André Gorz et la critique de la valeur-dissociation : tentative d'un croisement à contre-courant. Avec Ivan Recio pour la Maison du Savoir.


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02.05.2021

La critique de la valeur, développée en critique de la valeur-dissociation, ne permet pas seulement une refondation théorique à partir et au-delà de Marx, mais aussi des relectures critiques d'autres développements théoriques. Nuno Machado a récemment procèdé à une relecture décisive de la critique de la valeur chez Marx et Robert Kurz, mais propose aussi une metathéorie qui ouvre sur des relectures, notamment de Pierre Bourdieu. C’est dans cette même perspective qu'Ivan Recio s'adonne à une relecture d'André Gorz.
Alors que c'est le dernier Gorz qui est souvent rapproché de la critique de la valeur, le reste de son œuvre est trop vite qualifié comme relevant du marxisme traditionnel. Pourtant, Ivan Recio nous montre qu'un croisement à contre-courant, entre le premier André Gorz – le plus éloigné dans le temps de la critique de la valeur - et la critique de la valeur-dissociation, telle qu'elle s'est développée après la disparition de Gorz, serait très fécond pour déployer certains développements devenus clés comme celui de la critique de la forme-sujet, mais aussi à propos d'un concept plus classique, celui de fétichisme.
Il ne s’agit pas de plaquer la critique de la valeur sur André Gorz ni de dire que Gorz serait un "théoricien critique de la valeur" avant l’heure, mais de procéder à une relecture originale de ses premiers écrits, et d'en montrer une radicalité méconnue, qui serait à réaffirmer dans le cadre de la critique de la valeur-dissociation.

L'Etat selon Hegel, Marx et Lénine. Avec Victor Sarkis pour les Jeunes pour la renaissance communiste en France.


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2021

Ce sont les conceptions de l'Etat chez Lénine qui sont ici exposées par le professeur de philosophie Victor Sarkis, notamment à partir des brochure L'Etat et la Révolution en 1917 et La Révolution prolétarienne et le renégat Kautsky en 1918, rédigée immédiatement après la révolution d'Octobre.
Afin d'en saisir tous les enjeux, il faut d'abord accomplir un détour substantiel par Hegel et par Marx, qui ont posé les bases théoriques qui seront celles à partir desquelles le prolétariat pensera la question de l'Etat au XXe siècle.
Une question plus actuelle que jamais, alors que la prochaine élection présidentielle arrive à grands pas.

Les racines de la liberté. Avec Eric Martin sur Anchor.


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2021

Le philosophe et universitaire Eric Martin nous propose, dans cette série d'interventions, de (re)découvrir des auteurs de la théorie critique, de la pensée québécoise ou de la tradition philosophique.
Le point commun entre toutes les pensées exposées étant de récuser la conception de la liberté supposément "auto-fondée", c'est-à-dire indépendante de quelque condition que ce soit. La liberté, en effet, a des "racines", c'est à dire qu'elle suppose des conditions qui la rendent possible et dont il importe de se montrer soucieux si l'on veut qu'elle conserve un sens et une réelle effectivité.

Penser l'actualité avec Marx et Hegel. Avec Loïc Chaigneau pour le Cercle Aristote.


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10.2021

La démarche de Loïc Chaigneau est d'ordre philosophique dans une optique d'éducation populaire : la défense, a priori peu originale, mais plus que jamais nécessaire, du rapport Hegel-Marx et par là, du matérialisme dialectique et historique.
Une mise au point nécessaire pour continuer la lutte politique en gardant les idées claires.

Karl Marx, l'inconnu. Une grande traversée sur France Culture.


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07.2020

Que sait-on vraiment de Karl Marx ? Le XXe siècle a été le siècle du marxisme sans Marx. Le XXIe siècle sera-t-il celui de Marx sans le marxisme ?
Avant d'être statufié, saccagé puis oublié, Marx a été poète et amoureux dans l'Allemagne romantique. Vibrant d'espoir dans le flux et le reflux des révolutions européennes. Plongé à corps perdu dans l'antre du Capital. Et imaginant, dans ses vieux jours, le monde qui est aujourd'hui le nôtre. Un Marx inconnu.

Une série documentaire produite par Christine Lecerf.

Une histoire de la raison. Avec François Châtelet sur France Culture.


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1992

Composante essentielle de la civilisation occidentale, la rationalité imprègne si bien tous nos modes de pensée que l'on en viendrait presque à oublier qu'elle a une histoire. À l'heure du triomphe de la raison technicienne, François Châtelet nous invite à une passionnante remontée aux sources.
De Socrate à Platon, de Galilée à Machiavel et de Nietzsche à Freud, il retrace "l'invention de la raison", marque les grandes étapes de la pensée philosophique et montre – avec sa simplicité coutumière et un rare talent de conteur – comment se sont tissés d'indissolubles liens entre la liberté et la raison, même si cette dernière, conclut-il, n'a pas encore atteint "l'âge de raison".

Une analyse critique des théories de Francis Cousin. Avec Benoit Bohy-Bunel sur Radio Libertaire.


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2020

Du point de vue de la théorie critique, il est désormais impossible d'éviter de traiter le dossier Francis Cousin. Ce "philo-analyste" de profession, docteur en philosophie, n'hésite pas à répondre aux sollicitations de Radio Courtoisie, de TV Libertés ou encore à discuter pendant plus de trois heures avec Étienne Chouard, le tout en professant dogmatiquement une pensée marxienne qui serait celle des origines, débarrassée des rajouts successifs qui n'auraient fait qu'altérer sa substance subversive initiale.
Enfilant les perles et les poncifs éculés jusqu'à la corde, son audience n'a pourtant cessé d’augmenter, jusqu'à devenir celle d'un leader d’opinion.
C'est en compagnie du professeur de philosophie et militant de l'Union Communiste Libertaire Benoit Bohy-Bunel que cette émission produit une analyse critique "radicale et définitive" des théories fumeuses et dangereuses de Francis Cousin.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Ne travaillez jamais ! Avec Alastair Hemmens à la Librairie Terra Nova de Toulouse.


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13.09.2019

Qu'est-ce que le travail ? Pourquoi travaillons-nous ? Depuis des temps immémoriaux, les réponses à ces questions, au sein de la gauche comme de la droite, ont été que le travail est à la fois une nécessité naturelle et, l'exploitation en moins, un bien social. On peut critiquer la manière dont il est géré, comment il est indemnisé et qui en profite le plus, mais jamais le travail lui-même, jamais le travail en tant que tel.
Dans son travail, Alastair Hemmens cherche à remettre en cause ces idées reçues. En s'appuyant sur le courant de la critique de la valeur issu de la théorie critique marxienne, il démontre que le capitalisme et sa crise finale ne peuvent être correctement compris que sous l'angle du caractère historiquement spécifique et socialement destructeur du travail.
C'est dans ce contexte qu'il se livre à une analyse critique détaillée de la riche histoire des penseurs français qui, au cours des deux derniers siècles, ont contesté frontalement la forme travail : du socialiste utopique Charles Fourier (1772-1837), qui a appelé à l'abolition de la séparation entre le travail et le jeu, au gendre rétif de Marx, Paul Lafargue (1842-1911), qui a appelé au droit à la paresse (1880) ; du père du surréalisme, André Breton (1896-1966), qui réclame une "guerre contre le travail", à bien sûr, Guy Debord (1931-1994), auteur du fameux graffiti, "Ne travaillez jamais".
Une contribution essentielle aux débats contemporains sur le travail.