Augustin Cochin et la Machine révolutionnaire. Avec Patrice Gueniffey à la Nouvelle Action Royaliste.


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13.02.2019

C'est François Furet qui tira d'un oubli qui n’était pas innocent un historien et sociologue qui travailla hors du cadre universitaire et produisit une œuvre indispensable à la compréhension du phénomène révolutionnaire : Augustin Cochin étudie en effet le rôle des sociétés de pensée dans le déclenchement de la Révolution française et dans le développement de la démocratie – loin des analyses complotistes et de la mystique du peuple révolutionnaire.
Chartiste de formation et historien de métier, Patrice Gueniffey a préfacé les œuvres complètes d'Augustin Cochin et nous présente La Machine révolutionnaire.

Délivrez-nous du bien. Avec Natacha Polony et Jean-Michel Quatrepoint au Cercle Pol Vandromme.


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21.11.2018

L'atmosphère est lourde. Les phrases, les situations qui semblaient autrefois anodines deviennent des crimes. Nous sommes tous coupables, et les inquisiteurs nous guettent. Coupables d'avoir bu un verre, d'avoir blagué sur les femmes, de manger de la viande, d'avoir offensé une minorité quelconque. Coupables d'avoir été du côté des "dominants". Chaque jour, un citoyen qui se croyait, non pas un héros, mais un type à peu près bien, se retrouve cloué au pilori, sommé d'expier ses crimes et de faire repentance.
Derrière cette traque aux dérapages et ces entreprises de rééducation, un mécanisme : la tyrannie de minorités qui instrumentalisent des combats essentiels, pour les transformer en croisade contre une supposée majorité, contre les "dominants". Au nom du Bien, on modifie le vocabulaire, on nie le plaisir, on criminalise le désir, on réécrit l'histoire.
Ces nouveaux bigots, qui détestent l'Homme tel qu'il est et le rêvent selon leurs diktats, sont les idiots utiles d'un néolibéralisme qui atomise les sociétés et fragilise les structures traditionnelles pour mieux imposer sa vision manichéenne du monde.

L'esprit pervers du capitalisme : théologie et anthropologie libérale. Avec Dany-Robert Dufour pour l'atelier de recherche Iqbal.


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07.05.2018

Depuis cent ans, c’est-à-dire depuis Max Weber et son livre majeur, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, on a tendance à voir le capitalisme comme ascétique, rigoriste, autoritaire, puritain et patriarcal. Or, la compréhension de ce régime qui gouverne aujourd’hui le monde entier peut être remise en question via la lecture du médecin, philosophe et écrivain néerlandais Bernard de Mandeville (1670-1733), et notamment de sa Fable des Abeilles, intitulée à l’origine La Ruche mécontente ou les Coquins devenus honnêtes, publiée en 1714, puis 1723.
C'est ce que nous démontre le philosophe et professeur en sciences de l’éducation Dany-Robert Dufour, dont le travail consiste précisement à définir une anthropologie critique du libéralisme.
Après avoir étudié la déconstruction de la société (néo)libérale, il entreprend désormais un travail constructif, à la recherche des nouveaux axiomes possibles pour une véritable politique de civilisation.

Un entretien mené par Reda Benkirane.

Peut-on encore imaginer des utopies en politique ? Avec Francis Wolff à la Fondation Jean Jaurès.


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08.11.2017

Le discours politique défendant l'efficacité avant tout a-t-il remplacé l'utopie d'un projet politique ? Les deux sont-ils compatibles ? Si de nouvelles utopies sont envisageables, quelles sont-elles ?
À l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage Trois utopies contemporaines (Fayard, 2017), le philosophe Francis Wolff vient débattre de ces questions.

Une conférence animée par Gilles Finchelstein.

Comprendre les neurosciences. Avec Alain Ehrenberg sur Radio Notre-Dame.


