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Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.



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Tombée dans un trou de mémoire, la IVe République n'est souvent connue que par sa crise finale qui déboucha sur l'avènement de la Ve. Ses débuts, dans le sillage de la Libération, constituent pourtant l'une des périodes les plus folles de l'histoire contemporaine. Comme le Directoire après la Terreur, elle vit s'édifier d'immenses fortunes sur le crime et la corruption. Des carrières fulgurantes se bâtir sur l'imposture avant de s'effondrer dans la honte. Et même d'anciens collaborateurs parvenir au sommet de la hiérarchie judiciaire... Grâce aux procès de l'épuration !
À tous les étages de la société, le travestissement est alors l'artifice le plus usité pour s'adapter aux temps nouveaux. De l'escroquerie consistant à s'inventer un passé de résistant jusqu'au cas – unique dans l'histoire parlementaire – d'un complice des nazis (Jacques Tacnet) parvenant à se faire élire député sous une fausse identité (Jacques Ducreux), en passant par l'invention de faux complots (le Plan bleu) et la dissimulation d'authentiques séditions (comme celle dite de la Pentecôte), rarement communauté ne se sera autant menti à elle-même ni chaque citoyen à son voisin avec une telle audace... Et pour tout dire, pareille impunité !
C'est cette histoire jamais racontée, reconstituée à partir d'archives oubliées ou non encore consultées (en particulier celles de Jacques Foccart) que retrace Eric Branca. À l'heure où la défiance revient en force dans le débat public et où l'accusation de mensonge est celle que les Français lancent le plus volontiers au visage des "princes qui [les] gouvernent" (Michel Debré), ressusciter cette période s'impose. Au-delà de contextes institutionnels, politiques, sociologiques, foncièrement différents, elle nous dit beaucoup de ce que deviennent les hommes de l'ombre dans les moments de transition. Lesquels sont aussi nécessairement des temps de confusion.
Émission du "Libre Journal des Amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.




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Jean-Marie Le Pen, figure emblématique de l'extrême droite française pendant cinquante ans, est décédé le 07 janvier 2025 à l'âge de 96 ans. D'abord député sous la 4e République et alors partisan de l'Algérie française, le "Menhir" poursuit ensuite sa carrière politique sous la 5e en fondant le Front national.
La place qu'occupe aujourd'hui les thématiques portées par Jean-Marie Le Pen dans la politique française (critique de l'immigration, des élites et de l'Union européenne) en font un précurseur du populisme de droite. Pour autant, peut-on le ranger dans la catégorie des souverainistes ?




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À la fin des années 1950, la France assiste, désemparée, aux prémices de la société libérale moderne. Le mode de vie importé dix ans plus tôt d'Amérique commence à faire des ravages. Les repères traditionnels sont attaqués, l'exode rural bat son plein et "les petits commerçants et artisans" sont dans la ligne de mire des banquiers qui préfèrent favoriser, à terme, le développement des grandes surfaces. De plus, l'Empire colonial commence à se déliter dans le sang.
Face à cette situation, un homme se lève. Il est papetier dans le Lot et, très vite, des foules immenses viendront l'écouter. En 1956, il fera élire plus de 50 députés à l'Assemblée. Cet homme, c'est Pierre Poujade. Bien qu'éphémère, son mouvement est rentré dans l'Histoire.
Émission "La Méridienne", animée par le Lieutnant Sturm.


