Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2020

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Dialectique, mouvement réel et critique communiste. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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11.2020

"La forme dialectique du développement n'est juste que lorsqu'elle connaît ses déterminations…" Marx, Version première de la Contribution à la critique de l'économie politique
"… Lorsque je me serai débarrassé de mon fardeau économique, j'écrirai une Dialectique. Les lois authentiques de la dialectique sont déjà contenues dans Hegel; sous une forme, il est vrai, mystique. Mais il ne s'agit que de la débarrasser de cette forme…" Marx, lettre à Joseph Dietzgen, Londres, le 9 mai 1868
"Dans son fondement, ma méthode dialectique n'est pas seulement différente de celle de Hegel, elle est son antithèse directe. (…) Chez lui elle est sur la tête. Il convient de la renverser pour dé-couvrir le noyau rationnel sous l'enveloppe mystique…" Marx, Le Capital, Livre I
"Sous son aspect mystique, la dialectique devint une mode en Allemagne, parce qu'elle semblait glorifier les choses existantes. Sous son aspect rationnel, elle est un scandale et une abomination pour les classes dirigeantes, et leurs idéologues doctrinaires, parce que dans la conception positive des choses existantes, elle inclut du même coup l'intelligence de leur négation fatale, de leur destruction nécessaire; parce que saisissant le mouvement même, dont toute forme faite n'est qu'une configuration transitoire, rien ne saurait lui imposer; qu'elle est essentiellement critique et révolutionnaire." Marx, Postface de la seconde édition allemande du Capital

L'art de la disputatio au Moyen Age. Avec Gaëlle Jeanmart à l'Université de Mons.


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2020

La philosophie que nous connaissons aujourd'hui est académique. Cette situation institutionnelle a une histoire et détermine les modalités pratiques dans lesquelles elle s'exerce et se constitue.
Gaëlle Jeanmart nous propose une démarche généalogique qui nous rend attentif à la transformation de la discipline occasionnée par son entrée dans l'université au Moyen Age et, par conséquent, aux habitudes conquises qui forment nos réflexes académiques actuels.

Libéralisme, lumières et modernité. Avec Guillaume Bernard chez Academia Christiana.


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08.2020

Le déclin du christianisme au XXe siècle a créé un vide, rapidement comblé par les idéologies. On oublie souvent que le libéralisme constitue une des quatre grandes idéologies du XXe siècle parmi le communisme, le national-socialisme et le fascisme. L'idéologie libérale règne en maître sur nos institutions. Née au XVIIe siècle à la suite des guerres de religion, le libéralisme s'est imposé comme la seule issue possible au conflit. En prétendant neutraliser le domaine public, pour préserver l'État des guerres civiles religieuses, la doctrine libérale à inauguré un nouveau type de société dans laquelle coexistent deux sphères : la sphère publique, celle de la neutralité, et la sphère privée, celle des opinions individuelles. Désormais, ni l'Histoire nationale, ni les principes d'une civilisation, ni plus aucune coutume ou tradition ne sont légitimes pour fonder le droit.
Cette nouvelle doctrine laisse en réalité réapparaître le conflit sous une forme encore plus virulente. La société civile, d'autant plus dans le contexte de la mondialisation et du multiculturalisme, est en proie non seulement à une guerre des ego mais aussi à des conflits religieux, ethniques, communautaires et idéologiques. Les conflits ne sont pas résorbés, ils irradient la société toute entière en prenant de nouvelles voies. On ne lutte plus sur le terrain de la guerre physique, mais les armes ont seulement changé de nature : lobbying, campagnes médiatiques, propagande publicitaire, criminalisation des opinions, intimidations, dénonciations… Le neutralité n'existe pas, Héraclite le disait déjà dans l'Antiquité : le conflit est père de toute chose. La société libérale se présente comme la seule alternative pragmatique, "l'empire du moindre mal" (Jean-Claude Michéa), mais en fait elle repose sur l'hypocrisie, elle est la société du conflit larvé permanent.

Être soi-même, une histoire de la philosophie. Avec Claude Romano sur France Inter.


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22.01.2019

Dans son dernier ouvrage Etre soi-même. Une histoire de la philosophie, Claude Romano a pris le plus ancien poème de la culture occidentale, à savoir l'Odyssée, comme départ de son projet d'une grande épopée au cœur de la philosophie. Il retrace la pensée des premiers philosophes, depuis Aristote, puis Montaigne, Rousseau, jusqu'aux penseurs contemporains que sont Kierkegaard et Heidegger, en gardant toujours à l'esprit l'idée d' "authenticité personnelle".

Émission "L'Heure bleue", animée par Laure Adler.

L'héritage des Lumières. Avec Antoine Lilti pour la Revue Esprit.


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04.2020

Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s’agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné.
Or, comme le montre Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant.
Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon.

Histoire de la philosophie médievale. Avec Alain de Libera au Collège de France.


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13.02.2014

Qu’est-ce que le Moyen Âge philosophique ? Comment penser, s'agissant de sa philosophie, l'unité d'une "période" d'environ dix siècles ? Quand débute-t-elle ? Quand s'achève-t-elle ?
Si toute périodisation est relative à un objet et si la philosophie s'enseigne autant qu'elle se vit, on répondra, l?œil fixé sur l'institution scolaire, que le Moyen Âge philosophique commence au VIe siècle avec la fermeture de l’École néoplatonicienne d'Athènes et se termine, à la toute fin du XVe, avec la création à Padoue d'une chaire d'enseignement d'Aristote en grec.
Faire l'histoire de la philosophie médiévale, c'est donc faire l'histoire des textes philosophiques de l'Antiquité, de leurs formes et genres, de leur survie, de leur diffusion, de leur transmission, de leur reproduction, de leur lecture ; c’est s'intéresser aux traductions et aux traducteurs, à la constitution des corpus, à la formation des canons, aux institutions, communautés, groupes sociaux, individualités qui d'une manière quelconque y contribuent ; aux relations que ces acteurs entretiennent ; à leur fonction dans la société ou dans les Églises ; à leur idéologie.
Entre la fermeture de l'École d'Athènes et la montée en chaire du grec en Italie, puis en France, il n'y a pas qu'un "Moyen Âge" : il y a plusieurs continuations de l'Antiquité tardive et plusieurs ruptures avec elle. Certaines se prolongent jusqu'à nous : c'est le "long Moyen Âge".

Le bien commun. Avec Bernard Bourdin à la Nouvelle Action Royaliste.


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11.03.2020

Théologien et philosophe, Bernard Bourdin se penche dans cette conférence sur la question du bien commun. Cette notion théologique et philosophique est utilisée dans le langage courant comme équivalent de l'intérêt général mais on évoque aussi "les biens communs" pour désigner les ressources de toute nature qui devraient être à la disposition de toute la collectivité.
Il y a une confusion possible entre les fins et les moyens, qui s'aggrave si la collectivité politique est trop divisée pour partager les mêmes finalités.
D'où la question qui est mise en débat : "le concept de bien commun dans une société fragmentée a-t-il encore un sens ?"