Démocratie, histoire d'un malentendu. Avec Francis Dupuis-Déri à la semaine de la démocratie à Montpellier.


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09.02.2015

Longtemps la démocratie a eu mauvaise presse, notamment dans les pays où elle s’est installée la première à la faveur d’une révolution, en France ou aux États-Unis. Çela peut paraître étrange aujourd’hui, alors que ce régime est en passe de s’étendre à l’ensemble de la planète et que les ONG de la bonne gouvernance, qui soutiennent partout dans le monde le passage des anciennes dictatures à la démocratie en vantent les qualités indépassables, jointes à celles de l’économie de marché.
Pourtant, dans le vocabulaire politique, à commencer par celui des "pères fondateurs" des démocraties modernes, le mot était affecté d’une fâcheuse connotation de désordre, de démagogie, de tyrannie du grand nombre, de revanche des pauvres et des sans-grades. À ces époques le mot renvoyait à ce que nous appellerions aujourd’hui la "démocratie directe". Et pour  les  hommes  qui  firent  la  révolution  en  France,  tout  comme  pour  ceux  qui  réalisèrent l’indépendance des Etats-Unis, le terme et l’idée qu’il suggérait avait tout d’un repoussoir.
C’est ce paradoxe que va explorer Francis Dupuis-Déri des deux côtés de l’Atlantique.
Il détaillera également plusieurs expérimentations démocratiques qui ont eu lieu dans notre histoire, dans les communautés d’habitants au Moyen-Âge en France ou les sociétés amérindiennes par exemple.

La première contre-révolution (1789-1791) : la coterie des Aristocrates Noirs. Avec Jacques de Saint Victor sur Canal Académie.


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01.05.2011

La contre-révolution paraît associée en France à la défense de l’absolutisme. Pourtant, à ses débuts, la plupart des premiers contre-révolutionnaires se sont opposés à la Révolution en se réclamant des doctrines d’opposition à la monarchie absolue d’Ancien Régime. Ces esprits ont même obtenu la convocation des États généraux.
Mais ils ont très vite été dépassés par les événements et se sont retrouvés désignés comme des "aristocrates". Ils n’ont pas pour autant renoncé à leur ambition d’établir en France une monarchie limitée. Et, s’ils restent attachés à "l’espace gothique" de la société d’ordres, certains se révèlent, comme Cazalès, très visionnaires sur les mécanismes du futur gouvernement parlementaire.
La pensée et l’action de ces contre-révolutionnaires, généralement méconnus, mettent en lumière la complexité des premiers courants conservateurs en France. Elles témoignent d’une sensibilité "libérale" conservatrice qui ferait, comme en Angleterre, la transition entre Montesquieu et Burke.

La fabrication de la légende noire du Moyen Âge. Avec Claire Colombi pour l'association Terre et Famille.


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07.11.2015

Cette conférence est une mise en perspective passionnante et riche en détails sur le basculement du monde féodal à l'aire moderne avec deux pivots principaux : la fameuse "Renaissance", période de guerre sanglante en Europe et de génocide en Amérique et la Révolution française, avènement du libéralisme économique et de la richesse au pouvoir.
Claire Colombi relève ainsi les principaux mensonges diffusés depuis deux siècles sur le Moyen Âge, et rétablit quelques vérités sur une période injustement diabolisée.

La féodalité. Avec Dominique Venner, Pierre de Meuse et Philippe Conrad chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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10.03.2004

Qu'est ce que la féodalité ? Ce système social, qui a existé en Europe pendant de longs siècles et qui incarnait un certain héritage culturel, n'est plus.
C'est l'État qui a écrasé ce cadre structurant, défenseur de la nation vivante. Nos manuels scolaires nous ont inculqué une admiration béate pour la façon dont les Bourbons ont écrasé la "féodalité", c’est-à-dire la noblesse et les communautés qu’elle représentait. 
En étranglant la noblesse et les communautés enracinées, cette dynastie détruisait le fondement de l’ancienne monarchie. Ainsi, à la fin du XVIIIe siècle, la Révolution individualiste (droits de l’homme) triomphait en France alors qu’elle échouait partout ailleurs en Europe grâce à une féodalité et à des communautés restées vigoureuses. 
La réalité, c’est qu’en France l’État n’est pas le défenseur de la nation. C’est une machine de pouvoir qui a sa logique propre, passant volontiers au service des ennemis de la nation et devenant l’un des principaux agents de déconstruction identitaire.
Devrions-nous renouer avec cette organisation millénaire ?

