Le Grand Remplacement. Avec Olivier Rey et Renaud Camus pour l'Institut Iliade.


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18.03.2022

Sans débat, pas de démocratie, répète-t-on à l’envi. C'est encore plus vrai dans le monde des idées. La philosophie crève de ne plus débattre, sinon en vase clos. Tout le contraire de Renaud Camus et d’Olivier Rey. Quand l'auteur de La Dépossession rencontre celui d'Une question de taille, cela donne une rencontre au sommet.
Une rencontre qui se veut le début d'une réponse écologique à la fois radicale et enracinée à opposer à la technique sans âme et au marché sans loi qui nous dépossèdent du monde que nous aimons.

Un échange modéré par François Bousquet.

Les fondements matérialistes et gnostiques de l'eugénisme. Avec Guilhem Golfin pour le Centre Européen pour le Droit et la Justice.


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18.06.2022

Alors même que le renforcement de l'eugénisme depuis quelques décennies déjà est palpable, il demeure encore dans le non-dit, masqué par les périphrases, les euphémismes et autres effets de langage, comme, par exemple, la notion de "santé reproductive".
Avec ceci, et depuis ses origines, l'eugénisme est rapporté non pas seulement à un objectif de pureté raciale, mais aussi, de manière concurrente, à l'idéal progressiste d'une société hybride, tant sur le plan du métissage biologique ou transhumaniste, que sur celui, sociologique, du relativisme multiculturel. Sous ces variantes se tapit pourtant la permanence d'une obsession : maîtriser l'humanité en en maîtrisant la reproduction, sur fond d'utilitarisme malthusien et de matérialisme philosophique. Sous ses divers avatars, l'eugénisme apparaît ainsi comme l'un des visages de l'idéologie moderne.
Ce sont ces évolutions et ces permanences que questionne ici Guilhem Golfin.

Métaphysique, science, écologie et politique. Avec Bruno Latour sur France Culture.


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03.2022

Une série d'émissions en quatre temps pour comprendre la pensée de l'un des philosophes français les plus connus au monde :
1. Né en 1947, Bruno Latour nous expose le point de départ métaphysique de sa philosophie : le pluralisme des modes d’existence. De ses enquêtes de terrain en sciences sociales naît une question : de quoi la société est-elle faite ? Et de cette question naît l'élaboration de sa théorie des différents modes d'existence. Mais qu'est-ce qu'un mode d'existence ? Le réel est-il pluriel ? C'est dans le cadre d'une philosophie empirique que notre penseur inter-disciplinaire tente de décrypter le monde dans lequel nous vivons.
 2. Si la science a organisé toute l'histoire de l'Occident, il faut pourtant remettre en question son autorité autoproclamée, tout en reconnaissant sa vérité objective, dans son mode. Comment résister à l'hégémonie scientifique ?
 3. La modernité, pour Bruno Latour, est un mot d'ordre rempli de violence. Il faut en faire un objet d'étude anthropologique pour comprendre comment "l'Homme blanc" prétend faire et être ce qu'il n'est pas.
 4. Comment l'écologie pourrait-elle entrer dans le mode d'existence politique ? Pourquoi est-elle la seule alternative crédible à notre modèle d'injonction à la modernité ? Mais pourquoi échoue-t-elle alors politiquement ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Biosphère, hypothèse Gaïa et anthropocène. Avec Jacques Grinevald pour le Portail des Humanités Environnementales.


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12.12.2013

Quiconque possède un brin d'esprit philosophique (et scientifique) et n'est pas trop aveuglé par les problèmes quotidiens et le dogme politico-économique de la croissance, ne peut qu'être frappé par cette lancinante rumeur qui semble à la fois tomber du ciel et remonter des entrailles de la Terre : une espèce zoologique singulière, Homo sapiens faber (V.Vernadskv), est devenue une nouvelle force géologique. L'humanité "civilisée", depuis la révolution thermo-industrielle, est désormais capable d'accélérer et de prendre la direction de l'évolution de toute la Biosphère. Mais n'est-ce pas jouer aux apprentis sorciers ?
La biologie moderne, en faisant triompher une conception moléculaire du vivant, a fait de l'ombre à l'essor, tout aussi fondamental, de la biologie environnementale et de l'écologie globale, la science de la Biosphère, ignorée par les sciences économiques et sociales. Malgré les illusions du Développement, l'expansion de la civilisation scientifico-militaro-industrielle heurte de plus en plus les limites de la Biosphère dont les sociétés humaines dépendent tout autant que n'importe quelles autres formes de vie.

