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Rock et justice : un couple improbable. Et pourtant, les musiciens ont souvent eu affaire aux tribunaux. On y arbitre les relations tumultueuses entre musiciens, imprésarios et labels qui tournent souvent à l'avantage des producteurs et autres agents exploitant allègrement les artistes. On y organise les ruptures au sein des groupes, face aux haines qui naissent et aux séparations houleuses. Il y est aussi question de faits divers, de drogue, de sexe, de ces affaires qui font la joie des médias. Sans oublier ces petits arrangements avec la loi que s'accordent des artistes entendant suivre leurs propres règles.
Car, par sa vision transgressive, subversive, son jeu perpétuel avec les codes et les limites, le rock met à l'épreuve la société et ses institutions. Spécialiste des ces affaires, avocat et chroniqueur, Fabrice Epstein nous raconte une histoire judiciaire du Rock and Roll des années 50 à nos jours, entre petites affaires et grands scandales.
Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.


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Dans les années 1930 en France, tandis que le Paris populaire résonne des bals musette déroulés par des accordéonistes italiens accompagnés de guitaristes manouches, le jazz s'impose. Venu des États-Unis, le swing s'y décline de manière typique, grâce à l'inventivité d'une poignée de musiciens manouches, guitaristes virtuoses.
Souvent résumé au seul Django Reinhardt (1910-1953), ce style est également marqué par la production d'une fratrie de Gitans, les Ferret : Baro, Sarane, et Matelo.
Émission "Juke-Box", animée par Amaury Chardeau.


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Cet entretien en marge de l'exposition "Traces du sacré" au Centre Pompidou offre à l'auteur de La Violence et le Sacré la possibilité de s'exprimer conjointement sur l'histoire, les écrivains, les philosophes et les artistes. Sont alors évoqués Clausewitz, Hölderlin, Hegel, Nietzsche et Dostoïevski, mais aussi Stendhal, Baudelaire, Stravinski, Nijinski et Proust.
Partant, c'est toute son œuvre que René Girard a prise à rebours, commençant par sa récente réflexion sur la rivalité franco-allemande dans Achever Clausewitz pour remonter jusqu'aux premières intuitions de Mensonge romantique et vérité romanesque.
Cette discussion avec Benoît Chantre prend la forme d'un palindrome : commencée avec Clausewitz, elle s'achevet sur Proust. De Iéna à Combray, de l'enfer de la guerre au paradis de l'enfance, nous sommes ainsi passés d'une apocalypse à l'autre : de la "montée aux extrêmes" à la révélation finale du Temps retrouvé.
Et si René Girard évoque ici la distance qu'il a vite ressentie à l'égard de l'art moderne, c'est l'Histoire qu'il cherche à penser quand il quitte l'Europe pour les Etats-Unis, son sens qu'il scrute à travers les textes littéraires. Et c'est bien sa "conversion romanesque" qui lui donne les clés d'une œuvre qui remontera jusqu'au religieux archaïque révélé à la lumière des Evangiles.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'02'00 : Clausewitz et Napoléon
- 0'16'40 : Hegel et le christianisme
- 0'21'00 : Hölderlin, Dostoïevski et Nietzche
- 0'42'15 : La France et l'Allemagne ou Baudelaire et Wagner
- 0'53'50 : Le Sacre du printemps
- 1'12'30 : Les Etats-Unis, Simone Weil
- 1'28'40 : Marcel Proust


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Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.


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Par le courant philosophique appelé "Idéalisme allemand" et les idées des penseurs comme Hegel, Fichte ou Kant, les Allemands depuis le XVIIIe jusqu'au début du XIXe siècle se voyaient symboliquement les descendants des anciens Grecs.
L'œuvre théâtrale de Wagner magnifie cette vision d'une façon si absolue qu'on ne peut en saisir toute la profondeur qu'en la considérant avec toutes ses implications philosophiques. Son art est une réponse éloquente à la question : "Qu'est-ce qui est allemand ?"
Une conférence organisée par le Cercle Richard Wagner-Lyon.


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La musique parle, elle exprime tout, sans même avoir besoin de paroles. Qu'elle hurle à plein poumon, ou chante d'une voix douce, la musique est puissante. Elle peut être puissance dans les mains des puissants mais aussi force de contestation, de protestation pour les opprimés et les révolutionnaires…
Rémy Stricker et Alain Féron analysent les liens complexes que le pouvoir, de tout temps et qu'il soit politique, religieux, social ou économique, entretient avec la musique. Les analyses sont illustrées de nombreux extraits musicaux, de la musique africaine à la musique occidentale, de l'opéra à la musique profane, du free jazz à la musique contemporaine.
Qu'elle soit rappel à l'ordre ou souffle de liberté émancipatrice, la musique participe de l'histoire des hommes.
Émission "La musique et les hommes".


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Le jeune écrivain et poète Marien Defalvard, auteur du roman remarqué Du temps qu'on existait (2011) et d'un premier recueil de poèmes, Narthex, en 2016, nous invite à écouter quelques-uns des morceaux qui le touchent particulièrement.
Une escapade musical où la littérature et la poésie ne sont jamais très éloignées...


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Tout au long de cette entretien exceptionnel illustré de nombreuses chansons, Georges Brassens nous parle de musique, bien sûr, mais aussi de la modernité, de son apprentissage de la musique, de l'art d'écrire des chansons, de son indifférence au confort, de son rapport aux femmes et à la religion, de son engagement militant ou encore du thème de la mort présent dans ses textes.
Il répète inlassablement ne pas se considérer comme poète et s'exprime constamment avec mesure, en restant pudique et délicat.
Un échange de haute volée avec un grand artiste, "quand même musicien un peu des mots aussi"...
Émission "Les samedis de France Culture", animée par Philippe Nemo.