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Le nihilisme a creusé le vide qui est en nous car l'homme est un être risqué et toujours projeté en avant de lui-même. Nous avons laissé le nihilisme s'emparer de ce vide et l'habiter. Nous avons laissé grandir la force mauvaise du nihilisme.
Car le nihilisme est une force. Mais c'est une force qui ronge l'homme et détruit le désir du bien et de la vie. Le nihilisme est une force qui nous met en état d'apesanteur et d'oubli de soi. Le nihilisme nous met hors sol par haine de la terre. Il nous met aussi hors de la durée par haine de l'histoire, et des permanences, et des fidélités.
Achever le nihilisme, c'est en pousser la logique jusqu'à ce qu'il se détruise lui-même plutôt qu'il ne nous détruise.


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Henri Blocher, professeur de théologie systématique à la faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine, est l'un des théologiens protestants français actuels les plus éminents.
Cette série de cours qu'il a donnée pendant plusieurs dizaines d'années à pour ambition de balayer l'histoire de la philosophie occidentale et de passer ses différents courants spirituels-intellectuels au crible d'une critique théologique solide tout en en restitutant fidèlement le contenu.
Comprendre les tendances qui orientent les pensées alentour et les mesurer à l'aune de la Parole de Dieu, voilà ce dont nous devrions être capable après avoir suivi ces enseignements.


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La philosophie moderne qui s'exprime avec Descartes n'est pas un progrès pour l'humanité, mais une effroyable régression. Pourquoi ? Parce que Descartes a été "illuminé" par les Rose-Croix, des initiés lucifériens qui tiennent leur ésotérisme de l'hermétisme, de l'islam et de la Kabbale.
Alain Pascal s'attaque au mythe d'un Descartes rationnel et chrétien : non, Descartes est un imposteur du rationalisme et un ennemi de la tradition chrétienne.
C'est ce qui l'oppose à Blaise Pascal, le premier à pressentir les dérives inéluctables du cartésianisme, à savoir le matérialisme et l’athéisme.
Pascal contre Descartes, c’est la foi contre un "rationalisme" qui veut effacer Dieu et annonce ainsi les horreurs de la Révolution.
La philosophie de Descartes, puis de ses disciples Spinoza, Hobbes, Locke et Leibniz, mais également la "science" de Bacon, Galilée et Newton sont reliées aux doctrines ésotériques des Rose-Croix, des "Invisibles" qui vont marquer tout le XVIIe siècle, et au-delà, puisqu'ils sont les ancêtres des francs-maçons du XVIIIe.
C'est l'histoire secrète de la philosophie du XVIIe siècle qui est contée ici, ainsi que les croyances cachées des philosophes cartésiens, mais aussi leur participation au complot anti-catholique mené par les Rose-Croix à travers toute l'Europe.
Ce travail met à mal le conformisme universitaire : la mythification de la philosophie moderne est scandaleuse au regard des crimes contre l'humanité commis par les révolutionnaires des Temps modernes. Mais elle s'explique si les forces occultes qui dominent le monde contemporain vénèrent le Diable comme les Rose-Croix du XVIIe...
Émission du "Libre Journal du soir", animée par Anne-Laure Maleyre.


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Penser le corps à partir des humanistes de la renaissance et à travers ses savoirs et ses arts, telle est la question que se propose d'examiner Pierre Caye à partir de divers points de vue et méthodes.
Depuis les deux grand paradigmes hérités de Dante et de Pétrarque, l'on voudra mieux comprendre cet humanisme esthétique qui, par les arts du beau et ceux du corps (l'escrime, par exemple), vise à la connaissance, au perfectionnement et à la construction de soi.


