le débat politique.
L'humanisme universalite saura-t-il répondre au défi du racialisme identitaire ?


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L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose une analyse du manifeste attribué au terroriste ethno-nationaliste "blanc" responsable de l'attentat récent de Christchurch en Nouvelle-Zélande :
- 00'25 : avertissement
- 01'45 : un poème de Dylan Thomas
- 02'50 : introduction
- 05'30 : questions générales
- 12'30 : un tueur sur la route
- 16'50 : positionnement politique
- 19'35 : pourquoi cette cible ?
- 21'50 : le destin
- 23'10 : l'idéologie
- 24'25 : pourquoi une partie de la génération des Millenials est clairement facho
- 28'15 : un appel à la radicalité violente
- 32'00 : en arrière-plan, la crise du sens
- 34'45 : la fin du modèle assimilationniste
- 39'50 : frapper des ennemis de haut niveau
- 40'15 : 25 ans pour gagner une guerre
- 46'45 : mon opinion pour ce qu'elle vaut