 - 0'00'30 : Qui êtes-vous ?
 - 0'01'40 : Où sommes-nous ?
 - 0'02'40 : Vernadsky
 - 0'25'15 : De la biosphère à Gaïa
 - 0'35'10 : La biosphère de l'anthropocène
 - 0'45'00 : Nicholas Georgescu-Roegen
 - 1'04'25 : Comment voyez-vous l'avenir ?

Science, foi et raison. Avec Olivier Rey et Lydia Jaeger à AgroParisTech.


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19.04.2022

"La théologie et la physique sont [...] profondément incompatibles, leurs conceptions ont un caractère radicalement opposé", écrit Auguste Comte dans son célèbre Cours de philosophie positive en 1829. Il n'est pas nouveau de considérer que la religion menace la science, au moins depuis l'affaire Galilée dont elle est devenue le symbole. Alors : la croyance est-elle définitivement l'ennemie de la science ? La foi et la raison sont-elle incompatibles ?
Le mathématicien et philosophe Olivier Rey et la physicienne et directrice de l'Institut Biblique de Nogent Lydia Jaeger cherchent à répondre à ces questions par une réflexion sur les méthodes et les buts de la science, en comparaison avec ceux de la religion.
L'observation de la transgression de limites tout autant que celle de l'isolation abusive de ces deux pratiques humaines livrent la clé pour comprendre les tensions souvent ressenties et pour indiquer des interactions fructueuses possible.

Sommes-nous déjà des transhumains ? Avec Pascal Nouvel à l'Université de Tours.


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17.11.2017

Le transhumanisme se présente comme une entreprise de dépassement des normes humaines. Il spécule sur le fait que l'homme pourrait, dans un avenir proche, devenir très différent de ce qu'il est actuellement : durée de vie sensiblement augmentée (voire, selon certains, suppression de la mort), augmentation de toutes les "performances" caractéristiques des humains actuels (endurance, mémoire, capacité de calcul, capacité d'intégration de données, etc.).
Ce faisant, le transhumanisme suscite déjà un certain nombre de projets politiques qui ont souvent un caractère libéral prononcé : si, en effet, l'homme de demain n'est plus tributaire des limites biologiques que semblait lui assigner sa nature biologique, ne se délivrera-t-il pas, du même coup, des obligations de solidarité qui avaient caractérisé son ancienne (actuelle) condition ?
De plus, s'agit-il, avec ces récits qu'élaborent les philosophes dits transhumanistes (et dits philosophes), d'autre chose que d'une manifestation de la nature narrative de l'humain, avec cette seule différence que la recherche d'identité narrative est ici tournée vers le futur tandis qu'elle était auparavant tournée principalement vers le passé ?

Réparer l'Eau. Avec Olivier Rey pour le Cercle Aristote.


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07.02.2022

Qui ignore ce qu'est l'eau ? Chacun a une connaissance intime et immédiate de cet élément frais, liquide, miroitant et irrésistiblement attiré vers le bas. Comment en sommes-nous arrivés, dès lors, à laisser cet élément premier, si présent dans notre expérience de tous les jours, si prégnant dans notre imaginaire, si riche de symbolique, être défini par la laconique formule chimique H2O ? Que perdons-nous dans cette opération ?
La science moderne s'est édifiée en répudiant les sensations, les impressions immédiates, au profit de la raison et des mesures : notre rapport au monde en a été bouleversé. Précisé à bien des égards, appauvri à d'autres. À présent qu'une chose aussi simple que l'eau devient une affaire d'analyse chimique et une ressource à gérer, on peut se demander : la science a-t-elle tenu sa promesse de dévoiler le monde dans sa vérité ? Nous en a-t-elle rapproché, ou éloigné  ?
Olivier Rey s'attache à retrouver ce que, chemin faisant, nous avons perdu de l'eau. De Léonard de Vinci à Bachelard et Ponge, il remonte son cours, afin de rendre à l'eau sa dignité, et nous faire éprouver, grâce à elle, ce qui ne se laisse pas mettre en formule : la poignante volupté d'être au monde.

Moi, Sigmund Freud. Une grande traversée sur France Culture.


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08.2018

Qui est vraiment Sigmund Freud ? Pas un dieu tout-puissant ni un charlatan, mais un Freud qui rêve tout haut, dissèque les anguilles, prend de la cocaïne, cite Shakespeare, aime l'humour juif et cultive la compagnie des femmes d'esprit. Un Freud inédit qui parle à la première personne.

Une série documentaire produite par Christine Lecerf et réalisée par Julie Beressi.