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Cet entretien avec Francis Wolff, philosophe et professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure, permet de revenir sur l'état de sa réflexion quant à la notion de "sauvage" et des enjeux contemporains de nos relations aux espaces et aux espèces sauvages.
En effet, une partie de ses recherches et publications a été consacrée à la question des animaux dans l'histoire de la philosophie (notamment antique). Depuis plus de 20 ans, il mène également une réflexion personnelle sur la question de l'animal à travers celle de l'homme et de son statut ontologique.
- 0'00'26 : Qui êtes-vous ?
- 0'00'47 : Comment votre réflexion philosophique vous a-t-elle conduit à interroger le concept d'animal et la notion de sauvage ?
- 0'05'08 : Pourquoi l'Antiquité grecque a-t-elle inventé l'animal ?
- 0'12'07 : Comment le sauvage se définit-il dans le monde antique ?
- 0'18'00 : Comment l'articulation des catégories d'humanité et d'animalité a-t-elle évolué dans la pensée moderne et contemporaine ?
- 0'28'20 : Peut-on interpréter le brouillage actuel des frontières entre l'homme et l'animal au regard de l’évolution des sensibilités pour les animaux ?
- 0'37'30 : Dans quelle mesure la distinction entre sauvage et domestique exprime-t-elle la diversité des devoirs que nous pouvons avoir envers les animaux ?
- 0'49'00 : Comment se traduit la confusion des catégories en fonction desquelles nous ordonnons nos devoirs envers l'animal sauvage, domestique ou de compagnie ?
- 0'54'36 : Que désigne la notion de "sauvage" quand on parle des animaux ?
- 1'03'29 : Que signifient les condamnations morales au titre de la souffrance animale, de la corrida ?
- 1'10'43 : Quel avenir pour le sauvage ?


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Peut-on traiter de la philosophie en sociologue ? Comment rendre compte d’une discipline comme de n’importe quelle autre activité sociale ou culturelle ?
Longtemps, les philosophes ont repoussé les tentatives de la part des sociologues et des historiens pour élargir le champ du questionnement.
Les choses sont différentes aujourd’hui et on peut proposer une autre manière d’écrire l’histoire de la philosophie, à la fois respectueuse des concepts et soucieuse de leur vie sociale, à travers les modes de présence des livres philosophiques, des dispositifs institutionnels qui installent la discipline dans le monde social et de l’engagement des philosophes dans les disputes de leur époque.
Il s’agit ainsi de penser l’unité d’une pratique culturelle à travers le temps, tout en faisant droit aux émergences et aux points de rupture.


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Quels ont été les arguments développés à la fin du XVIIIe siècle pour combattre l'esprit des Lumières ? Qui les a portés et pourquoi ?
Dans un premier temps, Robert Legros se penche sur le romantisme qui fut une véritable révolution philosophique résidant dans le refus de l'universalisme, de l'humanisme abstrait et de l'autonomie individuelle, mais portant aussi une attention nouvelle au sensible et au corps.
La croyance est-elle opposée à la vérité, s'interroge ensuite Didier Masseau ? Les philosophes cherchent-ils à connaître ou à convaincre le plus grand monde ?
Camille Riquier poursuit l'exploration en nous invitant à étudier la richesse de la pensée de Péguy, lui dont la "conviction totale imposait le respect", selon Gide.
Enfin, c'est à un étonnant voyage chez les antirévolutionnaires en compagnie de Jean-Yves Pranchère que nous sommes conviés.
Retour, donc, sur les fondements philosophiques des critiques des illusions du progrès et de la célébration de la tradition par ces ceux qui rejetaient la Raison universelle et préféraient parier "sur l'obscurité comme force d'éclaircissement" (Annie Le Brun).


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La Méditerranée, notre Mer, la Thalassa des Grecs, la Mare nostrum des Latins, berceau de nos civilisations et de nos cultures.
Aucune des civilisations qui entourent la Méditerranée ne fut et n’est étrangère aux autres. Nous autres Méditerranéens avons un horizon commun et sans doute, un projet à imaginer ensemble !
Pour aborder cette thématique, deux amoureux de la Méditerranée, et par là même, attentifs et inquiets.
1. L’héritage de la Grèce, par Jean-François Mattéi.
Dans un souci de comprendre la crise du monde occidental, Jean-François Mattéï interroge la culture commune à tout l’espace méditerranéen : la Grèce.
L’oubli de la notion de mesure, chère aux Grecs, ne serait-il pas un des facteurs de cette crise ?
2. La quête de l'Atlantide, par Yves Paccalet.
En cherchant cette île engloutie dont il rêve depuis son enfance, Yves Paccalet plonge (dans tous les sens du terme) dans cette Méditerranée qui reste une merveille du monde et dont dépend notre avenir.
Et si la légende de l’Atlantide, née sous la plume de Platon, devenait le cauchemar de notre futur ?