Vers les Etats-désunis ? Avec David Teuscher pour le Cercle Aristote.


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12.2019

Les États-Unis sont un exemple de diversité et de pluralité par ses 50 États, dont chacun dispose de ses propres institutions : gouvernement, parlement, lois, etc. Les lignes de fracture de la société américaine sont nombreuses : idéologies, disparités économiques, aires culturelles, divisions ethniques, flux migratoires, ou encore mouvements radicaux. Les États-Unis sont-ils si unis et indivisibles ?
Chercheurs et think tanks ont alors développé le concept de "mégarégions". Ce projet territorial consiste à regrouper des États fédérés autour d'une aire métropolitaine majeure sur une base géographique, économique et culturelle commune, pour répondre aux défis de la société.
David Teuscher propose de repenser la structure des États-Unis par les mégarégions et lignes de fracture en invoquant des cas concrets. Le but est de s'interroger sur l'évolution territoriale du pays en essayant de penser la géopolitique interne des États-Unis confrontée aux facteurs de conflit classiques.

L'Eurasie et l'Europe face aux superpuissances et à l'islam. Avec René Cagnat au Cercle Aristote.


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02.12.2019

Véritable pivot stratégique, l'Asie centrale sert à René Cagnat de prisme géopolitique pour aborder les points d'actualité brûlants. De la guerre civile tadjike, afghane, pakistanaise, mais aussi yougoslave, à la résistance au contrôle des grandes puissances, en passant par le réveil de l'islam, les hauts et les bas de l'engagement américain, les avatars du triangle Washington-Moscou-Pékin, les migrations présentes et futures ou encore la condition féminine en tant qu'élément de renouveau et de résilience : c'est une image incandescente des incendies planétaires qu'il présente.
On trouvera dans cette conférence la synthèse d'une réflexion étalée sur un demi-siècle, mais aussi la description vivante, aimante et poétique des populations centrasiatiques, Afghans et Ouïghours compris.

Une histoire souterraine du capitalisme. Avec Dany-Robert Dufour au Cercle Aristote.


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18.11.2019

Le dernier essai du philosophe Dany-Robert Dufour Baise ton prochain. Une histoire souterraine du capitalisme résulte d'une sidération. Celle qui l'a saisi lorsqu'il est tombé sur un écrit aujourd'hui oublié, Recherches sur l'origine de la vertu morale de Bernard de Mandeville. C'est en 1714, à l'aube de la première révolution industrielle, que Mandeville, philosophe et médecin, a publié ce libelle sulfureux, en complément de sa fameuse Fable des abeilles. Cet écrit est le logiciel caché du capitalisme car ses idées ont infusé toute la pensée économique libérale moderne, d'Adam Smith à Friedrich Hayek.
Fini l'amour du prochain ! Il faut confier le destin du monde aux "pires d'entre les hommes" (les pervers), ceux qui veulent toujours plus, quels que soient les moyens à employer. Eux seuls sauront faire en sorte que la richesse s'accroisse et ruisselle ensuite sur le reste des hommes. Et c'est là le véritable plan de Dieu dont il résultera un quasi-paradis sur terre. Pour ce faire, Mandeville a élaboré un art de gouverner - flatter les uns, stigmatiser les autres - qui se révélera bien plus retors et plus efficace que celui de Machiavel, parce que fondé sur l'instauration d'un nouveau régime, la libération des pulsions. On comprend pourquoi Mandeville fut de son vivant surnommé Man Devil (l'homme du Diable) et pourquoi son paradis ressemble à l'enfer.
Trois siècles plus tard, il s'avère qu'aucune autre idée n'a autant transformé le monde. Nous sommes globalement plus riches. À ceci près que le ruissellement aurait tendance à couler à l'envers : les 1% d'individus les plus riches possèdent désormais autant que les 99% restants. Mais on commence à comprendre le coût de ce pacte faustien : la destruction du monde. Peut-on encore obvier à ce devenir ?

