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Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.



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La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.
Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.
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Qui était Robert Oppenheimer, né le 22 avril 1904 à New York et mort le 18 février 1967 à Princeton ? Comment l'homme pour lequel la physique avait une beauté qu'aucune science ne pouvait égaler s'est retrouvé à la tête du groupe de scientifiques et d'ingénieurs qui a mis au point la bombe atomique ?
Pour évoquer la figure de l'un des physiciens les plus connus du XXe siècle, et pour faire suite à la sortie du film de Christopher Nolan qui adapte la biographie de Kai Bird & Martin J. Sherwin, le physicien Etienne Klein et l'ingénieur et philosophe Jean-Pierre Dupuy viennent nous aider à comprendre sa trajectoire au milieu des enjeux politiques par lesquels elle a été marquée.
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.


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Historien de la philosophie et chercheur en sciences sociales, François Azouvi vient de publier, sur la mémoire de la Résistance et sur celle de Vichy, un essai qui ruine la prétendue déconstruction du mythe “résistancialiste” fabriqué par certains historiens à la fin du XXe siècle.
Français, on ne vous a rien caché. Mais pourquoi de très nombreux citoyens ont-ils cru, après 1970, qu’ils étaient les héritiers d’un passé honteux ?
Conférence :
- 0'01'49 : le travail mémoriel de la 2e Guerre Mondiale en France
- 0'10'40 : mystique et résistancialisme
- 0'29'00 : épuration et divisions politiques à droite (RPF) comme à gauche (PC et goulags)
- 0'35'49 : légitimité et légalité de Vichy
Discussion :
- 0'44'11 : la disparition de la génération de Gaulle dans les années 1970
- 0'56'00 : le rôle du récit mémoriel dans l'édification périodique de la nation.
- 0'59'33 : le syndrome de Vichy dès 1971
- 1'09'00 : polémique autour des propos antérieurs


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Relayé par des dizaines d'historiens depuis Jacques Benoist-Méchin, le mythe d'une armée allemande invincible a longtemps duré. Certes, la Wehrmacht possédait une excellence tactique, un encadrement de qualité, ainsi qu'une souplesse d'action dans l'utilisation des chars et de l'aviation.
Il n'empêche, il s'agit de rétablir une vérité historique en se posant des questions essentielles : quelle était la valeur de cette armée depuis le XVIIIe siècle ? Qu'est-ce que l'art militaire doit à l'Allemagne ? Quelle était la place des officiers dans l'appareil militaire ? Que représente la victoire en Pologne (1939), puis en France (1940) ?
L'historien Jean Lopez renouvelle notre vision et met fin à la légende de la première armée du monde.
Une émission animée par Christophe Dickès.


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Elle est née en 1918 dans la douleur et l'urgence de la pire des guerres civiles ; elle a été choyée et complice du régime de Staline, mais aussi sa victime, voyant ses meilleurs chefs torturés et fusillés ; elle a su renouveler la pensée militaire et s'est donnée les plus gros moyens jamais réunis. Et pourtant, l'Armée rouge a failli mourir sous les coups de plus agile et plus expérimenté qu'elle, la Wehrmacht. Elle a réussi à surmonter des défaites inouïes, se reprendre, contre-attaquer et détruire son ennemi, mais à un coût abominable. On lui doit en bonne part la victoire de 1945 et... l'asservissement des peuples d'Europe de l'Est.
Jean Lopez raconte le parcours de l'institution militaire la plus originale du XXe siècle. L'armée de Poutine se portant héritière de l'Armée rouge, il y a urgence à comprendre son fonctionnement, ses tares, ses faiblesses et... sa capacité à rebondir !
Une émission animée par Christophe Dickès.




