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La France possède une singularité enviée du monde, et sans doute vouée à disparaître : la liaison étroite qu'entretiennent depuis des siècles la politique et la littérature. En quel autre pays, un homme d'État estimerait que la légitimité issue du suffrage est rehaussée par le prestige de l'écriture ? En quel autre pays les grands écrivains jugent que leur génie leur octroie le devoir d'éclairer les destinées de la nation et de guider le peuple ? Ce croisement n'a pas été l'exception mais la norme, comme en témoignent par exemple la publication du Mémorial de Sainte-Hélène et celle des Mémoires de Charles de Gaulle dans la bibliothèque de la Pléiade.
Du XVIe au XXIe siècle, Bruno de Cessole met en lumière cette endogamie paradoxale qui n'a cessé de susciter l'étonnement des étrangers, car elle donne aux mots une résonance et à la politique une élévation, presque une transcendance, qui manque tant aujourd'hui.
La littérature apparaît tantôt comme le vecteur d'une ambition, tantôt comme le deuil éclatant d'espoirs déçus, tandis que la politique cherche dans la littérature un surcroît de légitimité conjugué à un brevet pour la postérité.
Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.


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Henri Guillemin dérange. Avec lui, l'histoire politique et littéraire prend, sous un éclairage nouveau et passionné, un visage jusque là inconnu.
Ces entretiens sont l'occasion de revenir sur ses premiers travaux consacrés à Lamartine, sur le duel entre Danton et Robespierre, sur le rapport de Tolstoï à la foi chrétienne, sur l'incompris Bernanos et enfin sur la trajectoire qui mena le Maréchal Pétain à la collaboration.
Henri Guillemin, où une oeuvre tout entière dévouée à rétablir la vérité.
Une émission menée par Geneviève Guicheney.


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On pense immédiatement à Lamartine comme un poète égaré en politique. Pour, son programme de 1848 est clair : augmenter le traitement des instituteurs, supprimer le remplacement militaire, taxer le prix du charbon, imposer les successions, nationaliser les chemins de fer et créer l'impôt sur le revenu. Un homme qui avance ces propositions ne peut qu'être renversé, et très vite ! Il est vrai qu'en plus, Lamartine voulait faire abaisser la durée du travail quotidien à dix heures, au lieu de onze. "Scandaleux", selon la Revue des Deux Mondes : "un attentat, une violence faite à la liberté".
Qui donc était le Lamartine politique ? Allait-il être, à son insu, celui qui pouvait endormir les "rouges" jusqu'à ce qu'on puisse les museler ?
Émission "Les historiens racontent".


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Henri Guillemin dérange. Avec lui, l'histoire politique et littéraire prend, sous un éclairage nouveau et passionné, un visage jusque là inconnu. Son approche iconoclaste suscite toujours autant de passions. Haï par ses détracteurs, adulé par ses inconditionnels, il dérange les habitudes coincées des "spécialistes", bouscule les idées reçues et enthousiasme les rebelles...
Ses entretiens nous font découvrir un peu plus l'homme authentique qui se cache derrière une oeuvre tout entière dévouée à rétablir la vérité.
Une émission animée par Françoise Malettra, avec les interventions de Claude Mauriac, Henri Mitterand, Georges Piroué, Jean Ziegler, Claire Etcherelli et Louis Casamayor.


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"On voit volontiers le Lamartine de 1848 comme un poète égaré dans la politique. Il faudrait savoir au juste ce qu’était le gouvernement de Louis-Philippe et l’état de la France au milieu du XIXe siècle. Une explosion se produisit le 24 février 1848, bientôt suivie des Journées de Juin. Il vaut la peine de bien regarder et de bien comprendre la nature et la signification de ces événements." Henri Guillemin


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Dans la 1e partie consacrée à Alphonse de Lamartine, l'historien met en lumière le rôle politique qu'il a joué. De 1833 à 1851, il est député à la Chambre, représentant le courant d'un christianisme libéral et social. Orateur influent, il accentua son opposition à Louis-Philippe. 1848 marque l'apogée de sa carrière politique. Lamartine est membre du gouvernement provisoire et ministre des Affaires étrangères. Mais le coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte met fin à cette carrière politique.
Dans la 2e partie, Henri Guillemin s'intéresse à la personnalité de Lamartine, dessinée à travers plusieurs moments marquant de sa vie, tels la mort de sa fille - un drame qui modifiera profondement la foi de cet homme croyant. Mais aussi la générosité naturelle de son caractère, ses passions amoureuses et son voyage à Jérusalem.


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Un poète égaré en politique ? Nullement égaré ! Il avait un beau talent d’orateur, il fut l’une des grandes figures de la Révolution de 1848, il proclama la deuxième république !
Alphonse de Lamartine la quitta définitivement, la politique, après le 2 décembre 1848. Alors, la littérature… la poésie… Il fallait gagner de l’argent par les écrits… mais aussi par les vignes !
Et par-dessus le marché faire taire ses détracteurs, qui le traitaient de "mandoliniste" et qui ne lui accordaient qu’un "joli talent de salon" !


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Une grande conversation généraliste sur les sujets de prédilection d'Henri Guillemin.
Le journaliste l'interroge d'abord sur son travail icconoclaste dans la littérature française du XIXe siècle.
L'entretien continue en abordant la révolution française au travers des portraits croisés de Danton et Robespierre. Puis viennent le personnages de Tolstoï, la vie de Bernanos et le mythe d'un maréchal Pétain impolitique.