Sélection naturelle, sélection sociale : grammaire d'un dévoiement. Avec Patrick Tort pour Science Action Normandie.


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16.04.2009

Darwin n'a jamais prôné la loi du plus fort, ni justifié la domination sociale par la nature. Son œuvre développe au contraire une réflexion sur la naissance de la civilisation et sur la façon dont la sélection naturelle a engendré des comportements coopératifs, moraux et altruistes.
Directeur de l'Institut Charles Darwin International, philosophe, linguiste, historien des sciences, Patrick Tort nous invite à revisiter la véritable portée du darwinisme, loin des contresens qui l'ont transformé en idéologie sociale. Il analyse notamment comment le "darwinisme social" a dévoyé la pensée du naturaliste anglais, et montre que comprendre ce contresens est essentiel pour repenser notre rapport à la science, à l'éthique et à la société.

La Droite Prométhéenne. Avec Romain d'Aspremont, Jean Lesalle, Lino Vertigo et NIMH pour Rage Culture.


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03.2026

La faiblesse de la droite tient à ceci : elle abandonne à la gauche le monopole de l'ingénierie sociale tout en restant viscéralement technophobe.
Le coup de génie de Trump fut de réunir sous une même bannière trois tribus jugées irréconciliables : les "petits-Blancs", les chrétiens conservateurs et une fraction des princes de la Silicon Valley. Mais cette coalition ne trompe personne : sans refonte idéologique profonde, la contre-offensive gauchiste, inévitable, l'emportera d'ici une ou deux générations.
Pour que l'alliance de la technologie et de la droite ne soit pas un feu de paille, il faut forger un nouveau progressisme, une nouvelle métapolitique, une autre morale et une cosmologie prométhéenne – car un peuple sans ciel se condamne à végéter.

 - 0'00'00 : Introduction – La Droite prométhéenne
 - 0'04'57 : Qu'est-ce que la droite prométhéenne ?
 - 0'08'15 : Peut-on réhabiliter le fascisme ?
 - 0'29'45 : Pourquoi critiquer le christianisme ?
 - 0'49'42 : Nietzsche, volonté de puissance et vérité
 - 0'59'20 : Transhumanisme, État et intelligence artificielle
 - 1'04'06 : Civilisation occidentale : États-Unis vs Europe 
 - 1'22'29 : Archéofuturisme : nostalgie ou progrès ?
 - 1'31'00 : Conscience, phénoménologie et limites de l’IA

Adolf Portmann, penseur de la forme animale. Avec Patrick Ernst sur la RTS.


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01.01.2026

Zoologue et biologiste Suisse renommé, Adolf Portmann a élaboré une théorie originale sur l'apparence des multiples formes du vivant en marge du darwinisme évolutif.
Le sociologue Patrick Ernst, grand connaisseur des travaux de Portmann, nous familiarise avec son maître-livre La Forme animale et en souligne les perspectives fécondes pour repenser l'existence humaine au sein de la création.

Émission "L'horloge de sable", animée par Christian Ciocca.

Adolf Portmann : la forme animale. Avec Jacques Dewitte et Jean-Christophe Bailly sur France Culture.


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15.02.2014

Et si la beauté du vivant n'était pas qu'un hasard de l'évolution, mais une fin en soi ? Le biologiste suisse Adolf Portmann, trop souvent relégué aux marges de la science officielle, a osé cette hypothèse : les formes animales ne se réduisent pas à leur utilité, elles s'exposent, elles se donnent à voir.
Entre finalité et mystère, la "physiognomonie" de Portmann interroge notre regard sur le vivant.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Forme animale et forme humaine : autour de la pensée d'Adolf Portmann. Avec Jacques Dewitte, Dominique Lambert, Fabrice Hadjadj, Emmanuel Mejia et Henri Torrione à l'Institut Philanthropos.


