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Auteur et traducteur pour le site Le Partage et les Éditions Libre, Nicolas Casaux publie des analyses consacrées à l'écologie, l'activisme et la civilisation industrielle.
Il revient dans cet entretien sur son parcours de politisation, de l'anarchisme à la critique de la civilisation, où l'analyse sociale répond toujours au souci écologique.
Dans un second temps, c'est la critique de la société industrielle qui est développée plus en détails, en se demande s'il existe quand même, dans une optique primitiste, des technologies que l'on pourrait qualifier de démocratiques.


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La souveraineté numérique, parfois appelée aussi cybersouveraineté, est l'application des principes de souveraineté au domaine des technologies de l'information et de la communication, c'est-à-dire à l'informatique et aux télécommunications.
Mais quelles sont les enjeux réels et en quoi les états et ses citoyens sont-ils directement affectés ? Quelles sont les solutions envisageables permettant d'assurer la sécurité collective et individuelle des données numériques que nous produisons et utilisons massivement aujourd'hui ?
Une stratégie permettant d'assurer la souveraineté numérique de nos états, de nos institutions et de nos entreprises nationales est plus que nécessaire : elle est urgente.


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Alors que la question écologique recoupe depuis ses débuts la réflexion sur les équipements techniques et matériels permettant d'imaginer une condition terrestre contre les globalisateurs modernes et leurs projets cybernétiques de maîtrise totale du monde, nous nous habituons désormais au cocon numérique, y compris dans les milieux militants. Au nom du caractère pratique d'outils dont on ne questionne pas suffisamment les bases matérielles et les origines, du fatalisme ambiant ou de la pression sociale, ceux qui y résistent seront jugés inadaptés, victimes d' "illectronisme" ou de "technophobie", et invités à se soigner.
Pourtant, personne ne peut réellement croire les promesses selon lesquelles la transition numérique sera la transition écologique. Les gadgets numériques nous promettent des satisfactions à court terme, des plaisirs éphémères, des stimuli grossiers, c'est seulement dans un second temps qu’apparaissent les effets réels et à plus long terme, lorsqu'il est souvent trop tard.
Les objets comme le langage du numérique apparaissent aujourd'hui comme les principaux freins à l'instauration d'une condition terrestre véritable. Dès lors, comment penser la technocritique aujourd'hui ? Que faire de cet appareillage proliférant et de sa quincaillerie ? Peut-on se satisfaire d'un appel à libérer l'internet ou d'une promotion d'outils présentés comme libres ?
Les évolutions en cours accroissent la surveillance totale, l'épuisement des psychismes et des ressources, et installent un monde que peu de gens ont réellement désiré. Ce monde accentue notre dépendance envers un système marchand hyper-industrialisé, accroît la néodomesticité faite de livraison et de click, et relance le capitalisme industriel qu'on croyait pourtant épuisé.
A travers un retour sur les liens que l'écologie politique a entretenu avec la question des techniques, une exploration de la pluralité des lignes qui traversent le monde militant à ce sujet, et comment le capitalisme numérique actuel repousse les frontières de l'extractivisme, cette causerie invite à faire le point sur ce qui nous arrive et à explorer le champ des possibles.


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C'est en compagnie du professeur de philosophie Mark Hunyadi que nous tentons d'identifier qui est l'homme numérique en décodant les mécanismes de fonctionnement de la société dans laquelle il évolue.
Comprendre les enjeux posés par développement des outils numériques ouvre la voie à la pensée critique et à l'appropriation citoyenne de la question : "Quelle société numérique voulons-nous ?"
Une émission animée par Julien Raone.


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C'est dans une perspective critique que sont abordées les nouvelles questions posées par l'utilisation toujours plus intensive et extensive des algorithmes, sur la base des Big Data, dans la régulation de la vie privée et publique au sein de nos sociétés.
Cette "intelligence artificielle" se transforme en véritable gouvernance algorithmique échappant au contrôle démocratique des peuples qui lui sont soumis, nécessitant alors une véritable théorie critique pour que les mutations sociopolitiques conduisant à la mise en place de cette forme inédite de régulation de la pratique sociale ne reste pas un angle mort de la réflexion.


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Entre la science et la guerre, l'alliance est ancienne. Certes, les sciences font souvent l'objet d'applications pratiques, pour le meilleur ou pour le pire, mais selon une opinion répandue, elles constitueraient des connaissances déconnectées de toute intervention. On peut se demander si cette perception n'est pas infiniment trompeuse.
Pour qui regardent les choses telles qu'elles furent historiquement, les sciences apparaissent plutôt comme des systèmes de savoirs et de pratiques visant à maîtriser le monde naturel et humain, visant certes à comprendre la nature, mais aussi, et indissociablement à agir sur elle, à la modifier - et à faire la guerre.


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Père scientifique d'Amandine, le premier bébé-éprouvette français né en 1982, le biologiste Jacques Testart n'a cessé depuis lors de dénoncer les risques d'eugénisme de la procréation médicalement assistée (PMA).
Les règles de bioéthique diront-elles ce que sont les choix licites en les opposant aux choix de confort ? Les demandes seront sans fin et presque toujours soutenues par une angoisse authentique que la possibilité technique stimulera.
Préserver notre espèce d'un eugénisme de masse exigerait alors que chacun comprenne l'énorme part d'illusions qu'apporte aussi l'innovation et que des interdits collectifs soient acceptés au niveau international.
Si la bioéthique sert à quelque chose, ce serait à empêcher que la puissance technique justifie le refus de toute limite.


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Peut-on se passer de la confiance ?
La confiance est bien plus qu'une attitude face au risque : elle est relation au monde. Or, nos relations au monde (aux objets, aux personnes, aux institutions) sont toujours davantage médiatisées par les dispositifs numériques que nous utilisons chaque jour.
Quel impact cela a-t-il sur les relations de confiance ?