Pourquoi les pauvres votent à droite ? Avec Christophe Guilluy, Carine Marcé et Françoise Fressoz sur France Inter.


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09.09.2013

Cette question est d’abord celle d'un livre du politologue américain Thomas Frank, dans lequel il montre que les partis de gauche ont de plus en plus de mal à séduire les classes populaires.
Ce qui est vrai aux Etats-Unis l'est-il également en France ? Comment peut-on comprendre cette dynamique qui défier les schémas de notre histoire politique la plus installée ?

Emission "Service public", animée par Guillaume Erner.

Finitude et ouverture : vers une éthique de l'espace. Sur les fondements de la société. Avec Peter Sloterdijk à l'Université de tous les savoirs.


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25.11.2000

"La différence topologique originelle entre l'intérieur et l'extérieur s'impose dans un premier temps sans jalons matériels massifs ; sur elle repose l'univers magique des identités qui, dans la plénitude démesurée de ses réalisations isolées, répète constamment la loi de la production d'espace dominée par l'endosphère."
Dans cette constatation, le philosophe Peter Sloterdijk trouve matière à une réflexion sur la manière dont un groupe humain parvient à créer, sans même avoir recours aux murs, la "serre relationnelle" qui mènera les individus du groupe à leur optimum relatif. Il s'interroge sur la notion "d'intérieur", et sur le rôle de l'étrangeté dans la création des cultures au sein de "sphères" d'où l'on a exclu le mal.
Une réflexion hors du commun sur la genèse de la sphère sociale et sur le rôle du "bien" et du "mal". Pour tenter de répondre à ces questions, l'exposé prendra appui sur le repérage des ruptures qui ont caractérisé, entre l'Antiquité et le XXe siècle, la longue histoire du livre, de l'édition et de la lecture.

La Suisse, nation fêlée ! Avec Antoine Chollet au Club 44 à la Chaux-de-Fond.


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01.06.2006

Antoine Cholet s’interroge sur l’identité politique de la Suisse : est-elle une nation ? C'est donc à une enquête que nous sommes ici conviés.
Le conférencier commence par définir son concept de la nation, qu'il articule autour de quatre éléments: un état centralisé, un territoire, une histoire et un peuple.
De cette définition naît l'ambiguité : il manque en effet ces quatre éléments -dans leur plénitude- à la Suisse. En fait d’état centralisé, on trouve plutôt un pouvoir central faible, débordé à la fois par des cantons ayant conservé de nombreuses prérogatives et par des associations privées redoutablement efficaces. Son territoire n’est que le résultat hasardeux de traités d’entraide successifs ; son histoire est marquée par la désunion et les guerres; quant au peuple suisse, il faut avoir une imagination fertile pour en concevoir concrètement l’existence. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de combler cette "fêlure nationale" en édifiant des mythes politiques rassembleurs, parmi lesquels la neutralité armée, le consensus, le fédéralisme ou la démocratie. Mais force est de constater que cette mythologie tourne parfois à vide…
En confrontant, sans langue de bois, la Suisse au concept de nation, Antoine Cholet démontre les limites d’une telle perspective. Mais ce n'est pas pour considérer cette "fêlure nationale" comme un problème, mais plutôt comme une chance pour le pays de dépasser une construction nationaliste insatisfaisante.

La question post-coloniale : une analyse géopolitique. Avec Yves Lacoste à la Librairie Mollat.


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09.09.2010

La forte présence en France de ressortissants d'anciennes colonies est le principal paradoxe de ce que l'on appelle désormais la question post-coloniale. Dans le cas de l'Algérie en particulier, on aurait pu penser que les combattants d'une longue et douloureuse guerre d'indépendance ne voudraient plus avoir de liens avec l'ancienne métropole. Or de nombreux patriotes sont venus, après 1962, rejoindre de ce côté-ci de la Méditerranée des Algériens déjà installés pour des raisons économiques et qui n'entendaient pas rentrer chez eux. Les uns et les autres sont devenus majoritaires dans les "grands ensembles" qui avaient été bâtis pour des Français à la périphérie des villes au cours des années 1960 et 1970.
Depuis trente ans, ces "grands ensembles" ou ces "cités" sont le lieu d'émeutes déclenchées par des "jeunes" d'origine immigrée victimes de discriminations et du chômage. Souvent ces "jeunes" ne savent ni ne comprennent pourquoi ils sont nés en France et pourquoi leurs pères et leurs grands-pères se sont établis dans un pays qu'ils avaient âprement combattu. Leur sentiment de déracinement se double d'une fréquente ignorance des circonstances dans lesquelles leur patrie a autrefois été conquise et mise sous tutelle. Ils ne connaissent pas toujours non plus les débats et les conflits qui ont pu diviser les mouvements pour l'indépendance.
Afin d'éclairer la lanterne des ex-colonisés comme des ex-colonisateurs et de clarifier cette très complexe question post-coloniale, Yves Lacoste propose une analyse géopolitique et un récit historique. Analyse géopolitique pour décrire les rivalités de pouvoir qui ont facilité les entreprises européennes (notamment la traite des esclaves), récit historique pour comprendre le déroulement des conquêtes puis des luttes de libération.
Cette démarche se veut une contribution à l'apaisement des malentendus, des ressentiments, des rancœurs.

Réalité et problèmes de l'Orient arabe contemporain. Avec Henry Laurens à Aubervilliers.


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10.05.2010

Le professeur Henry Laurens nous dresse un tableau de l'état actuel du monde arabe oriental.
Il nous fait comprendre en quoi la problèmatique moderne de constitution d'états de droit, couplée à la séquence de la colonisation, continue de modeler cette aire culturelle.

Entretien avec Julien Gracq sur France Culture.


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1959

Cet entretien -rare- accordé par Julien Gracq nous permet d'en apprendre un peu plus sur son enfance et sur la genèse des ses écrits.

Emission "Tous les plaisirs du jour sont dans la matinée".

Sur la notion de taille en géopolitique : réponse à la propagande européiste. Avec Gilles Ardinat au Cercle Aristote.


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03.03.2014

L'un des arguments les plus invoqués pour justifier le "machin" européen est la nécessité de former un "grand ensemble" qui ferait contrepoids aux locomotives de la mondialisation que sont les Etats-Unis ou la Chine.
Gilles Ardinat, en s'appuyant sur plusieurs exemples historiques récents ou actuels (le Japon pendant la 2e Guerre Mondiale, le conflit Israëlo-Arabe ou le poids du Qatar sur la scène internationale), nous montre que la taille n'est qu'un élément de la puissance parmis d'autres, et qu'il n'est en aucun cas un critère nécessaire pour qu'une entité politique joue un rôle important dans le concert des nations.

L'effondrement de la mondialisation. Avec Hervé Juvin à l'Ecole de Guerre.


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02.02.2010

Une réflexion sur les paradoxes de la mondialisation et sur le retour fracassant de la géographie et de l'histoire des peuples dans l'actualité.
La conférence est organisée par la "Société de Stratégie" et la "Revue Agir".