Aux origines de la guerre économique. Avec Ali Laïdi sur France Culture.


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12.12.2017

Les causes des guerres sont multiples : on se bat pour des enjeux politiques et de pouvoir, mais aussi pour contrôler des ressources et des moyens de production. Car aussi loin que l'on remonte dans l'Histoire -et même la préhistoire-, on peut identifier des causes économiques à l'origine des conflits.
Des causes souvent savamment dissimulées, derrières des raisons religieuses, politiques ou morales venues justifier la quête de ressources et de richesses.
Dans quelle mesure peut-on analyser et comprendre les guerres à l'aune de ce motif économique ? La guerre est-elle toujours au fond économique ?

Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Maylis Besserie.

La guerre des classes. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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05.04.2019

L'État est censé garantir la paix intérieure et la sûreté des citoyens. Mais cette vision irénique est contredite par toute l’expérience historique. Les intérêts sociaux se heurtent plus ou moins violemment à l'intérieur de chaque communauté politique et ces heurts se nomment lutte des classes : l'histoire jusqu’à nos jours est l'histoire de la lutte des classes, affirme Marx.
Cette lutte peut prendre des formes presque pacifiques (pétitions, grèves, manifestations) mais souvent, dès que les choses deviennent sérieuses elle tourne à l'affrontement violent. Les grands mouvements historiques ont été de véritables guerres sociales, menées par les dominants contre les classes dominées. Écrasement de la révolte de Spartacus, guerre des paysans en Allemagne, jacqueries, révolutions…
Sur le plan intérieur comme sur le plan international, la guerre est bien la continuation de la politique par d'autres moyens, selon le mot de Clausewitz.

Napoléon et de Gaulle : la France et ses grands hommes. Avec Patrice Gueniffey à l'Ecole de Guerre.


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15.05.2018

Patrice Gueniffey, historien et spécialiste reconnu de la Révolution et de l'Empire, nous partage son analyse de l'histoire que la France a entretenue avec ses grands hommes, notamment avec Napoléon et De Gaulle. Deux destins différents par bien des aspects bien finalement associés, après bien des tribulations et des controverses.

La guerre des Russes blancs. Avec Jean-Jacques Marie au café Histoire à Paris.


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04.10.2017

De 1917 à 1922, la guerre civile a causé des ravages en Russie : des millions de morts, des épidémies de typhus et de choléra, la famine, la misère, des populations terrorisées, déportées, massacrées. À l'abdication de Nicolas II en 1917, les bolcheviks - les rouges - prennent le pouvoir. Comment les Blancs ont-ils pu perdre une guerre dont ils s'étaient vus tant de fois les vainqueurs ?
Les Blancs, des généraux de l'ancienne armée proscrits – notamment Denikine, Koltchak, Wrangel – organisent la lutte pour le retour du régime tsariste. Leur action prend naissance dans le sud du pays, puis s'étend jusqu'en Sibérie.
Face à la terreur rouge et blanche qui s’abat sur eux, les paysans se révoltent contre les réquisitions des récoltes et la conscription imposée, souvent appuyés par des bandes de pillards partisans. Les "Verts", comme on les appelle, se battent également contre les Blancs et les Rouges. Le pays est en plein chaos. Mais les Blancs connaissent des divisions politiques et militaires.
Devant l'ampleur des menaces, le gouvernement bolchévique proclame la mobilisation générale et obligatoire. Trotsky prend la direction de l'Armée rouge, qui passe d'un million d’hommes en 1918 à plus de cinq millions en 1920, et élimine les unes après les autres les armées blanches. Les dernières forces blanches rassemblées en Crimée par le général Wrangel sont battues par l'Armée rouge en novembre 1920.
C'est avec Jean-Jacques Marie, historien, spécialiste de l'histoire des révolutions russes et de l'Union soviétique, que nous redécouvrons ces années d'affrontements, d'exactions et de terreur qui firent des millions de morts parmi les troupes et la population victimes des combats, de la famine, des épidémies.

L'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec Laurent Henninger au Cercle Res Communa.