Les événements de 1848. Avec Henri Guillemin au Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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22.10.1973

"On voit volontiers le Lamartine de 1848 comme un poète égaré dans la politique. Il faudrait savoir au juste ce qu’était le gouvernement de Louis-Philippe et l’état de la France au milieu du XIXe siècle. Une explosion se produisit le 24 février 1848, bientôt suivie des Journées de Juin. Il vaut la peine de bien regarder et de bien comprendre la nature et la signification de ces événements." Henri Guillemin

Pierre Legendre à voix nue, sur France Culture.


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10.2007

Pierre Legendre est né le 15 octobre 1930 en Normandie. Attaché à cette origine, il aime à se définir aujourd'hui comme "un homme du passé et de l'avenir". Son parcours est atypique et son oeuvre monumentale. Les livres ont toujours été sa patrie. Il fit ses universités à Paris et à Rennes.
A la fin des années 40, on composait son menu au gré de ses penchants. On avait le choix, dit-il, "de devenir un idiot ou de se construire". Il a choisi la deuxième hypothèse ... C'est ainsi qu'il est devenu un expert de la civilisation du droit civil, de la normativité, un anthropologue intransigeant, un penseur de l'Etat et des institutions... C'est en Afrique au début des années 1960 que l'auteur de "Jouir du pouvoir" (1976) a commencé à s'interroger sur les nouvelles formes d'occidentalisation du monde et s'est mis à l'école de ses "maîtres nègres". C'était au temps où les experts internationaux vendaient du "développement" à tout-va et se targuaient d'émanciper les Africains de leurs coutumes ancestrales, faisant fi des paroles de l'écrivain Hampaté Bâ disant que lorsqu'un vieux meurt en Afrique, c'est une bibliothèque qui brûle.
Depuis ces longues années d'apprentissage Pierre Legendre met à nu ce que remuent le Management et la littérature gestionnaire : le défi, le challenge, l'efficiency. Quoi encore ? Le forçage qui consiste à nouer, à la façon d'une théologie, l'ordre du marché et l'ordre du pouvoir...

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Bréviaire des Patriotes.


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10.2015

Dans cet entretien où Pierre-Yves Rougeyron passe en revue l'actualité du mois de septembre 2015, les sujets suivants sont abordés : Michel Onfray, Jacques Sapir, Eric Zemmour, le front anti-euro, la crise migratoire et l'attitude allemande, l'affaire Morano, 1789 cause de tous les maux ?, l'intervention russe en Syrie, l'Arabie saoudite, le Japon, et la fin de l’argent liquide.

La Révolution française. Avec Henri Guillemin au Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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08.10.1973

On avait bien compris qu’Henri Guillemin ne se contentait pas, quant à la Révolution française de 1789, des versions officielles et convenues. L'exposé qui suit va nous le confirmer. 
Pour Henri Guillemin, en 1789, on assiste à une révolution des gens de bien, qui doit permettre à la bourgeoisie d’affaires d’accéder au pouvoir, quitte à le partager avec l’aristocratie dans le respect d’un certain ordre social.
La vraie Révolution, populaire, qui se préoccupe réellement des classes pauvres, du Quart Etat, restait à venir. Elle aura vécu de 1792 à 1794 et sera liquidée avec la mort de Robespierre.
C’est donc, paradoxalement, de ces deux Révolutions françaises que traite ici Henri Guillemin, en bousculant singulièrement, une fois de plus, les idées reçues.