L'Etat pénal ou comment punir les pauvres. Avec Loïc Wacquant.


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2004

Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque "crime et châtiment". Il annonce l’instauration d’un nouveau gouvernement de l’insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulences de la dérégulation économique et de la reconversion de l’aide sociale en tremplin vers l’emploi précaire. Au sein de ce dispositif "libéral-sécuritaire", la police et la prison retrouvent leur rôle d’origine : plier les populations indociles à l’ordre économique et moral émergent.
C’est aux États-Unis qu’a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale aux mouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. Cet exposé démontre comment, à l’ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l’État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l’État pénal.

La face cachée de Reporters sans Frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone. René Balme s'entretient avec Maxime Vivas.


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11.2007

Si le grand public connaît les noms des syndicats des autres salariés, des étudiants et du patronat, si chacun sait ce que recouvrent les sigles CGT, UNEF, MEDEF, qui peut dire comment les journalistes sont organisés ? Qui a entendu une déclaration d’un de leurs syndicats quand un grand reporter est enlevé ou tué ou licencié, ou contraint par l’actionnaire principal de jeter son papier dans la corbeille ?
Un usurpateur s’est substitué à eux, un coucou a pondu un oeuf dans leur nid, un intrus y est né, y a grossi démesurément. Il s’appelle Reporters Sans Frontières, aberration génétique dont le bec s’ouvre sur un estomac insatiable qui engloutit argent des contribuables français et européens, dons de richissimes sponsors privés, contributions d’anonymes compatissants et, plus discrètement, les billets verts de l’Oncle Sam qui n’a jamais confondu organisation humanitaire et relais médiatique de sa politique guerrière.
Parce que Reporters sans frontières ne répugne pas à propager des fausses nouvelles utiles à l’Empire, parce qu’elle s’évertue à minimiser les crimes de l’US Army contre les grands reporters, parce qu’elle revendique son mutisme sur les effets pervers de la concentration de la presse dans les mains des puissances financières, parce qu’elle dirige l’essentiel de ses tirs idéologiques sur les plus faibles, elle n’aide ni ne protège les journalistes, elle participe à la déconsidération dont ils souffrent. Elle les met en danger.

La politique imperialiste des Etats-Unis dans le monde. Avec Denis Gorteau à Toulouse.


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06.2009

Quelle est l'état des relations internationales des Etats-Unis ?
L'impérialisme américain est-il au beau fixe ? Quels sont les points chauds de la planète ? Qui sont ces ennemis, ses alliés ?

Europe-Israël : une alliance contre-nature. Avec David Cronin au Cercle des Volontaires


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04.2013

David Cronin présente son travail, pendant de l'essai "Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine" des auteurs John Mearsheimer et Stephen Walt.
Au travers ce livre, il nous montre comment Israël –considéré comme le 51e Etat des Etats-Unis d’Amérique– tisse désormais des liens très étroits avec l’Union Européenne. L’enquête de M. Cronin démontre également comment les partenariats concernant le domaine civil permettent aussi le développement du domaine militaire israélien, donc du massacre des palestiniens durant chaque conflit.

Comprendre la mentalité biblique américaine. Par Tomislav Sunic.


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2012

"Les américains n’ont pas le sens du sacré ni du tragique, ce qu’ils compensent par un puritanisme et un hyper-moralisme".

Vers un Nouvel Ordre Mondial. Avec Pierre Hillard à WeAreChange Paris.


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2009

Une étude fouillée de la genèse, de l'histoire et de la dynamique du mondialisme.

L'intégration européenne. Par Annie Lacroix-Riz à Bagneux.


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2010

Une série de conférence pour comprendre les logiques ayant présidées à la construction européenne.
Les deux premières séances sont consacrées à l'étude des débuts de l’intégration européenne (années 1920) à la Deuxième Guerre mondiale jusqu'à l'intégration sous le contrôle du Reich et des plans américains pour une unification de l’Europe.
Les deux dernières séances se concentrent sur le destin européen après la Deuxième Guerre mondiale, soit une première phase préparatoire surtout franco-américaine (mai 1945-1949) suivie par une deuxième phase pendant laquelle la France oscille entre le marché européen ouvert aux États-Unis et le cartel européen (années 1950).

Cycle de conférences données dans le cadre d'une "Université pour tous" à la médiathèque Louis Aragon de Bagneux (92).

Cuba est une île. Avec Viktor Dedaj sur Radio Vraiment Libre.


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2008

La chute de l’empire Soviétique en 1989 aura marqué le début des analyses péremptoires sous forme d’épitaphes autour de "la chute imminente d’un régime communiste agonisant". Mais même l’observateur le plus tenace finit par se demander : "Et Cuba, alors, ça vient ? Qu’est-ce qui se passe à Cuba ?". Bonne question. Car, à Cuba, il s’en passe des choses justement.
La Révolution Cubaine de 1959 serait donc au bout du rouleau, épuisée, carrément démodée. Dire que Cuba a vécu, depuis la disparition du bloc soviétique et de -quasi- tous ses marchés commerciaux, une grave crise économique est pour le moins un euphémisme. Car le choc subi par Cuba depuis 1989 est d’une ampleur telle que tout autre pays, soumis à des conditions similaires, se serait vu littéralement emporté par la tourmente.
Mais il s’agit de Cuba. Inflexible devant les agressions et les menaces permanentes de son puissant voisin, et avec une tranquillité qui frise l’outrecuidance, Cuba réagit à la situation en lançant, non pas une, mais plusieurs révolutions dans la Révolution : révolution économique, révolution industrielle, révolution agricole.
A contre-courant de la pensée unique, Cuba en digne héritière de Bolivar et Marti, délivre aux autres pays du tiers-monde, et donc aux pays occidentaux, une véritable leçon de résistance et de savoir-faire, un magistral cours de marxisme léninisme appliqué et d’alter-mondialisation pratique.
Si Cuba n’est pas un modèle, il n’en demeure pas moins qu’elle représente une sacrée exception. En effet, braves gens, dans cet océan de tumultes, d’incertitudes et d’injustices qu’est devenu le Nouvel Ordre Mondial, Cuba est une île.