L'Algérie et la repentance coloniale. Avec Daniel Lefeuvre pour Herodote.net.


(0)
324 Vues
0 commentaire
04.2006

L'historien Daniel Lefeuvre nous propose de revenir de façon nuancée et critique sur la colonisation et la guerre d'Algérie, pans tragiques de notre passé colonial.
Mais c'est surtout des enjeux de mémoire dont il est question. Car après la décolonisation, une nouvelle génération d'anticolonialistes s'est levée, qui mène combat pour dénoncer le péché capital que nous devons tous expier : notre passé colonial, à nous français.
Mais le passé est-il aussi simple pour se résumer à un affronterment entre des gentils et des méchants ? Et peut-on en finir avec la repentance se faire le chantre de la colonisation ?
Un entretien mené par Richard Fremder, qui risque de heurter les partisans de la commémoration nostalgique comme les tenants d'une repentante mal entendue.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


(0)
497 Vues
0 commentaire
07.2019

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique et géopolitique de l'été 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1 : questions nationales
 - Les élections européennes
 - Marion Maréchal-Le Pen / Eric Zemmour
 - L'écologie politique
 - L'armée française et les officiers supérieurs
 - Le cas Vincent Lambert et l'euthanasie
 - La Réforme du bac
 - La PMA
 - La loi AVIA
 - Le foot féminin

PARTIE 2 : questions internationales
 - Nominations européennes
 - L'Allemagne / Le Brexit / L'Italie  / La Grèce
 - Trump 2020 ?
 - Libye / Mali
 - Les Aéroports de Paris
 - Les taux négatifs
 - Les miniboots italiens
 - La finance de l'ombre / Deutsche Bank
 - La chute de l'empire américain
 - Origine socialiste ou capitaliste de l'immigration ?
 - Hommage

Le grand remplacement, réalite ou intox ? Avec Jean-Paul Gourévitch au Cercle Aristote.


(0)
294 Vues
0 commentaire
25.03.2019

La théorie du "Grand Remplacement" initiée par Renaud Camus en 2011, encensée par les uns, dénoncée par les autres, n'est que l'aboutissement d'un processus dont il n'est pas prouvé qu'il soit inéluctable.
Expert international de l'Afrique, des migrations et de l'islamisme radical, Jean-Paul Gourévitch interroge la réalité de la transformation quantitative et qualitative de la population française à partir des chiffres les plus récents. Il fait le point sur le solde naturel des naissances, le solde migratoire, l'importance et la structure de la communauté musulmane tout en rectifiant, au passage, des données souvent perverties par une désinformation militante.
Nous découvrons, en parallèle, l'ensemble des variables démographiques, climatiques et sociétales susceptibles de modeler l'évolution de la France pendant les trente prochaines années, avec les scénarios qui en découlent.
Puissons-nous tirer nos propres conclusions, à la lumière des analyses parfaitement documentées et sourcées que nous fournit Jean-Paul Gourévitch.

Quelle littérature dans un pays défait ? Avec Juan Asensio et Pierre Mari au Cercle Aristote.


(0)
420 Vues
0 commentaire
03.06.2019

Le critique littéraire Juan Asensio et l'écrivain Pierre Mari, alors qu'ils viennent respectivement de publier Le Temps des Livres est passé (Ovadia) et En pays défait (PGR), échangent leurs vues sur l'effacement de la littérature française et l'abêtissement des classes dirigeantes.
Car si les élites françaises avait une particularité qui faisaient notre fierté, c'était le lien étroit qu'elles entretenaient avec la littérature et, plus généralement, la langue.
Comment alors devons-nous comprendre l'effondrement de la qualité des productions littéraires en France et le déclin parallèle de la critique ? Et quelle en est la cause ? Haranguer virilement les élites françaises et vilipender leur décadence nous permettra-t-il de relever la tête ?

