Souveraineté, nation, religion. Avec Jacques Sapir et Bernard Bourdin à la Nouvelle Action royaliste.


(0)
534 Vues
0 commentaire
07.06.2017

Bernard Bourdin, théologien et philosophe, avait engagé un débat avec Jacques Sapir lorsque celui-ci avait présenté son ouvrage intitulé Souveraineté, laïcité, démocratie. Bertrand Renouvin leur avait alors proposé de poursuivre ce débat en tête-à-tête. De l’enregistrement de leurs échanges est sorti un ouvrage qui reproduit leur confrontation sur "la souveraineté, la nation et la religion". Ces questions qui sont au cœur de notre actualité se voient replacées dans leur histoire plurimillénaire.
C'est donc à une nouvelle rencontre entre ces deux protagnistes que nous avons droit, entre Jacques Sapir, économiste et théoricien de la souveraineté qui ne croit pas au Ciel et Bernard Bourdin, philosophe dominicain qui a récemment publié sa thèse sur la théologie du politique. Tous deux nous explique leur "dispute", capitale pour comprendre les enjeux de notre siècle.

Laïcité et indépendance des peuples. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


(0)
252 Vues
0 commentaire
10.12.2018

Les religions semblent retrouver une nouvelle vie dans des sociétés à la fois désertées par la pensée et livrées à de profondes mutations démographiques. Abusée, l'opinion en oublie que la République laïque s'est construite sur l'affirmation de la liberté de conscience par rapport à la religion. Tout citoyen est libre de croire ou de ne pas croire. Il ne saurait être d'emblée assigné à une identité religieuse, sous peine de régression historique.
À l'ère de la liberté éclairée de l'individu et de la souveraineté du peuple, cultes et croyances restent nécessairement confinés à la sphère privée. S'il y a des religions sur le territoire de la République, aucune ne peut être dite "de la République". Philippe Forget s'emploie donc à décrypter les nouvelles recettes idéologiques par lesquelles un cléricalisme médiatique s'évertue à tarauder la conscience critique du citoyen. Obnubilé par ses "racines", celui-ci ne conçoit plus l'universalité de l'intérêt public, il consent à être traité en individu mineur et ordonné à des tâches subsidiaires.
Comme l'explique Philippe Forget, la publicité des "minorités visibles", l'apologie du "multiculturalisme" et le culte de l'Autre aboutissent à ruiner l'unité républicaine du peuple qui dès lors macère dans ses mémoires, aux dépens du progrès commun. Les "élites" parasitaires prospèrent sur l'usure morale et politique de la conscience collective qu'elles privent ainsi d'horizon.

Avoir raison avec Bernanos. Avec François Angelier, Gilles Philippe, Sarah Lacoste, Frédéric Gugelot, Claire Daudin, Olivier Dard et Gilles Bernanos sur France Culture.


(0)
529 Vues
0 commentaire
08.2018

Écrivain obsédé par la pureté de la langue, chrétien hanté par le mal, père de famille nombreuse, monarchiste et intellectuel engagé : voici quelques-unes des facettes, complémentaires ou contradictoires, qu’évoque ce portrait de Georges Bernanos en cinq émissions.
La première d'entre elles débute en abordant sa vocation d’écrivain. Quand les enfants de son temps découvraient le plaisir de lire avec Jules Vernes, le jeune Bernanos dévorait La Comédie humaine, dont il piochait les volumes dans la bibliothèque paternelle. Mais si Balzac a sans aucun doute nourri son désir d’écrire, il n’a guère influencé son œuvre. Aux longues descriptions balzaciennes, s’oppose en effet la brièveté des phrases de Bernanos, davantage porté sur les dialogues – c’est là sa modernité.
La gloire viendra en 1926 avec son premier roman, Sous le soleil de Satan. Sept ans de travail furent nécessaires pour achever ce livre, écrit comme le seront les suivants : installé à la table d’un café, avec un cahier d’écolier, un encrier et une plume. Un rituel qui, comme son crucifix, l’accompagna toute sa vie.
Soixante-dix ans après sa mort, Bernanos reste trop souvent cantonné à l’image d’un "écrivain catholique", qui a fait des curés et prêtres les héros de ses romans, et de l’écriture une mission quasi divine. "Le bon Dieu m’a mis une plume dans la main, ça n’est pas pour rigoler avec", disait-il.
François Angelier élargit la focale, en insistant sur des aspects moins connus. Ainsi de la défiance de Bernanos envers le règne des machines, qui est abordée dans la dernière émission

Le mythe d'Al-Andalus et la guerre mémorielle en Espagne. Avec Arnaud Imatz sur Radio Courtoisie.