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2018

La pensée d'Adolf Portmann, biologiste et philosophe du vivant, interroge la nature même de l'apparence et de la forme dans le monde animal et humain. En mettant en lumière l'importance de l'auto-présentation des êtres vivants, son œuvre ouvre des perspectives nouvelles sur la finalité du vivant, la place de l'homme dans la nature et les limites du darwinisme classique.
Ce colloque propose d'explorer ces thématiques à travers plusieurs approches : la possibilité d'une autre science du vivant, la finalité de l'apparence entre auto-conservation et expression, ou encore les évolutions récentes du darwinisme. Il s'agit aussi de réfléchir à la spécificité humaine à travers le prisme de la philosophie aristotélicienne, du rapport à l'animalité dans la chasse et des tensions entre anthropomorphisme et exception humaine.
À travers ces échanges, il importe d'approfondir notre compréhension des formes du vivant et de questionner la manière dont nous, humains, nous situons dans le monde naturel.

Darwiniens de droite et de gauche. Avec Pierre Jouventin au Centre international de recherches sur l'anarchisme à Marseille.


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02.06.2012

Jusqu'à Darwin, le monde vivant ne pouvait s'expliquer que par la Création. Ses héritiers se trouvent partout mais son héritage est maudit car peu l'ont compris : capitalisme et libéralisme (darwinisme social), marxisme et stalinisme (lyssenkisme), racisme et nazisme, plus récemment sociobiologie, psychologie évolutionniste ou éthique animale…
Aujourd’hui la parenté physiologique et morphologique entre l'homme et les autres espèces est acceptée par les gens cultivés mais pas la continuité génétique et psychologique qui fait de nous un animal original.
Deux théoriciens libertaires se trouvent à l'origine et au terme de l'explication darwinienne de la biodiversité, toujours la seule qui soit reconnue par la science : William Godwin et Pierre Kropotkine. L'auteur de L'entraide a été ignoré dans son apport théorique le plus novateur car la gauche a abandonné à la droite la vision darwinienne de la nature humaine et s'est malencontreusement enfermée dans une impasse idéologique...

Autopsie de la Macronie. Avec Barbara Stiegler pour Elucid.


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09.2023

Professeur de philosophie politique, Barbara Stiegler est spécialiste du rapport entre la politique et la biologie. Elle s'est particulièrement intéressée aux origines du néolibéralisme, portées notamment par une injonction à l'adaptation elle-même issue du lexique biologique de l'évolution.
Elle revient ici sur ce qui caractérise notre régime politique et en tire les conséquences pour ce qu'il est convenu de désigner comme "démocratie" : dans un monde néolibéral, le pouvoir (la souveraineté) ne peut pas appartenir au peuple. En ce sens, l'ère d'Emmanuel Macron se présente comme une forme archétypale de ce régime à bout de souffle entraînant une contestation plus que logique.

Du Totalitarisme en Amérique. Avec Patrick Tort pour la Librairie Tropiques.


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24.10.2022

Au début des années 1990, en marge de ses propres recherches, Patrick Tort découvre que les États-Unis, par le truchement de leurs fondations philanthropiques, ont financé le nazisme avant de le combattre. Il explique ici comment leur puissance s'est construite sur l'intégration des productions de l'Angleterre victorienne (le "darwinisme social", l'individualisme libéral, l'impérialisme et ses justifications raciales, l'eugénisme auto-protecteur des dominants) au sein desquelles Hitler, dès la rédaction de Mein Kampf, put largement effectuer ses choix.
S'appuyant sur les ressources de l'histoire politique, de l'analyse textuelle, de la psychologie sociale et de la psychanalyse, Patrick Tort conduit une réévaluation critique rigoureuse des usages contemporains de la notion de totalitarisme. Il met en évidence la manière dont les États-Unis ont fabriqué, grâce à la propagande politique, la publicité commerciale, la psychologie des foules et les technologies de l'influence, un nouveau totalitarisme euphorisant et consensuel dont l'effort permanent consiste à occulter sa propre violence sous le vêtement de la "liberté".