Hannah Arendt (1906-1975), un monde en partage. Avec Blandine Kriegel, Roger Errera, André Énégren, Jacques Donzelot et Luc Ferry sur France Culture.


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01.11.2014

C'est à Hannah Arendt, transfuge de l'Allemagne hitlérienne et du camp de Gurs en France, que l'on doit, depuis les Etats-Unis où elle s'est réfugiée, l'une des premières recherches (1951) sur le totalitarisme et une réflexion sur la banalité du mal. "J'ai voulu, dit-elle, à propos du procès d'Eichmann à Jérusalem, détruire la légende de la grandeur du mal."
La jeune philosophe juive, lectrice de Kant à 14 ans, disciple de Heidegger à 18, est propulsée par la montée du IIIe Reich et de la guerre dans ce qu'elle appellera "les années sombres". Sa vie représente une sorte de parabole de la tragédie moderne, son œuvre la poursuite de l'esprit de liberté : la recherche d'un sens et d'un monde commun.
Nous (re)découvrons aujourd'hui la richesse de son oeuvre et de son parcours.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Pascale Werner et Jean-Claude Loiseau.

Le nazisme : crime et philosophie. Avec Frédéric Rouvillois et Johann Chapoutot chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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24.01.2015

La volonté nazie de refaçonner le monde avait beau être délirante, elle était strictement réglée et se voulait rationnelle. L'idéologie national-socialiste était paranoïaque, théoriquement indigente, mais elle promettait l'épanouissement d'un peuple élu.
Sinon, comment expliquer l'engouement des allemands pour un projet aussi monstrueux ? Comment de nombreux soldats ont-ils pu combattre, planifier, conquérir et tuer autant en aussi peu de temps ?
Les deux invités de cette émission se proposent de renouveler notre compréhension du nazisme. Frédéric Rouvillois envisage le nazisme sous l'angle de l'utopie et Johann Chapoutot revient sur ses fondements normatifs qui, jusqu'ici, avaient été peu étudiés.
Une réflexion salutaire qui permet de sortir de traditionnel procès en irrationalité et de la réduction psychologique.

La subversion par la langue, avec Gérard Conio.


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2017

"Le but de la novlangue était non seulement de fournir un mode d'expression aux idées générales et aux habitudes mentales [...] mais de rendre impossible tout autre mode de pensée. [...] [Cette langue] était destiné[e], non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but." George Orwell, 1984.
En revenant particulièrement sur l'expérience soviétique, Gérard Conio nous montre comment l'entreprise totalitaire implique nécessairement un travestissement de la langue.

Le mythe sanglant de la révolution bolchevique. Avec Youssef Hindi, Hervé Ryssen, Jean-Michel Vernochet et Pierre Hillard pour E&R à Lille.


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28.10.2017

Constatant chaque jour un peu plus la dérive de notre société vers un totalitarisme orwellien, Jean-Michel Vernochet, Pierre Hillard, Youssef Hindi, et Hervé Ryssen nous dressent le portrait de ce que fut réellement la révolution bolchevique, afin de nous aider à réfléchir à la question cruciale : ce cauchemar est-il notre avenir ?

Back to the USSR : le communisme soviétique comme voie autonome vers le capitalisme. Avec Anselm Jappe à Barcelone.


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02.03.2018

L'histoire de l'URSS peut aujourd'hui être comprise comme une "modernisation de rattrapage", c'est-à-dire l'introduction violente des mécanismes de base de la production de valeur dans un pays arriéré qui autrement n'aurait jamais pu devenir une partie autonome du marché mondial. Ce mode de production n'aura été qu'une variante de la société mondiale de la marchandise,
Car si l'URSS n'était pas "socialiste", cela n'était pas dû seulement à la dictature d'une couche de bureaucrates, comme l'affirmait la gauche anti-stalinienne. La véritable raison en était que les catégories centrales du capitalisme – marchandise, valeur, travail, argent – n'y étaient pas du tout abolies. On prétendait seulement les gérer "mieux", au "service des travailleurs".
Et lorsque l'URSS s'est effondrée, ce n'est pas une "alternative" au système capitaliste qui a disparu, mais le "maillon le plus faible" de ce système même.

Le totalitarisme. Avec Marc Crapez au Cercle Aristote.


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04.12.2017

Marc Crapez, historien des idées politique, s'attache à comprendre la notion de totalitarisme et nous parle de son actualité, sa pertinence et son avenir.
Parce que le monde libre devra toujours s'attacher à comprendre les mécanismes qui engendrent la propagande, l'idéologie et les camps, afin de s'en prémunir et d'organiser la riposte...

Le rôle de la grande guerre dans le développement des totalitarismes. Avec Alain de Benoist, Ernst Nolte et Gilbert Merlio sur Radio Courtoisie.


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23.09.2011

Dans cette émission en forme d'hommage à son travail d'historien, Ernst Nolte revient sur son itinéraire intellectuel, en insistant sur ses deux centres d'intérêt principaux : la philosophie allemande et l'histoire des idéologies et des mouvements idéologiques.
La querelle des historiens qui, en 1986-1987, a animé le champ de l'histoire contemporaine en Europe, est ensuite revisitée.
Sont également abordés : l'influence de la révolution bolchevique sur le XXe siècle et sa relation dialectique avec l'apparition du nazisme, l'influence de Marx et du marxisme dans l'émergence des exterminations de masse du XXe siècle, ainsi que sa relation à Martin Heidegger (dont il fut l'étudiant).
Cette émission, bien que très personnelle, est une réelle réflexion philosophique sur l'histoire du XXe siècle.

Émission du "Libre Journal de l'identité", animée par Pierre-Alexandre Bouclay.

L'art témoin ou complice de l'immonde ? L'aporie des avant-gardes. Avec Jean Clair au Collège de France.


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24.02.2009

Avec cette conférence portant sur le changement de sens que la figure du Géant a subi dans la peinture européenne, Jean Clair dissèque l'esthétique moderne d'une beauté qui ne peut plus correspondre à ce que l'on nomme communément le classicisme. Car c'est désormais la guerre et ses totalitarismes qui deviennent un fond de toile à l'iconographie moderne du Géant.
Jean Clair souligne ainsi la corrélation existant entre le Géant et la pensée totalitaire dont témoignent les projets architecturaux et les affiches de propagande fascistes, nazies et communistes.
C'est finalement le démantèlement de l'esprit des Lumières au profit d’une production artistique remettant clairement en cause une philosophie basée sur l'Universel que tente de montrer Jean Clair.