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Le mouvement des gilets jaunes a suscité de divers côtés, depuis qu'il a commencé, un rapprochement avec le poujadisme, cette explosion de colère collective qui a marqué en profondeur les dernières années de la IVe République, de 1954 à 1958 en ébranlant les institutions et en contribuant au discrédit du personnel politique. Il serait donc intéressant d'aller y voir de plus près en se demandant ce que le mot de "poujadiste" peut signifier dans les esprits de nos contemporains, après soixante-dix ans écoulés. Et surtout en allant considérer la nature, les ressorts et les effets de ce phénomène, replacé dans son temps et resitué dans la durée.
Assurément, la France de l'époque était bien différente de celle d'aujourd'hui : quant à ses équilibres géographiques, quant à la répartition du travail et des richesses, quant au poids respectif des catégories sociales, quant à la nature des institutions, quant à la mémoire du passé récent, quant aux attentes partagées ou contradictoires des populations. Les partis politiques, les syndicats, les églises structuraient la société avec une vigueur qui a disparu.
Parmi les moyens de communication, la radio était dominante et la télévision balbutiait encore dans sa prime jeunesse, à une distance immense des nouvelles technologies qui modifient désormais en profondeur les procédés de la mobilisation et jusqu'à la démarche même des manifestations de masse.
Mais avec tout cela, il serait bien étonnant que ne se révèlent pas, d'une époque à l'autre, des résurgences et des continuités dans les formes de la contestation, selon certains traits durables du tempérament national.
Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.


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"Le régime gaulliste sentira jusqu’à sa fin et dans toutes ses manifestations l’arbitraire et la violence dont il est issu", écrivait Jean-Paul Sartre dans L'Express en septembre 1958, peu avant la ratification par référendum de la constitution de la Ve République.
Grey Anderson retrace les événements des années 1958-1962, volontairement oubliés au profit d'interprétations euphémisantes et légalistes, qui ont conduit à l'instauration des institutions politiques actuelles.
Du coup d'État fomenté par une coalition des gaullistes, des ultras de l'Algérie française et de l'extrême-droite vichyste (mai-juin 1958) jusqu'au référendum instituant l'élection du président au suffrage universel (octobre 1962), gagné par de Gaulle, on découvre les conditions troubles et fort peu démocratiques dans lesquelles a pris forme la constitution qui régit encore la vie politique française.
L'autoritarisme présidentiel, la puissance des technocrates non-élus, le déséquilibre des pouvoirs au bénéfice de l'exécutif, avec la marginalisation du parlement et le manque d'indépendance de la justice, enfin les abus de l'appareil répressif sont inscrits depuis les origines dans les structures d'un régime né d'un putsch feutré mais bien réel et d'une guerre civile larvée qui dura 4 ans.
Bien des problèmes contemporains s'éclairent à la lumière de ces rappels.
Émission "La grande H.", animée par Julien Théry où Grey Anderson répond en anglais aux questions qui lui sont posées.


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Christian Pataud, anarchiste et résistant, nous relate en cinq conférences l'histoire du mouvement ouvrier en France de 1830 à nos jours.
1. 1830-1871 : de l'avènement de Louis-Philippe jusqu'à la chute de Napoléon III, nous assistons aux premières grandes insurrections ouvrières avec -notamment- la révolte des Canuts de Lyon en 1831
2. 1871-1900 : c'est la lente mise en place de la République bourgeoise et, corrélativement, le développement du mouvement ouvrier dont il est question. Cette période est également celle du progrès technique, de la naissance de grands groupes industriels et de leurs conséquences sociales.
3. 1900-1922 : l'industrie continue de se développer et l'esprit revanchard contre l'Allemagne amène au réarmement puis à la guerre. La première Guerre Mondiale fut la grande défaite de l'internationalisme ouvrier et marqua les premières grandes divisions, sans oublier la Révolution russe (1917) et ses conséquences à l'international
4. 1922-1945 : l'entre-deux-guerre voit le mouvement ouvrier se polariser entre socialistes et communistes, la crise économique et la montée des fascismes en Europe
5. 1940-1968 : de la défaite et la collaboration à la résistance et à la reconstruction, c'est un mouvement ouvrier en pleine reconstruction qui succédera à la deuxième Guerre Mondiale


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Qui sont les adversaires désignés des "chéquards", des "ventrus", des "cumulards" ? Veulent-ils abolir le régime parlementaire ou le réformer ? Jean Garrigues et Jean-Claude Caron interrogent ce qui donne corps à l'antiparlementarisme de la Restauration à nos jours.
Qu'il soit d'extrême gauche ou d'extrême droite, voire qu'il provienne des députés eux-mêmes, il est à la fois plastique et composée d'invariants : démocratie directe, pouvoir de la rue...
Ce registre appartient-il à un passé révolu ou résonne-t-il avec le temps présent ?