Devenir des machines. Avec Denis Collin pour la Nouvelle Action Royaliste.


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19.02.2025

Le monde moderne, depuis quatre siècles, est dominé par la machinerie. Il naît avec la production capitaliste. Elle va rapidement entrer en symbiose avec le développement capitaliste qui trouve dans la mécanique, son moteur. Calcul, prédictibilité, pouvoir d'abstraction, les catégories de la science moderne sont adéquates à ce nouveau mode de production qui va envahir la planète.
Or, toutes les tendances qui conduisent à l'élimination de la vie au profit du mécanique conduisent à une réification générale de la vie humaine et une perte de notre être-au-monde. Faire de la nature une simple matière première, remplacer les processus vitaux par des procédures mécaniques, tout cela conduit à traiter les humains comme des choses, pour en faire des êtres prédictibles.
S'impose donc la nécessité de penser une résistance à ce mouvement. L'involution du grand mouvement des Lumières vers la formation d'une cage d'acier technoscientifique pose la tâche de retrouver le sens de la nature et de la vie, de repenser l'enracinement au-delà de ce qu'avait esquissé Simone Weil, de refaire de la nature une sphère de résonance.

Défendre la nature, cultiver la liberté. Avec Renaud Garcia à l'Université Populaire du Pays d'Aix.


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25.09.2023

L'écologie est partout, pourtant la nature a mauvaise presse. Attaquée, certes, par les industriels  - ses ennemis traditionnels – la nature l'est aussi par de prétendus amis de l'émancipation. Dans certains milieux dits critiques ou radicaux, défendre la nature et penser notre enracinement dans la nature est suspect.
Philosophe de tradition anarchiste, Renaud Garcia réhabilite l'héritage naturien et montre que défendre la nature, c'est cultiver la liberté humaine.

Avoir raison avec Günther Anders. Avec Karin Parienti-Maire, Edouard Jolly, Rares Badescu, Bruno Villalba, Ninon Grangé, Valéry Pratt et Perrine Wilhelm sur France Culture.


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08.2023

"Anders" comme "autrement". Le philosophe allemand Günther Stern -de son vrai nom- cherche par ce faux patronyme à annoncer une pensée critique qui s'inquiète des enjeux techniques, écologiques et politiques de son temps. Élève d'Heidegger, premier époux d'Hannah Arendt et cousin de Walter Benjamin, Günther Anders (1902-1992) est un philosophe méconnu au cœur du XXe siècle. Il nous laisse une œuvre importante, traversant les grands enjeux de son temps, qui se trouvent être aussi les nôtres.
Quelle morale face à la catastrophe écologique à venir et que devons-nous aux générations futures ? Que faire du nucléaire ? Comment ne pas nous laisser dominer par l'accélération du progrès technique ? Tant de sujets qu'il est aujourd'hui urgent d'affronter et pour lesquels la pensée de Günther Anders nous fournit une aide unique et précieuse.

Des nazis si discrets : une autre histoire de la conquête spatiale. Avec Arnaud Saint-Martin et Irénée Régnauld pour l'IRSEM.


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02.2024

L'homme avec un grand "H" est de retour dans l'espace. À la faveur d'une passion renouvelée pour l'occupation des astres et sur fond de conflits entre grandes puissances, la course à la Lune est relancée. Chine et États-Unis visent le court terme, avec des programmes colossaux (Chang'e, Artemis), alors que des puissances spatiales plus mineures suivent dans un même esprit (l'Inde, et dans une certaine mesure l'Europe). Consensuel, le traitement médiatique de cette grande vision fait la part belle aux découvertes scientifiques pléthoriques qui en découleront et autres promesses d'une "économie de l'espace" à la croissance infinie. Quant aux astronautes, hérauts historiques de la conquête, ils assurent le service après-vente : faire rêver.
Sur le versant critique, c’est le calme plat. Quelques voix émergent pour faire entendre des doutes à l'idée d'habiter Mars mais sont vite noyées dans le flot des déclarations de milliardaires du capitalisme spatial : Elon Musk, Jeff Bezos et les autres. L'idée de conquérir l'espace n'est pas nouvelle. Avant même Apollo, elle émerge dans les faits à l'ère nazie, avec des objectifs militaires. Puis s'étale sur une centaine d'années, constituant un véritable paradigme dont nous ne sommes pas sortis, lequel se décline dans les domaines culturel, militaire et économique, avec une remarquable constance. Tout du long, les projets les plus fous sont amorcés, puisant dans un même répertoire de justifications (la science, le désir d'exploration) qui masque leurs dimensions fondamentalement guerrières et spéculatives.
Arnaud Saint-Martin et Irénée Régnauld opèrent une plongée dans l'histoire de l'espace qui éclaire les directions prises par l'industrie astronautique à l'ère contemporaine. Ils montrent que les velléités d'expansion cosmique d'hier ont pavé la route à un "astrocapitalisme" qui se caractérise aujourd'hui par une fuite en avant destructrice.
Alors que des budgets pharaoniques sont fléchés vers des astres morts, s'amoncellent dans le ciel des centaines de milliers de débris qui mettent en péril l'usage de l'espace à des fins scientifiques et notamment, de surveillance du climat. Si l'enchantement perdure, c'est bien qu'une vaste fabrique du consentement est à l'œuvre. Invariablement, elle débouche sur un grand flou qui empêche tout recul critique sur l'espace, et occulte d'autres représentations d'un milieu qui demeure le patrimoine de l'humanité.

