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Encore peu connu en France, le théologien américain William Cavanaugh est considéré comme l’un des plus importants de sa génération. A 53 ans, ce théologien catholique enseignant à l’université DePaul de Chicago, est considéré comme l’une des figures marquantes de la nouvelle théologie politique.
Dans son dernier essai, Comme un hôpital de campagne, il reprend l’image du pape François pour parler de l’Eglise du XXIe siècle, une Eglise "qui risque sa sécurité et sa vie même pour panser les blessures infligées au cours de la bataille". Disciple de Stanley Hauerwas, Cavanaugh développe une théologie originale, faisant dialoguer politique, ecclésiologie et éthique économique.
Il n’hésite pas ainsi à remettre en cause la stricte séparation entre le religieux et le politique, montrant que l’Etat moderne s’était constitué contre l’Eglise en absorbant ses prérogatives. "Je suis en faveur de la séparation entre l’Etat et l’Eglise, mais je m’oppose à une séparation entre le religieux et le politique. La distinction est cruciale", explique-t-il.
Jean-Noël Dumont, fondateur du Collège supérieur, nous présente les axes d'une pensée audacieuse et rafraîchissante.


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Nous autres, modernes, parlons souvent de notre monde comme un monde désenchanté. Un monde où il n’y a plus ni magie ni esprits maléfiques et où croire en Dieu est non seulement une exception mais en plus vu comme pratique résolument archaïque.
Comment sommes-nous passés d’une société où il était impossible de ne pas croire en Dieu à une société où cela est non seulement permis mais, surtout, où c’est devenu la norme ?
Une question simple qui nous embarque dans un grand récit de notre histoire et de notre philosophie, ce à quoi s’attèle le grand philosophe Charles Taylor.
La sécularité est-elle l’avenir de l’humanité ou simplement une bizarrerie de la modernité occidentale ? Et la modernité peut-elle survivre sans religion ?
Emission "Les Matins", animée par Marc Voinchet.


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Chantal Delsol se penche dans une première partie sur le lien entre temps et progrès, où comment l'adoption par la civilisation occidentale du temps fléché a développé l'idée de progrès, c'est-à-dire une idée d'amélioration du monde humain.
Dans la seconde partie, il s'agit d'explorer la théorie des catastrophes : puisque le progrès s’efface, l'Histoire redevient une succession d'ordre et de chaos, la vision du temps fléché laissant la place à un retour au temps cyclique.
Cet enregistrement est la combinaison de deux conférences prononcées les 07 avril et 05 mai 2010.


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L'Histoire récente de la figure paternelle est celle de son déclin, jusqu'à sa mort.
Alain de Benoist, en revenant sur les polémiques récentes sur l'introduction de l'enseignement de la théorie du Genre à l'école, revient sur cette problématique pour tenter d'en cerner tous les enjeux.
Un entretien mené par Sylvain Durain.


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Notre siècle voit coexister un éloignement de la pratique religieuse comme fait social structurant avec des retours brutaux de son invocation politique. Il est apparu que ce qui pour certains n’avait pas d’avenir en un siècle athée, et qui pour Freud était une illusion, a bel et bien un présent.
La psychanalyse mesure selon ses concepts la place du fait religieux pour l’être parlant, elle en pèse le poids, étudie les ressorts de la croyance, évalue les conditions de l’athéisme.
Il est temps d’évaluer ce que l’élaboration psychanalytique observe du fait religieux, et ce qu’elle reconnaît comme efficace structurel susceptible d’assurer les fonctions nécessaires à la construction du sujet, que cela accompagne ou non une croyance religieuse, laquelle peut aussi bien participer à une structure efficace qu’être utilisée comme ravage.


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Pour nos générations nées en temps de paix et baignées dans l’idée européenne, comment comprendre que des millions d’hommes aient bravé la mort pour défendre leur patrie pendant la Grande Guerre ?
Pourtant, c'est bien à la réconciliation de deux Frances que nous avons assisté : le patriotisme était alors fortement intériorisé à l’école de la République comme à l’école catholique, et le conflit armée permit aux français de toutes tendances de se retrouver dans l'enfer des tranchées.
En compagnie de l'historien Jean Sévillia, retour sur ces retrouvailles tragiques, première étape du processus de "brutalisation politique des sociétés européennes" (George Mosse).


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Jean Baubérot, historien et sociologue, est l'invité de cette émission qui comprend deux parties distinctes :
1. l’une sur le phénomène religieux lui-même : l’homme est-il un animal religieux ? à quoi servent les religions ?
2. l’autre sur la laïcité sous ses différentes formes (géopolitique, historique) et sur les différences entre les processus de laïcisation et de sécularisation.
Émission "Raison présente" proposée par l'Union rationaliste, présentée par Bernard Graber et Nicole Delattre.


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Les Européens sont victimes d'un déni de nation. Alors que le modèle de l'État-nation est dominant dans le monde, les peuples européens sont sommés d'y renoncer pour se dissoudre dans l'universel.
Mais chaque groupe humain a besoin d'un cadre correspondant à son identité, et dont la forme la plus adéquate est aujourd'hui l'État-nation. Jugée normale pour les États-Unis, la Chine ou l'Inde, la fierté nationale est interdite à la France. Celle-ci, reniant son histoire et sa culture, devient un insipide Hexagoland à la dérive, noyé dans une calamiteuse Union européenne qui n'aime pas les Européens et ne veut pour identité collective qu'une ouverture inconditionnelle à l'autre.
L'exemple de petites nations hères de leur particularisme et résolues à le préserver, comme Israël ou la Suisse, montre que, pour un pays, mieux vaut être seul et déterminé plutôt que mêlé à un groupe confus et tyrannique qui le fait mourir à petit feu.
Le salut de l'Europe passe par la réintroduction d'un nécessaire et légitime particularisme national. Il faut faire revivre les peuples d'Europe, en recentrant l'État sur la nation.
Emission du "Libre journal des Droits et des Libertés", animée par Jean-Philippe Delsol, assisté de Nicolas Lecaussin.