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"Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles", avait déclaré Peter Thiel, le fondateur de PayPal, en 2009. D'abord vue comme une phrase d'excentrique, cette parole fait désormais écho à une crainte de plus en plus partagée dans la presse mainstream : et si une partie de l'élite politico-technologique américaine cherchait dorénavant à liquider la démocratie ? Le second mandat de Donald Trump a en effet mis en lumière un courant de pensée tout à fait atypique et qui n'était globalement connu jusqu'ici que par une poignée d'initiés, à savoir le courant "néoréactionnaire", aussi appelé "les Lumières sombres".
La Néoréaction (NRx) est une étiquette qui désigne une pensée anglo-saxonne contemporaine anti-démocratique, anti-égalitaire et anti-progressiste, dont les principales figures sont l'Américain Curtis Yarvin et le Britannique Nick Land.
Cathédrale, néo-jacobitisme, néocaméralisme, accélérationnisme, trichotomie ou encore reset : tels sont quelques-uns des principaux concepts de cette nébuleuse dont Antoine Dresse nous aide à faire la synthèse.
Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.


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La notion de "métapolitique" est de plus en plus connue et mobilisée par la sphère de droite. Pour autant, on la réduit bien souvent à la seule "bataille des idées", sans trop détailler en quoi cette bataille consiste, comme s'il s'agissait d'émettre des idées vaguement politisées pour faire de la métapolitique.
Antoine Dresse revient sur l'origine de cette notion et tente de dégager quelques pistes pour rattacher la réflexion métapolitique à une pensée plus stratégique. Quel est l'objectif principal à fixer pour toute la droite ? Quelles différences entre stratégies, tactiques et méthodes ? Qui sont les acteurs du combat ?
Des questions à ne pas négliger si l'on veut retrouver une forme d'efficacité dans le combat politique.



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Découvrir l'ampleur de la détestation que le régime de Vladimir Poutine voue à l'Europe a été, pour beaucoup, l'une des conséquences directes de l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes le 24 février 2022. Comment imaginer que ce pays qui a tissé avec notre continent des liens aussi étroits depuis plusieurs siècles lui tourne aussi brutalement le dos ?
Antoine Dresse vient opportunément replacer cette question sur le terrain de l'histoire des idées, en revenant notamment sur deux penseurs russes qui vont déterminer la façon dont les Russes vont se percevoir face à l'Europe : Nikolaï Danilevski et Constantin Léontiev.
Entre ouverture et rejet viscéral, il importe de comprendre le rapport Russie-Europe, son ambiguïté, mais aussi son caractère central dans l'identité russe.
Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.


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Figure militante sur tous les fronts, Antoine Dresse -alias Ego Non- évoque son parcours, détaille son rapport à la droite identitaire et revient sur quelques sujets d'actualité : remigration, pluralisme civilisationnel, NRx, stratégie politique, il n'y a aucun tabou dans cet entretien sans concession.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'38 : Le parcours d'Ego Non
- 0'15'01 : Ego Non, un nouveau média ?
- 0'27'50 : Qu'est-ce que le réalisme politique ?
- 0'48'14 : Feliks Koneczny et la séparation des civilisations
- 1'07'13 : La néo-réaction, une mode idéologique ?
- 1'24'03 : La circulation des idées identitaires en Europe
- 1'35'40 : Martin Sellner, remigration et Etat de droit
- 1'42'25 : Affaire Quentin et violence politique
- 1'58'16 : Aparté : Ego Non et l'IA
- 2'11'08 : Questions des spectateurs
- 2'33'44 : Conclusion
Un entretien mané par Laurent et VinceK.


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François Bégaudeau est aujourd'hui l'une des figures intellectuelles de gauche les plus en vue. Romancier et essayiste, Bégaudeau s'inscrit dans le courant anarchiste, tout en reprenant à son compte une bonne partie de la grille d'analyse marxiste. Voyant dans l'ensemble de l'ordre social des structures de domination insupportables, sa pensée conduit, au nom d'un pseudo-vitalisme, à la subversion radicale de toute institution et, partant, des fondements mêmes de la société.
À partir du "cas Bégaudeau", je voudrais donc montrer les impasses auxquelles conduisent les principes de la gauche. Contrairement à ce qu'estime Bégaudeau, l'ordre n'est pas un carcan qui amoindrit la "joie" et la puissance de vivre, mais le biotope qui augmente la puissance réelle.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'03'44 : L'importance des affects
- 0'16'06 : L'ordre est-il légitime ?
- 0'31'57 : Plus de puissance vitale ?
- 0'53'33 : Politique et conflit
- 1'13'45 : Une radicalité esthétique
- 1'30'35 : Un vitalisme de la casse
- 1'38'04 : Conseils de lecture


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Gabriele Adinolfi, théoricien politique italien et figure majeure du nationalisme révolutionnaire européen, et Antoine Dresse, militant métapolitique actif dans les cercles identitaires francophones, reviennent sur les limites du militantisme classique et évoquent les perspectives d'une recomposition continentale. Pour ce faire, ils interrogent les conditions nécessaires à l'émergence d'une élite organique capable de conjuguer enracinement culturel et efficacité stratégique, notamment en évoquant le projet Lansquenets.
Un échange qui se veut à la fois un diagnostic lucide et une invitation à repenser l'engagement sous l'angle de la longévité, de la cohérence et de la vision historique.
Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.


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Depuis toujours, l'homme souhaite subordonner ce qui est à ce qui devrait être, et c'est pourquoi les moralistes, les clergés, les idéalistes, les technocrates connaissent la tentation de soumettre cet "art des possibles" qu'est la politique à leurs lois. Pourtant, la politique est un éternel champ de déception pour eux, car elle ne correspond jamais à leurs attentes. Ne respectant que ses propres lois, la politique est rétive à se laisser enfermer dans les filets de l'idéal. Or, c'est de la constatation qu'il existe une hétérogénéité des fins entre morale et politique que naît le réalisme politique. Ce dernier ne constitue en rien une doctrine unifiée ni une école de pensée à proprement parler mais plutôt une sorte d'habitus, c'est-à-dire une disposition d'esprit qui vise à éclairer les règles que suit la politique.
Partant des intuitions majeures de Machiavel, de Thomas Hobbes et de Carl Schmitt, le but d'Antoine Dresse n'est donc pas d'imposer dogmatiquement une doctrine politique quelconque mais d'éclairer les présupposés sans lesquels il est impossible de penser le politique et de présenter une approche permettant de discerner les enjeux qui lui sont propres.
Émission du "Libre Journal des Débats", animée par Charles de Meyer.