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17.05.2019

Historien, chargé d'études à la "Revue Défense Nationale", membre du comité de rédaction du magazine "Guerres & Histoire", Laurent Henninger est l'un des meilleurs connaisseurs de la chose militaire en France.
Il intervient ici sur le thème de l'armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, dont l'historiographie récente a complètement renouvelé la compréhension.
Une plongée au coeur de la machine de guerre soviétique.

Le Moyen-Orient comme système. Avec Henry Laurens au Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques.


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11.09.2018

Professeur au Collège de France et titulaire de la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe, Henry Laurens nous propose une mise à jour de notre approche du Moyen-Orient contemporain dont il nous présente les évolutions politiques.
Lui-même espace géopolitique, le Moyen-Orient a toujours constitué un champ de rivalités des grandes puissances. En effet, les implications européennes ont été nombreuses et constantes dans cette région depuis la découverte de la route maritime permettant d'atteindre les Indes Orientales.
Son analyse doit nous amener à renouveler notre approche d'une région du monde se trouvant au centre des enjeux liés aux relations internationales et stratégiques.

Une intervention qui s'inscrit dans le cycle de conférences "Perspectives Stratégiques".

Tuer une nation : l'assassinat de la Yougoslavie. Avec Alain Jejcic à la Librairie Tropiques.


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09.04.2019

Après le renversement du communisme en Europe de l'Est et en Union soviétique, la République fédérale de Yougoslavie est restée le seul pays de la région à n'avoir pas rejeté ce qui restait de son socialisme pour installer à la place un système de marché sans entrave à la pénétration du capital. La Yougoslavie avait en effet refusé l'ouverture totale de son économie, de son secteur public important et de ses ressources nationales à prix bradés aux investisseurs et aux créanciers internationaux. C'est pour cette dissidence face au catéchisme inquisiteur capitaliste, et pour rien d'autre, que la Yougoslavie fut attaquée, démantelée et dévastée.
Bien sûr il a fallu habiller cette vérité concrète dans la narration mensongère imposée ad nauseam par les médias et les pouvoirs politiques occidentaux : enrôler la question ethnique pour servir des intérêts de classe, en diabolisant Milošević comme le génocidaire absolu, et arriver à faire croire, malheureusement même à l'honnête homme, que l'OTAN, pourtant bras armé du capitalisme prédateur, avait effectué une "conversion humanitaire". L'on tenait enfin une "guerre juste", des bombardements capitalistes humanitaires !
Alain Jejcic montre ici au contraire que la plupart des opérations de nettoyage ethnique à travers l'ex-Yougoslavie ont été perpétrées non pas par les Serbes mais contre eux ! Et que le "plus grand défi militaire" – d’après l'expression de Clinton – de l'histoire de l'OTAN, fut en fait un passage à tabac sadique d'un petit pays par les forces militaires les plus puissantes du monde. Et comble de déréliction pour les Yougoslaves : ces puissances occidentales, pourtant entièrement responsables de l'effusion de sang et de la dévastation, ont pu apparaître comme… des sauveurs !
Dès la fin de la Guerre froide donc, la nature hideuse du capitalisme, désormais libéré de la bride que le monde communiste concurrent lui imposait jusqu'alors, a pu se révéler sans plus aucune retenue. Ces bombardements impitoyables sur la Yougoslavie furent les premières concrétisations d'une longue série d'agressions prédatrices réalisées par une institution non élue, l'OTAN, qui se place au-dessus des lois, des nations et des peuples.

Géopolitique : cynisme et bons sentiments ? Avec Caroline Galactéros sur ThinkerView.


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27.03.2019

Docteur d'Etat en Science politique, colonel de réserve, ancienne auditeur de l'IHEDN, Caroline Galactéros préside le think tank Geopragma qui plaide pour une approche réaliste des relations internationales et s'active pour que la France retrouve son rôle de puissance indépendante sur la scène internationale.
Polémologue, spécialiste de géopolitique et d'intelligence stratégique, elle décrit sans détours mais avec précision les nouvelles lignes de faille qui dessinent le monde d'aujourd'hui.