Rituels et imaginaires du sauvage. Avec Charles Stépanoff au Musée de la Chasse et de la Nature.


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16.11.2021

A l'occasion de la parution de son essai L'Animal et la mort. Chasses, modernité et crise du sauvage (La Découverte), l'ethnologue Charles Stépanoff déploye, à partir de la figure centrale de lʼimaginaire du sauvage en Occident qu'est le cerf, une réflexion sur lʼévolution de la conception du sauvage et de lʼanimal dans le contexte des bouleversements écologiques et éthiques des dernières décennies.
Confrontant les réponses quʼapportent les peuples chasseurs-cueilleurs animistes, les défenseurs des animaux et les chasseurs occidentaux aux questions morales que pose la violence exercée sur le vivant, Charles Stépanoff interroge lʼuniversalité de la figure du "prédateur empathique" et lʼévolution de la cognition de lʼespèce humaine où elle puise son origine. Et si la trajectoire de la modernité occidentale apparaît sous cet angle singulier, le rapport à lʼanimal y demeure, à lʼinstar dʼautres sociétés hiérarchisées, un puissant opérateur de distinction.

L'extase et la transe. Avec Charles Stépanoff et Catherine Clément pour l'Université Populaire du Musée du quai Branly.


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07.06.2012

Chamans sibériens, mystiques soufis, danseurs possédés d'Afrique, transes rituelles ou expériences spirituelles intenses : depuis toujours, l'humanité cherche à sortir d'elle-même, à toucher un autre monde, à dialoguer avec l'invisible.
Deux voix complémentaires dialoguent sur ce phénomène universel et fascinant : Charles Stépanoff, anthropologue spécialiste du chamanisme sibérien et mongol, nous plonge dans les techniques corporelles et cognitives de la transe dans ces régions. Catherine Clément, philosophe et romancière, apporte son regard sur les rapports entre extase, féminité, folie et création.
Ensemble, ils exploreront les frontières mouvantes entre le sacré et le pathologique, la performance et la sincérité, le corps et l'esprit. Qu'est-ce que la transe nous dit de la conscience humaine ? Pourquoi ces états continuent-ils à nous fasciner ?

Repenser les liens humains-nature : l'exemple des savoirs paysans. Avec Charles Stépanoff pour L'Institut Agro.


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14.01.2026

L'Homme excelle à créer des liens profonds avec son environnement, les êtres vivants et les lieux qu'il habite. Ces connexions — qu'elles soient alimentaires, techniques ou affectives — ont façonné la riche mosaïque de modes de vie et d'écosystèmes observée à travers le monde.
Pourtant, cette incroyable diversité bioculturelle subit aujourd'hui un effondrement global alarmant, documenté par les sciences, l'anthropologie et la linguistique. La solution ? Retourner à la terre.
Charles Stepanoff explore comment les pratiques et les savoirs paysans traditionnels en Europe créent des réseaux de vie denses et résilients. Ces modèles locaux constituent une piste concrète pour contrer la crise actuelle et restaurer les liens essentiels entre l'Homme et son milieu.

Les humains font-ils la guerre au vivant ? Avec Charles Stépanoff à la Cité des sciences.


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20.05.2025

Partout où il s'installe, l'être humain semble semer la dévastation. Les désastres écologiques contemporains donnent l'impression que nous avons déclaré la guerre au vivant. Mais cette vision est-elle inéluctable ? Il existe pourtant une extraordinaire diversité de manières d'habiter la Terre, et certaines d'entre elles montrent qu'il est possible de tisser des alliances fertiles entre le domestique et le sauvage, entre les sociétés humaines et son environnement.
L'anthropologue Charles Stépanoff propose un éclairage original sur ces questions dans son ouvrage Attachements. Enquête sur nos liens au-delà de l'humain (La Découverte, 2024). À travers son regard, nous explorerons d'autres façons d'être au monde, plus respectueuses du vivant, pour imaginer des formes d'habitation qui ne détruisent pas mais respectent voire enrichissent nos milieux de vie.

Attachements, enquête sur nos liens au-delà de l'humain. Avec Charles Stépanoff sur RFI.


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03.11.2024

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu'ils établissent au-delà d'eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d'autres êtres. Partout, les groupes humains s'attachent affectivement à des animaux qu'ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l'altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d'échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit.
Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s'appuyant sur l'anthropologie évolutionnaire, l'archéologie, l'histoire, l'ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s'attachent d'autres espèces. Au fil d'un parcours captivant qui l'amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Attachements, enquête sur nos liens au-delà de l'humain. Avec Charles Stépanoff à la Librairie Ombres Blanches.


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14.11.2024

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu'ils établissent au-delà d'eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d'autres êtres. Partout, les groupes humains s'attachent affectivement à des animaux qu'ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l'altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d'échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit.Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s'appuyant sur l'anthropologie évolutionnaire, l'archéologie, l'histoire, l'ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s'attachent d'autres espèces. Au fil d'un parcours captivant qui l'amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

Attachements : enquête sur nos liens au-delà de l'humain. Avec Charles Stépanoff à la Librairie Mollat.


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13.11.2024

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu'ils établissent au-delà d'eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d'autres êtres. Partout, les groupes humains s'attachent affectivement à des animaux qu'ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l'altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d'échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit. Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s'appuyant sur l'anthropologie évolutionnaire, l'archéologie, l'histoire, l'ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s'attachent d'autres espèces. Au fil d'un parcours captivant qui l'amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

Claude Lévi-Strauss : le Père Noël est-il vraiment une ordure ? Avec Charles Stépanoff sur France Culture.


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16.12.2022

En 1951, des Dijonnais brûlent le Père Noël. D’après Claude Lévi-Strauss, l’enflammement du Père Noël est commandé par l'Eglise mais d'autres documents montrent qu'il a été effectué par une association caritative chrétienne dont les membres qui portaient aide aux pauvres ne supportaient pas la récupération des fêtes de Noël par les industries commerciales. Car pour Lévi-Strauss, la tradition commerciale de Noël incarnée par la distribution de cadeaux est amenée par le Plan Marshall de 1948, qui apporte à la France non seulement une aide financière, mais bien un American Way of Life. Avant la guerre, les marchandises liées à Noël étaient assez peu présentes, on trouve des branchages et des cadeaux issus d’une production locale.
Dans les années 1950, on passe d'une économie du don à une économie de la marchandise, à travers le cadeau de Noël. Pour les Eglises, il n'y a pas seulement supercherie mais désacralisation.
Mais alors, les fêtes de Noël ont-elles toujours été synonymes de convivialité ? Pourquoi croire encore qu'à Noël, il n'est question que d'amour et de paix ?

Émission "Sans oser le demander", animée par Géraldine Mosna-Savoye.