Frantz Fanon, l'indocile. Une grande traversée sur France Culture.


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08.2020

Engagé politique et soignant, Frantz Fanon est né aux Antilles françaises dans l'entre-deux guerres. Il est devenu l'emblème de la lutte anticoloniale à travers son engagement dans la guerre d'Algérie aux côtés du FLN et grâce à son travail psychiatrique sur l'aliénation coloniale dans ses principaux ouvrages : Peau noire, masques blancs et Les Damnés de la terre. Mort en 1961 à 36 ans, quelques mois à peine avant l'indépendance algérienne, il a marqué de son empreinte la fin des empires coloniaux et sa pensée révolutionnaire inspire de nombreux combats, des Black Panthers aux Palestiniens, en passant par les militants anti-apartheid d’Afrique du Sud.

Une série documentaire réalisée par Anaïs Kien.

Esclavage, l'histoire à l'endroit. Avec Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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10.09.2020

Le 10 mai 2001, en votant la "Loi Taubira", les députés français ont imposé une vision idéologique et manichéenne de la traite esclavagiste.
Cette loi ne dénonce en effet que la Traite pratiquée par les Européens. Elle fait l'impasse sur les Traites arabo-musulmanes, afin que, selon Christiane Taubira, "les jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l'héritage des méfaits des Arabes" (L'Express, 4 mai 2006).
En pliant sous "l'air du temps", les députés français ont donc effacé de la Mémoire collective des millions de victimes. A commencer par ces femmes et jeunes filles razziées dans ce que les conquérants arabes appelaient la "moisson berbère". Ibn Khaldun évoque à ce sujet les "belles esclaves berbères, de toison couleur de miel". Et que dire des enlèvements opérés jusque dans les années 1800 en mer et le long des rivages méditerranéens européens ?
Cette loi fait également l’impasse sur le rôle des Africains eux-mêmes. En Afrique sud-saharienne, les Européens, dont il n'est évidemment pas question d'évacuer la part de responsabilité, n'ont pas participé à la chasse aux esclaves, attendant sur le littoral que leur soient livrés les captifs. Il dépendait donc in fine de leurs partenaires africains d’accepter ou de refuser de leur vendre leurs "frères". La réalité est qu’une partie de l'Afrique s'est enrichie en vendant l'autre partie.
Loin des nuées et des manoeuvres culpabilisatrices, le travail de Bernard Lugan nous donne les moyens de réfuter une histoire officielle dont la finalité est de paver la route de la repentance.

Émission du "Libre journal de chrétienté", animée par Guillaume de Tanouärn.

L'invention du colonialisme vert. Avec Guillaume Blanc sur RFI.


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09.10.2020

L'histoire débute à la fin du XIXe siècle. Persuadés d'avoir retrouvé en Afrique la nature disparue en Europe, les colons créent les premiers parcs naturels du continent, du Congo jusqu'en Afrique du Sud. Puis, au lendemain des années 1960, les anciens administrateurs coloniaux se reconvertissent en experts internationaux. Il faudrait sauver l'Eden !
Mais cette Afrique n'existe pas. Il n'y a pas de vastes territoires vierges de présence humaine, et arpentés seulement par ces hordes d'animaux sauvages qui font le bonheur des safaris touristiques. Il y a des peuples, qui circulent depuis des millénaires, ont fait souche, sont devenus éleveurs ici ou cultivateurs là.
Pourtant, ces hommes, ces femmes et enfants seront - et sont encore - expulsés par milliers des parcs naturels africains, où ils subissent aujourd'hui la violence quotidienne des éco-gardes soutenus par l'Unesco, le WWF et tant d'autres ONG.
Guillaume Blanc met au jour les contradictions des pays développés qui détruisent chez eux la nature qu'ils croient protéger là-bas, prolongeant, avec une stupéfiante bonne conscience, le schème d'un nouveau genre de colonialisme : le colonialisme vert.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

La France en Afrique 1520-2020, vérités et mensonges. Avec Jean-Paul Gourevitch au Cercle Aristote.


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14.09.2020

Quel est le bilan de cinq siècles de présence de la France en Afrique ? La France du XXIe siècle en fait-elle trop ou pas assez pour l'Afrique ? Quelle est aujourd'hui son image auprès des Africains et celle de l'Afrique auprès des Français ?
La présence française en Afrique fait partie des tabous de l'histoire car depuis les indépendances, aucun pays d'Afrique francophone subsaharienne n'a connu la paix civile totale ou une croissance soutenue, alors que cette Afrique ne manque ni de richesses ni d'atouts.
La France et l'Afrique ont un avenir commun et c'est pourquoi Jean-Paul Gourevitch s'efforce de rétablir une histoire largement travestie en nous invitant à bousculer les tabous et à changer de paradigme pour l'examiner en toute connaissance de cause.

