

(0)
Frédéric Lordon nous propose une vue d'ensemble des structures économiques en places dans notre monde :
- en s'arrêtant sur le problème bancaire et la nécessaire nationalisation du secteur
- en revenant sur les contraintes structurelles du capitalisme de basse pression salariale (le travail devenant la variable d'ajustement pour répondre aux distortions concurentielles d'une économie de libre-échange mondialisée)
- en dynamitant le faux débt sur le protectionnsime
- enfin en énnonçant le constat de mort clinique de l'Union Européenne, sans réelle force politique qui viendrait asseoir sa volonté de persévérer dans son être


(0)
L’exposé historique qui suit révèle une « Union européenne » fidèle, tout au long de sa vieille histoire, à son objectif primitif d’écrasement des salaires et de maximisation des profits. Définis peu après la Première Guerre mondiale, ses plans commencèrent à être mis en œuvre pendant la première phase de la collaboration économique franco-allemande, entre 1924 et la crise des années trente. Leur application prit tout son développement, d'abord sous tutelle strictement allemande, pendant l'Occupation, puis dans la sphère d'influence américaine, celle de l’après-1945 progressivement élargie, depuis la liquidation de l’URSS, à presque tout le continent – le champ de notre « Union européenne » d’aujourd'hui.


(2)
Toutes les époques ont leur idéologie. En ce début du XXIe siècle, le seul débris qui surnage après un siècle chaotique et tragique, c'est le mondialisme. Le but est de créer de grands blocs géoéconomiques standardisés européens, nord-américains, sud-américains, asiatiques, etc., au sein desquels les nations seront broyées et dont la réunion constituera l'armature d'une gouvernante mondiale. Ainsi, ces blocs corsetés par la même idéologie et dont les populations auront été au préalable alignées dans leur structure mentale sur les critères édictés au sommet, accoucheront d'une humanité unie, interchangeable et nomade.


(0)

(0)