Jaurès et les marxistes. Avec Jean-Numa Ducange pour Espaces Marx.


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02.10.2012

Quel est le rapport de Jaurès avec Marx, en qui l'on voit la tentative la plus aboutie de synthèse entre socialisme et républicanisme ? Et peut-être la question vaut-elle mieux d'être reformulée : avec le marxisme ?
Cet exercice mené par Jean-Numa Ducange nous permet non seulement de nous pencher sur la réception de Marx en France mais aussi sur certaines singularités de la gauche française.

Les fascismes russes, histoire d'un phénomène politique singulier et méconnu. Avec Sylvain Roussillon sur Radio Courtoisie.


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06.11.2021

La Révolution bolchevique de 1917 puis la Guerre civile qui s'en suit jettent des centaines de milliers de ressortissants de l'ancien empire des tsars dans les affres de l'exil. Convaincus pour la plupart que les jours du nouvel état soviétique ne dureront pas, ces Russes que l'on appelle "blancs", par opposition aux "rouges", essaient, tout en survivant péniblement aux contraintes du quotidien, d'organiser des alternatives politiques au communisme. Anarchistes, mencheviks, socialistes-révolutionnaires, libéraux, monarchistes, ils fondent des journaux, des revues et se retrouvent dans des clubs, des cercles, tentant de faire vivre leurs idées au sein de partis confrontés à toutes les difficultés de la vie dans l'émigration.
Parmi ces groupes va naître un courant original, inattendu, fruit de son époque, mais aussi des circonstances très particulières qui ont chassé ces populations hors de Russie : le fascisme. Les fascismes serait-il d'ailleurs plus indiqué d'écrire, car les différents groupes s'en réclamant auront des trajectoires, historiques comme idéologiques, bien différentes les unes des autres. C'est ainsi que, de 1922 à 1945, plusieurs groupes, mouvements et partis russes, réunissant au total plusieurs dizaines de milliers d'adhérents et de sympathisants partout dans le monde, se revendiquent du fascisme, espérant renverser l'Union soviétique par la propagande, les complots ou la force.
En 1945, les survivants, désormais porteurs d'une étiquette politique unanimement réprouvée, sombreront dans un oubli quasi total. Sylvain Roussilon est là pour apporter un éclairage sur une part oubliée de l'histoire de la Russie en exil.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

L'idée communiste au XXe siècle. Avec Cornelius Castoriadis et François Furet avec France Culture.


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04.02.1995

L'émission "Répliques" proposait en 1995 un débat sur "L'idée communiste au XX° siècle", avec l'historien François Furet et le philosophe Cornelius Castoriadis.
Deux ans avant sa disparition, François Furet publiait Le Passé d'une illusion. Essai sur l'idée communiste au XXe siècle, qui fut son dernier livre. Celui-ci devint très vite un best-seller et propulsa son auteur sur le devant de la scène médiatique. Il lui valut, en étant traduit en 18 langues, d'élargir les frontières d'une renommée déjà solidement établie en France. Il valut aussi à François Furet d'être regardé par certains, à gauche, comme un ennemi ultralibéral et d'être encensé par d'autres, et peut-être pour de mauvaises raisons, à droite de l'échiquier politique.
Quelques semaines après sa parution, François Furet venait débattre de son interprétation du XXe siècle avec Cornelius Castoriadis et plus largement de ce qu'avaient été l'idée et la réalité communistes pendant cette période.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Les racines de l'Europe. Avec Guy Rachet et Dominique Venner sur Radio Courtoisie.


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26.04.2011

Les racines de l'Europe ? Voilà un sujet important et d'actualité. Guy Rachet, avec sa culture, se fondant sur une vaste documentation sérieuse, diversifiée, s'attaque, souvent avec verve et toujours avec courage, à ce débat voire à ce choc des civilisations.
Textes et références à l'appui, il prouve que sur le socle des Celtes, Germains, Slaves, Latins, Hellènes s'est épanouie une civilisation novatrice et libératrice. Il atteste que le Moyen Âge européen n'a jamais été la période obscure et barbare que d'étranges "europhobes" ont professée, qu'il n'y a jamais eu de rupture avec la tradition gréco-romaine, et que, contrairement à l'islam dont le Coran a toujours été aux fondements de l'enseignement, celui des clercs du Moyen Âge était établi avant tout sur la connaissance des auteurs latins dits "profanes".
Guy Rachet met alors en valeur la prodigieuse floraison d'art, de peinture, de sculpture, d'architecture (romane et gothique), de littérature, de philosophie et de science, qui marque cette période. Un ensemble qui fait de l'Europe du Moyen Âge puis de la Renaissance un des joyaux de la civilisation.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Archéologie de la Res Publica. Avec Claudia Moatti sur France Culture.