Coronavirus et Localisme. Avec Laurent Ozon pour Pensées Plurielles.


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05.2020

Ancien chef d'entreprise et militant écologiste de longue date, connu pour avoir mis en avant les concepts de "remigration" et de "localisme", Laurent Ozon nous délivre une analyse fine des conséquences de la crise politique générée par l'épidémie de Coronavirus.

Opération Turquoise au Rwanda : comment la France à perdu la guerre de l'information. Avec Charles Onana au Cercle Aristote.


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10.02.2020

Le 22 juin 1994, le Conseil de sécurité de l’ONU autorise par la résolution 929 le déploiement d'une force multinationale sous commandement français au Zaïre et au Rwanda pour mettre en sécurité les personnes en danger au Rwanda. Or, depuis plus de vingt ans, journalistes, membres d'ONG, chercheurs et surtout le régime du Rwanda accusent la France d’avoir participé à la préparation puis à l'exécution du génocide. Celles-ci sont-elles exactes ? Sur quelles preuves reposent-elles ?
Après plus de dix années de recherches dans les archives du Conseil de sécurité, de l'Elysée, du ministère français de la Défense, celles du gouvernement des Etats-Unis et du Tribunal Pénal International pour le Rwanda ainsi que le recueil de nombreux témoignages, Charles Onana répond à ces questions.
Il démontre aussi que les dirigeants actuels du Rwanda ont, pendant plus de deux mois, empêché l'intervention de l'ONU, encourageant ainsi les massacres plutôt que l'arrêt des hostilités et le partage du pouvoir, comme le prévoyaient les accords de paix signés en 1993 à Arusha.
Le travail de Charles Onana est le premier du genre entièrement consacré à la mission Turquoise. Il remet en cause tout ce que l’on croyait savoir jusqu'ici.

L'Islam à la conquête de l'Afrique. Avec Bernard Lugan à l'Institut Universitaire Saint Grégoire le Grand à Lyon.


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11.03.1996

La question des rapports entre l'islam et le continent africain est compliquée et demande a être analysée dans le temps long de l'histoire, estime l'africaniste Bernard Lugan.
Il dresse dans cette conférence le portrait des croyances religieuses présentes sur le continent africain et revient sur les dynamiques historiques qui ont vu plusieurs islams s'imposer, prospérer et s'adapter aux réalités culturelles et ethniques du terrain.
L'islam africain traditionnel, structuré autour des ethnies nordistes anciennement conquérantes ou expansionnistes, est en opposition avec l'islam radical wahhabite qui casse les structures de la chefferie et fabrique une identité africaine arabophone artificielle, extérieure aux hiérarchies traditionnelles.
Quelle est l'avenir de cette religion sur ce continent ?

Indépendances et décolonisation : l'Afrique à l'heure du bilan. Avec Bernard Lugan à Lauzon au Canada.


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03.1995

Accrochés à des pourcentages de PIB désincarnés ou artificiels, "experts" et médias mentent à l'Afrique quand ils lui font croire qu'elle a "démarré" et qu'une "classe moyenne" y est née. En effet, non seulement le continent ne se développe pas, mais, au sud du Sahara, il est même revenu à une économie de "comptoir".
Au XVIIIe siècle ces derniers étaient esclavagistes ; aujourd'hui, ils sont pétroliers, gaziers ou miniers. Comme ceux d'hier, ceux d'aujourd'hui n'enrichissent qu'une infime minorité d'acteurs-profiteurs cependant que la masse de la population subit en tentant de survivre.
Allons-nous donc continuer de mentir à l'Afrique quand, confrontées à la misère et pour échapper au désastre dont elles sont les premières victimes, ses jeunes générations migrent en masse, du village à la ville et de la ville à l'étranger, risquant leur vie dans de dangeureuses équipées vers de supposés "paradis" ?
Afin d'attaquer les vraies causes du mal, les acteurs africains et européens doivent commencer par cesser de s'abriter derrière ces postures dogmatiques et ces mensonges qui, depuis des décennies, engluent le continent dans les échecs.