

(0)
Le chaos contemporain ne peut être compris sans analyser l'année 1979. Cette date charnière marque la fin d'un cycle historique et le début d'une ère de domination financière internationale. C’est le moment exact où la souveraineté des nations a commencé à s'éroder face à l'impérialisme économique. Cette mutation profonde a redéfini les équilibres géopolitiques mondiaux de manière irréversible.
Cette année-là, l'ordre ancien a basculé simultanément sur plusieurs continents. La révolution iranienne a bouleversé le Moyen-Orient tandis que la Chine entamait son ascension économique fulgurante sous Deng Xiaoping. En Occident, le modèle de Margaret Thatcher s'imposait, annonçant l'ère du néolibéralisme sans concession. Ces événements ont préparé le terrain pour l'instabilité structurelle que nous subissons aujourd'hui.
Le véritable coup de force fut monétaire avec l'imposition brutale du monétarisme par la Réserve fédérale américaine. Cette hausse massive des taux visait à consolider le pouvoir de la finance sur les États. Ce choix stratégique a scellé la dépossession économique des peuples et l'essor d'un néoconservatisme global. Il est essentiel de saisir cette mécanique pour décrypter le pouvoir de l'état profond.
L'invasion de l'Afghanistan par l'URSS illustrait déjà l'agonie d'un système face à la nouvelle puissance américaine. Les mécanismes de chaos et de dépendance énergétique que nous observons maintenant trouvent leur origine directe dans ce basculement.
Cinquante ans après, ce cycle arrive à son terme, rendant cette matrice de 1979 plus cruciale que jamais à déchiffrer...
Émission du "Libre Journal de GPTV", animée par Nicolas Stoquer.


(0)
Simon Leys, écrivain, essayiste, critique littéraire, traducteur et sinologue belge, a publié en 1971 Les habits neufs du président Mao et en 1974 Ombres chinoises. Alors qualifié d'écrivain "réactionnaire", il raconte par le menu cette Chine qu'on ne pouvait décrire que par le pamphlet.
Pourtant, l'on pourrait utiliser à son sujet la phrase du célèbre écrivain chinois Lu Xun : "aussi, s’il se trouvait aujourd’hui quelque étranger qui, tout en ayant été admis à s’asseoir au banquet chinois, n’hésiterait pourtant pas à vitupérer en notre nom contre la présente condition de la Chine, voilà ce que j'appellerais un homme vraiment honnête, un homme vraiment admirable".
Une émission animée par Claude Hudelot, en compagnie de Marie-Claire Bergère, Lucien Bianco, Jean-Philippe Béja et Siwitt Aray.


(0)
La Chine est l'une des plus vieilles nations du monde et est récemment revenue sur le devant de la scène des relations internationales après un siècle de difficultés nées de la rencontre de son modèle propre et de la mondialisation occidentale (colonisation, communisme).
Comment comprendre la trajectoire récente de ce pays ? Que pouvons-nous raisonnablement attendre de son comportement face à son étranger proche et à ses concurrents internationaux ?