La cybernétique. Avec Nathanaël Leroy pour l'Université Réelle de Montpellier.


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08.2016

Qu'est ce que la cybernétique ? Comment cette science du contrôle est-elle née et quelles en sont les conséquences concrètes ?
Nathanaël Leroy, spécialiste du domaine, nous montre comment les technoilogies de contrôle se mettent en place et indique des moyens concrets de résistance pour lutter contre les tendances liberticides du cybercapitalisme.

L'empire des statistiques. Avec Olivier Rey au Collège Supérieur.


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02.02.2016

Si au commencement était le verbe, qu'en est-il aujourd'hui ? Là où étaient les mots, ce sont souvent des chiffres, des courbes, des diagrammes qui les remplacent. Les statistiques ne sont plus des indices de la réalité, mais ses plus sûrs garants. In numbers we trust.
On imagine volontiers que l'importance prise par les statistiques est une conséquence du développement scientifique : on se serait mis à traiter les affaires humaines avec les mêmes méthodes que celles en usage en mathématiques et dans les sciences de la nature. Mais historiquement, c'est l'inverse qui est vrai : c'est d'abord dans les affaires humaines que les statistiques ont pris leur essor - avant de devenir une méthode scientifique.
A quelles conjonctures, à quelles nécessités sociales a répondu l'explosion statistique ? Répondre à cette question, c'est se donner les moyens de comprendre ce qui donne aux nombres un tel empire sur nos vies ; et, aussi, ce qu'il conviendrait de faire pour limiter cet empire.

Statistiques, société et décision. Avec Alain Desrosières et François Héran à la Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société.


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15.04.2011

   Alain Desrosières — Avant, pendant et après : l’argument statistique dans le processus de décision.
La statistique n’est pas seulement une aide à la décision. Elle est elle-même le produit d’une cascade de décisions préalables : choix et définition des variables, construction de nomenclatures, codage des cas douteux, forme des tabulations et des modèles d’analyse statistique. Les "décideurs" qui mettent en avant des arguments statistiques pour "justifier leurs décisions" sont eux-mêmes fortement contraints par ces décisions antérieures, dont non seulement ils ne sont pas maîtres, mais que, le plus souvent, ils ignorent. Plutôt que d’aide à la décision, il vaut mieux penser en termes de mise en forme conventionnelle de la réalité, à l’intérieur de laquelle se meuvent et argumentent les acteurs sociaux. Des exemples seront donnés : l’évaluation des postes du bilan des entreprises, la quantification du produit intérieur brut (PIB), de l’inflation, des taux d’emploi et de chômage, le "benchmarking" des politiques européennes, les "rangs" des universités classées dans le palmarès de Shangaï.

   François Héran — Du bon usage des rapports officiels.
À quoi servent les rapports d’experts que la puissance publique commande régulièrement aux chercheurs ou aux administrateurs de la recherche ? François Héran abordera la question à partir de son expérience personnelle. Il a eu l’occasion de rédiger ou de coordonner plusieurs "rapports officiels", dont les uns ont été suivis d’effets tandis que les autres sont restés lettre morte : "Questionnaires du recensement rénové" (2001), "Démographie et économie" (2002), "Immigration, marché du travail, intégration" (2002), "Inégalités et discriminations : pour un usage critique et responsable de l’outil statistique" (2010), etc. Il tentera de cerner les facteurs qui influencent la production et la destinée de ce type de documents.

Travail, richesse et socialisation. Avec Dominique Méda, Jean-Pierre Dupuy et Bernard Marx aux conférences Utopia.


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14.03.2006

Dans cette conférence, Dominique Méda est partie d'une remise en cause du PIB comme outil d'évaluation de la richesse produite. Elle critique ensuite l'assimilation de la richesse à la simple production de biens matériels. 
D'autres indicateurs, déjà existants, fourniront une meilleure visibilité aux gouvernements pour piloter leurs politiques. 
Jean-Pierre Dupuy et Bernard Marx réagissent ensuite à cet exposé et créer le débat autour des indicateurs de mesure de la richesse et de leurs usages sociaux.