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L'historien François Delpla explore les mécanismes décisionnels du régime nazi, les exécutions ordonnées par Hitler, et les débats historiographiques entourant cette période, entre écoles fonctionnaliste et intentionnaliste.
Un éclairage unique sur une période complexe et controversée
- 0'00'00 : Introduction et présentation de François Delpla
- 0'02'00 : Le sujet du nazisme, un thème douloureux mais essentiel
- 0'04'00 : Les exécutions ordonnées par Hitler, un sujet méconnu
- 0'08'00 : La Nuit des Longs Couteaux et l'exécution de Galeazzo Ciano
- 0'12'00 : Débat historiographique : fonctionnalistes vs intentionnalistes
- 0'18'00 : Le talent politique et manœuvrier d'Hitler
- 0'24'00 : La Providence dans la vision d'Hitler
- 0'30'00 : Critique des thèses de Johann Chapoutot
- 0'36'00 : Le nazisme : une dictature unique ou un fascisme européen ?
- 0'42'00 : Hitler et la structure de l'État nazi
- 0'48'00 : L'hypermnésie de la Seconde Guerre mondiale
- 0'53'00 : Les archives personnelles d'Hitler et les zones d'ombre du nazisme
- 1'00'00 : La construction d'une Europe unie sous Hitler
Émission "FACE à PYR", animée par Pierre-Yves Rougeyron.


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Le 19 décembre 2009, une violente tempête médiatique se déchaîne contre la mémoire de Pie XII lorsque Benoît XVI signe un décret reconnaissant ses vertus héroïques, prélude à sa béatification dont le procès avait été ouvert dès octobre 1967. Que s'est-il donc passé pour que l'image de ce souverain pontife, qui régna sur l'Église catholique de 1939 à 1958, se fût dégradée à ce point en cinq décennies ? Comment un homme peut-il passer du statut de héros, remercié par les survivants de l'Holocauste, à celui de complice passif de l'Antéchrist, reclus dans un coupable et lâche silence face à l'extermination de millions d'innocents ?
Frédéric Le Moal rouvre le "dossier Pie XII". Grâce à la toute récente ouverture des archives vaticanes (2020), il a eu accès à tous ces documents qui nous font pénétrer au cœur de la Curie, jusqu'au bureau même du pape. Il brosse ainsi à nouveaux frais le portrait de ce Romain de culture, de cœur et d'esprit vite repéré et formé pour devenir l'un des plus brillants diplomates du Saint-Siège. Eugenio Pacelli embrassa la carrière diplomatique sans jamais cesser d'être pasteur, gravissant les échelons jusqu'à devenir le secrétaire d'État de l'intransigeant Pie XI auquel il succéda en 1939 après l'un des conclaves les plus brefs de l'histoire. Devenu Pie XII, il affronta le cataclysme d'une guerre déchaînée par une Allemagne qu'il aimait mais que défigurait le paganisme nazi ; un conflit au cœur duquel étaient en jeu la survie de l'Église catholique tout autant que la civilisation chrétienne. Mais il fut aussi le pape d'une autre guerre, plus froide celle-ci, quoique meurtrière pour l'Église, celle opposant les États-Unis à l'URSS. À force de se concentrer sur la période 1939-1945, on en oublie que son pontificat vit éclater le conflit Est-Ouest et plusieurs de ses crises violentes (le blocus de Berlin, la victoire de Mao en Chine, les guerres de Corée et d'Indochine) avant de devoir s'adapter à l'ambigu dégel amorcé par Khrouchtchev après la mort de Staline.
Si les pièces récemment exhumées des cartons rompent en visière avec l'accusation de nazisme et d'antisémitisme d'une part, et expliquent les raisons de la stratégie de silence – réelle – du pape d'autre part, elles révèlent ce qui se cachait derrière cette attitude déroutante.La personnalité de Pie XII, très complexe, ne favorise pas, il est vrai, l'apaisement de la disputatio. Il ressort que le maître-mot de l'action d'Eugenio Pacelli fut la prudence. Or, notre époque chérit toujours la figure du sauveur et du grand homme, du type Churchill et de Gaulle. La prudence et la modération, vertus chrétiennes chantées par la Bible, sont en fait retournées contre lui. C'est à ce titre que lui est désormais refusée une place au panthéon des grandes figures de la Seconde Guerre mondiale.
Émission du "Libre journal des débats", animée par Charles de Meyer.