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L'historien Rashid Khalidi bouleverse les interprétations communément admises de la question palestinienne qui tendent, au mieux, à décrire le conflit israélo-palestinien comme un affrontement tragique entre deux peuples revendiquant la même terre. Il s'emploie plutôt à retracer un siècle de guerre coloniale menée contre une population autochtone, d'abord par le mouvement sioniste, puis par Israël, soutenu par la Grande-Bretagne et les États-Unis.
Il met en lumière les épisodes clés de cette campagne coloniale, de la déclaration Balfour de 1917 à la destruction de la Palestine en 1948, de l'invasion du Liban par Israël en 1982 aux échecs des processus de paix contemporains. Loin de tout récit victimaire, ses travaux n'occultent ni les erreurs des responsables palestiniens, ni le rôle des dirigeants arabes, ni celui de l'émergence de mouvements nationaux.
Rashid Khalidi nous permet de comprendre comment des événements de toutes sortes à l'échelle locale, régionale et surtout internationale se sont conjugués pour déposséder progressivement les Palestiniens de leur pays. Il offre un regard original et passionnant sur le conflit le plus inextricable du Moyen-Orient.
Un échange mené par Gabrielle Cathala.


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Islamologue et politologue renommé, le professeur Olivier Roy est auditionné par la commission d'enquête sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste.
Il distingue d'abord les salafistes, qui cherchent à imposer la charia sans se soucier du pouvoir politique, des Frères musulmans, dont l'objectif est de transformer radicalement la société. Bien que profondément religieux, ces mouvements sont souvent mal compris, par la société française en générale qui, profondément laïcisée, ne saisit plus le sens de l'expression du phénomène religieux, et par l'extrême gauche en particulier, qui ne les perçoit que comme un simple symptôme de contestation sociale. Il aborde également la complexité de l'organisation de l'islam en France, marquée par des influences consulaires et des divisions internes.
Olivier Roy analyse ensuite les stratégies d'influence des islamistes, notamment leur approche des institutions et leur interaction avec les partis politiques français en soulignant que, malgré des tentatives de collaboration, les malentendus et les divergences idéologiques persistent.


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Le philosophe Olivier Rey analyse les causes profondes de la chute de la natalité et engage à dépasser les raisons matérielles et consuméristes qui dissuadent les couples de procréer. Car s'il peut aujourd'hui rationnel de ne pas avoir d'enfants, la raison, cependant, peut trouver que se confiner à un tel cadre est déraisonnable...
Car si la raréfaction des enfants a des causes trop nombreuses et profondes pour que des mesures cosmétiques soient à même d'y remédier, il est important de souligner qu'il exisite toujours des raisons sérieuses d'engendrer !


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La question actuelle de l' "islamophobie" est une bataille sémantique à travers laquelle se joue notre regard sur l'islam en France. Pour le politologue Olivier Roy, l'enjeu est la liberté religieuse dans une société où beaucoup considèrent que le refus des valeurs républicaines relève de la sécession.
Islamisation de la radicalité ou radicalisation de l'islamité ? C'est également la querelle sur le lien entre islamisme et terrorisme qui doit être explicitée, sachant que selon que les pouvoirs publics privilégieront l'une ou l'autre thèse, la place de l'islam en France sera différente.


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Un séminaire de réflexion/débat sur les risques que l’impérialisme juridique et numérique américain fait peser sur les entreprises françaises.
Avec plusieurs avocats ou des professionnels de l’intelligence économique, et en s'intéressant aux exemples de pays qui ont entrepris de défendre leurs entreprises et leurs citoyens contre la menace extérieure, les opérations américaines récemment menées contre les entreprises françaises ou européennes sont examinées afin de pouvoir prescrire des actions préventives aux politiques.


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Des démocrates athéniens à Montesquieu, d'Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l'élection l'instrument démocratique par excellence. Démocratie n'équivalait pas à gouvernement représentatif : c'est le tirage au sort qui paraissait le plus apte à respecter l'égalité stricte des candidats.
Que s'est-il passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux Etats-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et pour qu'advienne l'idée qu'une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ?
Bernard Martin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même.
Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L'élu n'est jamais le double ni le porte-parole de l'électeur, mais il gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.