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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12.2019

Dans ce grand entretien de rentrée, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique de la fin de l'année 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1
1. Cercle Aristote :
 - 00'00 : actualité éditoriale
2. Questions nationales :
 - 07'45 : le voyage d'Emmanuel Macron en Chine
 - 23'45 : la grande braderie industrielle
 - 31'05 : Macron et l'OTAN en état de "mort cérébrale"
 - 42'50 : chasse, entre accidents et lobbys
 - 48'55 : la percée de François Baroin
 - 52'30 : Gaspard Proust
 - 54'15 : Valeurs Actuelles vs. Quotidien

PARTIE 2
3. Questions internationales :
 - 00'00 : C News, le débat Asselineau/Zemmour
 - 12'50 : Ruffin/Macron, les révélations de Juan Branco
 - 17'00 : les élections générales en Grande Bretagne
 - 27'00 : le coup d'Etat en Bolivie
 - 31'00 : l'intervention française au Mali
 - 36'00 : Algérie, l'ingérience de l'UE ?
 - 41'25 : J'accuse, de Roman Polanski
 - 44'10 : l'opposition Bloc élitaire/Bloc populaire ?
 - 49'55 : hommage à TEPA

Sun Yat-Sen, le père de la Chine moderne. Avec Aurélien Bréau au Cercle Aristote.


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04.11.2019

Sun Zhongshan ou Sun Yat-sen (1866-1925), est considéré comme le père de la Chine moderne aussi bien par le Parti Communiste Chinois de Mao Zedong ayant instauré la République Populaire de Chine sur le continent que par le Kuomintang de Jiang Jieshi et Tchang Kaï-Chek ayant proclamé la République de Chine sur l'île de Taïwan.
Sa figure représente aujourd'hui l'un des rares traits d'union restants entre les deux Chines et les célébrations entourant sa mémoire sont l'occasion de voir réunis des hommes politiques issus des deux régimes pour rendre hommage à cette figure de première importance de l'histoire contemporaine chinoise.
Retour sur la trajectoire et l'oeuvre théorique de celui dont l'action politique n'a débouché de son vivant qu'au renversement de la dynastie Qing en 1912, mais dont aussi bien le KMT que le PCC ont revendiqué après sa mort tant sa mémoire que sa pensée.

Guerilla 2 : le temps des Barbares. Avec Laurent Obertone au Cercle Aristote.


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25.11.2019

Du sang, des armes et des larmes. Bienvenue au bout de la guerre totale.
Après Guerilla, le journaliste et écrivain Laurent Obertone revient avec un deuxième opus, où ceux qui étaient encore il y a peu des citoyens ne sont plus que de simple créatures humaines privées de tout, isolées dans leur méfiance et prêtes à tuer pour un bidon d'essence dans un environnement où l'Etat et les règles n'existent plus.
Une œuvre de fer, assourdissante et crépusculaire, au réalisme sans précédent, dont les hypothèses de travail reposent sur des informations de première main, provenant du renseignement, des forces spéciales et de témoignages directs de victimes de guerres civiles.

Les rois excommuniés : aux sources de la laïcité. Avec François-Marin Fleutot au Cercle Aristote.


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21.10.2019

L'historien François-Marin Fleutot nous livre le contenu de ses recherches sur les rapports souvent difficiles qui unissait les rois de France à l'Eglise catholique, non pour des affaires de foi mais de souveraineté nationale. Il voit dans cette indépendance revendiquée de la couronne de France, qui valut à nombre de nos souverains l'excommunication, la source de la laïcité entendue comme le fait que le roi de France n'a point de supérieur dans le domaine temporel en son royaume.

Christopher Lasch, une éthique de l'espérance. Avec Renaud Beauchard au Cercle Aristote.


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28.10.2019

Peu de sujets de l'actualité contemporaine ne sauraient trouver dans l'oeuvre de Christopher Lasch des explications de fond. Son analyse est d'une puissance critique inégalée parce qu'il évite l'écueil de ceux qui critiquent le capitalisme contemporain tout en présentant ses dégâts comme le prix du progrès matériel et moral.
Chronique de la rencontre programmée entre la fuite en avant du progrès, c'est-à-dire la destruction méthodique au nom du principe de plaisir de tous les piliers de l'ordre bourgeois et la rationalisation de tous les aspects de la vie par la dynamique du capitalisme, la critique du progrès de Lasch est fondée sur l'étude de la personnalité dominante produite par le capitalisme avancé : Narcisse ou le moi minimal.
Au travers des grands thèmes qui traversent la pensée de Lasch, Renaud Beauchard présente un panorama des diagnostics toujours justes de Lasch sur son temps et sur la catastrophe anthropologique du capitalisme de consommation. Il expose aussi la philosophie de l'espérance que Lasch a articulée au travers de l'exploration d'une tradition civique américaine dont la redécouverte offre des pistes au monde entier afin de faire en sorte que la volonté de construire une société meilleure demeure vivace sur les décombres encore fumants de la social-démocratie.