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03.12.2019

Les Romains de la République ne savaient pas qu'ils vivaient en République. Mais ils savaient que la Res publica est "incertaine et imprécise, fluctuante et ouverte, en tant qu'elle est du ressort des citoyens" et que cette indétermination même est la "seule condition de la politique comme monde commun".
C'est en tout cas la thèse que défend Claudia Moatti, historienne en études romaines anciennes, complétée par une discussion plus générale sur les usages de l'histoire, l'art de comparer et la puissance de l'imagination politique.

Émission "Matières à penser", animée par Patrick Boucheron.

La Guerre d'Espagne. Avec Henri Guillemin au Centre d'Action Culturelle de Mâcon.


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10.10.1979

L'historien Henri Guillemin nous offre un exposé du contexte historique dans lequel la Guerre d'Espagne s'est inscrite. Il rappelle d'abord l'aide politique et militaire que Franco reçut de Mussolini et d'Hitler, mais aussi le télégramme de félicitations que le pape Pie IX adressa à Franco après avoir salué sa "croisade" dès septembre 1936, et s'efforce ensuite d'expliquer la non-intervention du gouvernement du Front Populaire de Léon Blum.
Il évoque également les positions prises par les grands écrivains français comme Paul Claudel et Henri Bordeaux qui applaudissent à la victoire de Franco, rejoignant Maurras, Raymond Cartier et François Mauriac qui déclenchèrent alors une campagne de presse violente. L'engagement de Malraux est à relever ainsi que le courage de Georges Bernanos qui s'indigne publiquement contre cette guerre dans Les Grands Cimetières sous la lune.

L'histoire de Vichy. Avec Dominique Venner et Philippe d'Hugues sur Radio Courtoisie.


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16.09.2010

Plus de soixante ans après sa disparition, le régime de Vichy demeure pour l'historien un sujet difficile. Thème régulier de controverses où la passion remplace la pondération et où la condamnation précède trop souvent le jugement, il se présente à nous entouré de tabous aboutissant presque à interdire l'examen sérieux, impartial et réfléchi de tout un pan capital de notre histoire contemporaine.
C'est à cet examen objectif que procèdent Dominique Venner et Philippe d'Hugues, alors qu'un numéro spécial de la Nouvelle Revue d'Histoire a été consacré à cette période tragique et cruciale de l'histoire de France.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Du Totalitarisme en Amérique. Avec Patrick Tort pour la Librairie Tropiques.


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24.10.2022

Au début des années 1990, en marge de ses propres recherches, Patrick Tort découvre que les États-Unis, par le truchement de leurs fondations philanthropiques, ont financé le nazisme avant de le combattre. Il explique ici comment leur puissance s'est construite sur l'intégration des productions de l'Angleterre victorienne (le "darwinisme social", l'individualisme libéral, l'impérialisme et ses justifications raciales, l'eugénisme auto-protecteur des dominants) au sein desquelles Hitler, dès la rédaction de Mein Kampf, put largement effectuer ses choix.
S'appuyant sur les ressources de l'histoire politique, de l'analyse textuelle, de la psychologie sociale et de la psychanalyse, Patrick Tort conduit une réévaluation critique rigoureuse des usages contemporains de la notion de totalitarisme. Il met en évidence la manière dont les États-Unis ont fabriqué, grâce à la propagande politique, la publicité commerciale, la psychologie des foules et les technologies de l'influence, un nouveau totalitarisme euphorisant et consensuel dont l'effort permanent consiste à occulter sa propre violence sous le vêtement de la "liberté".