(0)
424 Vues
0 commentaire
17.10.2018

C'est en tant que spécialiste de l'histoire espagnole et notamment des enjeux mémoriels contemporains qu'Arnaud Imatz revient sur les polémiques récentes des tentatives d'exhumation de Franco et du mythe de la concorde des trois monothéismes dans Al-Andalus.
Une mise en perspective historique salutaire pour sortir des instrumentalisation diverses et variées qui ne visent qu'à diviser le corps social pour des enjeux bassement politiciens.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

À-t-on le droit de blasphémer ? Avec Anastasia Colosimo sur Europe 1.


(0)
270 Vues
0 commentaire
03.09.2016

Anastasia Colosimo, auteure du récent Bûchers de la liberté (Stock, 2015), vient nous parler du terrifiant "délit de blasphème". Car en fait : qu’est-ce qu’un blasphème ? Est-ce une offense à Dieu, ou bien au croyant ?
Dans une république laïque, qui ne reconnaît aucun culte, et donc aucune interprétation des symboles et injures religieux, est-ce qu’on peut même se dire "victime" d’un blasphème ?
Du Chevalier de la Barre à Charlie Hebdo, l’émission retrace l’histoire et les enjeux contemporains de la notion...

Émission "Qui vive ?", animée par Raphaël Enthoven.

Il était une fois le dernier homme. Avec Dany-Robert Dufour à l'École supérieure des beaux-arts d'Angers.


(0)
258 Vues
0 commentaire
13.04.2016

Les individus doivent mourir pour que l'espèce vive. Cette simple équation a toujours beaucoup contrarié le genre humain. C'est pourquoi toutes les civilisations se sont appliquées à la résoudre. Dans la nôtre, il en est sorti un traitement narratif et symbolique. Sa forme générale est celle du déni : "Je meurs, mais quand même, je vais revivre autrement". Les Grecs ont proposé à cet endroit la théorie de la métempsychose : après la mort, les âmes migrent vers un nouveau corps.
Quant au grand récit monothéiste, s'il a provoqué tant d'adhésions béates depuis deux millénaires, c'est parce qu'il disait aux êtres humains, mortels, ce qu'ils voulaient entendre : "Certes, vous allez mourir, mais… Mais, si vous vous conduisez dans votre vie en suivant quelques préceptes, vous gagnerez la vie éternelle". Tout le monde ou presque y a cru d'autant que, personne, à notre connaissance, n'est revenu après sa mort pour dire aux encore vivants : "Ce sont des balivernes. Y'a rien". C'est seulement au commencement de la fin de la modernité que quelqu'un a écrit une pièce de théâtre, intitulée En attendant Godot, pour dire : "Il ne viendra pas vous sauver". Ça a fait date. Beckett en fut gratifié du prix Nobel.
Aujourd'hui, d'aucuns se mettent à penser que ce problème ne peut pas être résolu par un traitement symbolique, mais par un traitement réel. Le transhumanisme propose de traiter la mort comme une maladie que l'on doit guérir. Il ne peut s'ensuivre que des bouleversements considérables dans toutes les formes de pensée et d'être au monde.
C'est de cette mutation dont nous parle le philosophe Dany-Robert Dufour.

Qui sont les conservateurs ? Avec Eugénie Bastié au Café Philo de La Garde.


(0)
405 Vues
0 commentaire
14.09.2018

Alors que le mot "conservateur" était absent de notre vocabulaire, on parle de plus en plus des conservateurs français. Mais qui sont-ils vraiment ? Ne faut-il pas renoncer à des étiquettes qui n’ont peut-être plus guère de signification ?
Bien que le terme de "conservateur" semble avoir déserté le domaine politique, il est important de se rappeler que c’est un Français, Chateaubriand, qui l'a inventé au début du XIXe siècle avec son journal Le Conservateur qui fut publié de 1818 à 1820.
Qui est "réactionnaire" et qui est "conservateur" aujourd’hui ?
Eugénie Bastié, journaliste au Figaro et co-fondatrice du magazine Limite, nous présente sa conception du conservatisme en répondant aux questions de Philippe Granarolo qui l’interroge successivement sur les quatre dimensions essentielles de ce courant que sont ses formes politiques, eligieuses, sociétales et écologiques.

Les évolutions récentes de l'Eglise catholique, par Antoine Martin.


(0)
466 Vues
0 commentaire
2018

Catholique et agrégé de Lettres classiques, Antoine Martin s'intéresse aux évolutions récentes de l'Eglisée catholique. Car des récentes déclarations attribuées au Pape François à propos de l'enfer jusqu'aux modifications du catéchisme concernant la peine de mort, les prises de position du Vatican déboussolent un nombre grandissant de fidèles.
Ces changements sont-ils de surfaces ou, au contraire, assiste-t-on à une évolution en profondeur de l'institution la plus vieille du monde ?