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19.06.2018

Qu'est-ce que les neurosciences ? Que nous apprennent-elles ? Pour parler des neurosciences cognitives, il faut d'abord les définir. Il s'agit de l'association des sciences du cerveau et de la psychologie avec comme but de faire le lien entre le cerveau et le comportement. Elles sont aujourd'hui très à la mode, plus que d'autres sciences qui touchent aux mêmes questions, comme la psychanalyse.
On peut même dire que les neurosciences bénéficient de l'engouement dont bénéficiait la psychanalyse il y a 30 ans. Ce déplacement de l'intérêt peut venir d'un changement dans la manière de vivre dans la société. Mais après un affrontement entre les tenants des deux sciences, on voit aujourd'hui des alliances se nouer.
Le sociologue Alain Ehrenberg, dans son dernier ouvrage La mécanique des passions : cerveau, comportement, société, essaie de dépasser le clivage entre sciences dures de la médecine sur le cerveau et travaux sociologiques, souvent taxés de non-scientifiques. Il veut montrer qu'il y a des connexions inaperçues entre des conceptions spécialisées et des représentations collectives, des idéaux sociaux. Car pour que la nature fonctionne, il faut des conventions, c’est-à-dire de la vie sociale...

Émission "Décryptage", animée par Thibault Lecoq.

Individualisme, communautarisme ou républicanisme : quelle politique à l'âge identitaire ? Avec Mark Lilla et Laurent Bouvet à la Fondation Jean Jaurès.


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04.10.2018

La politique, et notamment les progressistes, ont-ils déserté le bien commun au profit des questions identitaires et morales ? Est-ce la raison de la défaite de la gauche aux États-Unis ? De la faiblesse des partis progressistes en Europe ?
C'est le débat qui est ici mené entre Mark Lilla, professeur, historien des idées et auteur du récent La Gauche identitaire. L'Amérique en miettes et Laurent Bouvet, professeur de science politique.

Du vide politique à l'urgence nationale. Avec Hervé Juvin au Cercle Aristote.


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18.06.2018

L'histoire est de retour. Les frontières se ferment, les identités se réveillent, les Empires se confrontent et, partout, les constantes ethniques, nationales et spirituelles reprennent leur place. Partout aussi, des hommes et des femmes s'interrogent ; comment survivre aux chocs migratoires, à la destruction de l'environnement, au pillage des biens communs, autrement qu'à travers l'union nationale ?
Le temps du "je" s'achève, le temps du "nous" commence. Hervé Juvin nous l'annonce : le retour de l'histoire détermine le moment politique exceptionnel que va vivre la France, le moment que vivent les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, l'Inde ou la Chine. Car nous n'avons plus le choix. Confrontée à des échéances inéluctables, celles de l'occupation de son territoire et de la colonisation de ses ressources, celles de la faillite sociale et du recul de sa civilisation, celles du retour de la misère et de l'esclavage, celles enfin de la puissance ou de la guerre, la France doit reforger son projet pour le siècle, pour l'Europe, et d'abord, pour les Français. C'est le moment où chaque Français redécouvre que la France est ce qu'il a de meilleur. Le moment où l'unité nationale redevient la condition de la survie de chacune et de chacun. Et c'est le moment de dessiner le nouvel horizon de la France, celui qui rendra tout son sens au combat politique.
Politique de la vie, politique de citoyenneté et de sécurité, politique économique et européenne, Hervé Juvin détaille un projet pour la plus grande France, le projet du rassemblement des Français. La voie qu'il ouvre est celle d'une politique exigeante, écologique, libérale et sociale à la fois, mais avant tout française. Parce que la France doit d'abord au monde et à elle-même de demeurer la France.

Le monde et le nombre. Avec Olivier Rey et Pierre Manent chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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15.04.2017

Des particules fines au taux de chômage, de croissance ou d'endettement, des indices boursiers à l'évolution de la délinquance, des flux migratoires aux foulées, aux battements cardiaques, aux distances parcourues et à l'énergie dépensée par le promeneur contemporain équipé d'un bracelet connecté interactif, tout aujourd'hui se compte : nous sommes entrée dans l'ère du quantifiable. Le chiffre fait loi.
C'est avec Olivier Rey et Pierre manent que nous sommes invités à nous interroger sur ce phénomène qui va, aujourd'hui de soi : le règne sans frontière de la statistique.