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Le philosophe et politologue Cornelius Castoriadis a défini la démocratie et ses conditions de possibilité. Ce penseur français d’origine grecque a passé une bonne partie de sa carrière à confronter la démocratie comme projet et surtout comme idéal, avec le régime démocratique comme réalité concrète, un régime parfois « bassement » procédural. Cet entretien fait suite à la sortie de "La montée de l’insignifiance" et a été retranscrit aux éditions de l’Aube sous le titre "Post-scriptum sur l’insignifiance".


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Serge Audier tente un essai d'interprétation du positionnement politique de Raymond Aron, en se basant moins sur ses textes théoriques que sur ses prises de position sur les sujets d'actualité.
Dans un la deuxième partie de la conférence, Serge Audier montre que l'étude par Raymond Aron de la critique du gauchisme envers le capitalisme d'alors (1969) lui feront écrire qu'un renouvellement possible du libéralisme y est envisageable en son sein, au travers des attaques anti-hiérachique et auto-gestionnaire notamment.
Une vision quelque peu différente et plus nuancée que celle du Raymond Aron "anti-68" qui nous est traditionnellement présentée.




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La "question du genre" comme celle "post-coloniale" et les "études" qu'elles suscitent encore (en dépit du délabrement concret auquel elles ont abouti ), comme toute problématique, n'ont de sens et d'existence que pour et par des gens qui attribuent une importance déterminante à ces "questions".
Dans l'ordre social et politique, il est symptomatique et très révélateur de constater que ces gens qui se "partagent" ces questions comme "primordiales" se répartissent eux-mêmes assez équitablement entre des groupes de personnes rassemblées,
d'une part autour de positions racistes, xénophobes et réactionnaires, dites "de droite" ou "d'extrême droite",
d'autre part et de manière réputée antithétique, autour de positions communautaristes, multiculturalistes, écologistes, féministes et/ou gays/lesbiens, etc., toutes positions réputées "de gauche" voire "d'extrême gauche".
Ce que ces diverses communautés de pensée (apparemment opposées et hétérogènes) partagent spontanément et profondément, c'est donc une problématique qui leur est commune. C'est ce que pointe le livre de Jean-Loup Amselle, soit les catégories partagées et le sens contingent et immanent au "terrain" que ces groupes occupent et se disputent.
Ils n'existent que les uns par les autres et les uns pour les autres, sous la bienveillante autorité de l'oppression véritable, celle des banquiers, des plans d'austérités (pour les pauvres) et des baisse d'impôts (pour les riches).
Où comment on passe de l'exploitation à l'exclusion, du politique au sociétal , de la grève générale à la gay pride.


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L’idéologie antitotalitaire en France (1968-1981).
Ce livre important, d’un émule de Tom Paxton, permet de mieux comprendre la réalité de notre histoire idéologique récente et par-là l'état de la vie intellectuelle hexagonale.
Une mise en perspective salutaire et indispensable pour comprendre la profonde déréliction dans laquelle les luttes sociales ont sombré.