Rwanda, un génocide en questions. Avec Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


(0)
374 Vues
0 commentaire
25.02.2014

Vingt ans après les faits, il n'est plus possible de dire que le génocide du Rwanda était programmé, que la France en serait complice, que pour le commettre, les "extrémistes" hutu avaient créé une cellule secrète nommée Akazu, qu'ils avaient dressé des listes de Tutsi à abattre, qu'ils avaient fondé la radio des Milles Collines pour les besoins de leur propagande génocidaire, qu'ils assassinèrent leur propre président en abattant son avion et qu'enfin ils firent un coup d'état dans la nuit du 6 au 7 avril 1994.
Ces idées reçues, qui constituaient les bases de l'histoire officielle écrite par les vainqueurs de la guerre civile rwandaise afin de légitimer la conquête du pouvoir par le général Kagamé, ont été balayées par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda créé par le Conseil de sécurité de l'ONU afin de juger les responsables de ce génocide.
Expert assermenté dans les principaux procès qui se tinrent devant ce tribunal, Bernard Lugan a eu accès à la totalité des ses archives, ce qui lui permet de rétablir la vérité au sujet du génocide du Rwanda.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

La langue française et les femmes. Avec Bérénice Levet et Bernard Cerquiglini à Répliques sur France Culture.


(0)
233 Vues
0 commentaire
27.04.2019

"En ce début du XXI° siècle, lit-on dans le dernier rapport de l'Académie Française, tous les pays du monde et en particulier la France et les autres pays entièrement ou en partie de langue française connaissent une évolution rapide et générale de la place qu'occupent les femmes dans la société de la carrière professionnelle qui s'ouvre à elles, des métiers et des fonctions auxquelles elles accèdent sans que l'appellation correspondant à leur activité et leur rôle réponde pleinement à cette situation nouvelle. Il en résulte une attente de la part d'un certain nombre croissant de femmes qui souhaite voir nommées au féminin la profession ou la charge qu'elles exercent et qui aspirent à voir combler ce qu'elles ressentent comme une lacune de la langue."
Mais le jumelage systématique du genre grammatical avec le sexe est-il une victoire pour les femmes et pour la langue ? Cet aggiornamento tardif réjouit en tout cas le linguiste Bernard Cerquiglini autant qu'il attriste la philosophe Bérénice Levet qui, tous deux, expliquent leurs positionnements.

L'archipel français, naissance d'une nation multiple et divisée. Avec Jérôme Fourquet à la Fondation Jean Jaurès.


(0)
294 Vues
0 commentaire
11.03.2019

En quelques décennies, tout a changé : la France d'autrefois et sa matrice catho-républicaine s'est complètement disloquée. C'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous nos yeux.
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop, envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité – le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure.
Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d' "archipelisation" de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.
Où allons-nous, dans tout cela ?

Une rencontre animée par Jérémie Peltier.

La dernière révolution du général De Gaulle. Avec Arnaud Teyssier sur Radio Courtoisie.


(0)
337 Vues
0 commentaire
21.04.2019

Le 27 avril 1969, Charles de Gaulle perd le référendum qu'il avait organisé sur la Région et la réforme du Sénat. Il annonce aussitôt sa démission, se retire définitivement à Colombey, dont il ne sort que pour deux échappées étranges et romanesques vers l'Irlande et l'Espagne, et rédige des Mémoires d'espoir. Ses derniers mois au pouvoir ont souvent été présentés comme une succession d'erreurs ou de maladresses, attribuées pour l'essentiel à la vieillesse, ainsi qu'à l'incompréhension de la modernité dont Mai 1968 venait d'annoncer l'avènement avec fracas.
Arnaud Teyssier dit tout autre chose : de Gaulle, en ses derniers temps, avait pleinement pris conscience qu'il faisait face à un personnage nouveau, la société moderne, libérée du souvenir de la guerre, traversée de besoins et de désirs, et pour qui la puissante organisation de gouvernement qu'il avait mise en place était devenue trop lourde. Il appréhendait la venue de temps inédits, porteurs des illusions du bien-être, mais chargés de difficultés, de menaces, de crises.
C'est pour y préparer la France que de Gaulle entreprit, dans ses derniers mois, une révolution de grande ampleur. Pour lui, la réalité du monde, imprégnée d'histoire et de tragédie, était dangereuse, mais aussi pleine d'espoir : si on pouvait la saisir dans sa densité et dans sa profondeur, alors "un grand élan emporterait les êtres et les choses". De Gaulle, en 1969, pressent déjà les angoisses, la peur de l'inconnu, la tentation du renoncement et du nihilisme qui s'empareront cinquante ans plus tard de nos démocraties : aujourd'hui, en 2019, ses intuitions nous aident à corriger la myopie de notre civilisation.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.