 - 0'02'30 : Les balbutiements et la matrice nazie
 - 0'17'15 : L’exfiltration et la récupération des nazis
 - 0'36'30 : Le développement des ICBM et la fausse dualité civilo-militaire
 - 1'05'00 : SpaceX et une « privatisation de l ‘espace »

Émission "Le Collimateur", animée par Alexandre Jubelin.

Giorgio Locchi, une pensée européenne. Avec Antoine Dresse et Pierluigi Locchi sur Méridien Zéro.


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03.2023

Philosophe, journaliste et essayiste, Giorgio Locchi (1923-1992) fut l'une des figures tutélaires de la Nouvelle Droite, tutélaires mais lointaines, effet du temps. Raison pour laquelle il fallait le remettre à l'honneur !
C'est l'objet de cette émission où son fils Pierluigi Locchi, accompagné d'Antoine Dresse, nous présentent les grandes lignes de force de sa pensée, en revenant notamment sur le mythe surhumaniste et sa philosophie de l'histoire.
L'occasion de renouer avec un auteur fascinant qui fut un réel maître à penser.

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

Pourquoi personne ne contrôle plus rien ? Avec Olivier Rey sur Crépuscule.


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01.2025

Mathématicien et philosophe, Olivier Rey analyse dans ses essais le rôle crucial de la taille dans la dynamique des sociétés humaines, jusqu'aux éventuels effondrements qui peuvent s'en suivre. Il explore également les limites du progrès technique et les dérives d’une humanité dépassée par ses propres créations technologiques.
Dans cet entretien, il nous offre des pistes de réflexion pour comprendre pourquoi l'humanité est arrivée à un point critique de son évolution, notamment en raison de sa capacité d'innovation technique, et nous invite à changer de trajectoire pour nous en remettre à d'autres formes de sagesse.
Un point de vue indispensable pour saisir les enjeux de notre époque et les limites d'une modernité démesurée.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'00'56 : Les ressorts de la crise politique actuelle
 - 0'08'55 : L'absence de sens dans la société de consommation
 - 0'10'39 : L'humanité face au franchissement des seuils
 - 0'29'21 : Le règne des mathématiques
 - 0'37'05 : Du silex à la centrale nucléaire, l'homme écrasé par la technique
 - 0'44'00 : Quand la technologie devient contreproductive
 - 0'49'45 : La faillite de la politique face au devenir technique du monde
 - 0'56'53 : Tik Tok et la revanche de la Chine
 - 1'05'00 : La facture écologique et énergétique de la technologie
 - 1'07'44 : L'impasse de la géoingénierie
 - 1'12'15 : Tainter et la fragilité des sociétés complexes
 - 1'14'19 : Misère du transhumanisme
 - 1'23'08 : Renoncer à la démesure

Un entretien mené par Thomas Arrighi.

Gunther Anders et L'Obsolescence de l'homme. Avec Félix St-Germain sur Le Philoscope.


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11.2021

C'est à partir du problème que l'existence même de la bombe atomique pose à la pensée que Félix St-German nous introduit à la pensée de Günther Anders, saisie depuis son ouvrage majeur L'Obsolescence de l'homme dans lequel l'auteur une implacable "critique de l'ère de la technique".
L'occasion de comprendre sa méthode "occasionnaliste" ses concepts de décalage prométhéen et de honte prométhéenne, soit un monde non seulement configuré par ses objets techniques, mais où ceux-ci déterminent également les critères de valeurs pour s'ériger en idéal.

Les risques du transhumanisme sont-ils ceux dont on parle ? Avec Jacques Testart pour l'Université de Caen.


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06.03.2018

Dans les débats sur les promesses du transhumanisme, on questionne l'immortalité, le contrôle de l'humanité par la machine intelligente, ou la modification de notre génome.
Il faudrait plutôt s'interroger respectivement sur le rapiéçage des corps et ses limites, la manipulation par quelques humains de mécanismes puissants et obéissants, ou la sélection itérative de nos enfants. Ces perspectives sont déjà d'actualité sans faire réellement débat.
Concevoir le transhumanisme comme l'exacerbation illimitée du progrès médical permettrait de remettre en cause certaines pratiques actuelles.