Algérie : la colonisation selon François Hollande. Avec Daniel Lefeuvre et Jean Monneret sur Radio Courtoisie.


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14.01.2013

Après plus d'un siècle de colonisation, après la guerre meurtrière de décolonisation qui aura mené l'Algérie à l'indépendance et après le récent passage de François Hollande en Algérie où quelques discours ambigus (c'est le moins qu'on puisse dire) ont été prononcé, il est plus que temps de faire l'inventaire des effets de la colonisation française dans ce pays.
L'Algérie a-t-elle été profitable, économiquement parlant, pour la France, ou n'a-t-elle été qu'un fardeau pour la métropole ? Qu'en a-t-il été de l'agriculture ? Et de l'évolution de la santé ? La France a-t-elle pillée les hydrocarbures découverts dans le Sahara ?
Analysant les relations complexes et changeantes entre les différents acteurs de la colonisation, Daniel Lefeuvre et Jean Monneret proposent une histoire nuancée et critique de ce pan tragique de notre passé colonial, et mettent à mal, au passage, bien des idées reçues.

Émission du "Libre Journal de midi", animée de Roger Saboureau.

Les Gilets Jaunes et la guerre culturelle. Avec Youssef Hindi pour les Gilets Jaunes du bassin cannois.


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24.07.2019

La révolte des Gilets jaunes a pris de court le pouvoir en place et l'écrasante majorité des intellectuels, qui n'ont rien vu venir.
Plus d'une demi-année après le soulèvement initial, quelle est l'état de ce mouvement social ? Quelles ont été ses victoires et ses défaites ? Comment doit-il évoluer afin d'éviter les pièges qui lui sont tendus ?
Autant de questions auquelles le politologue Youssef Hindi répond, en nous rappelant au temps long de l'histoire, des révoltes et des révolutions.

Après Alstom, à qui le tour ? Avec Jacques Sapir, Hervé Juvin, Jacques Myard, Jean-Michel Quatrepoint, Paul-Albert Iweins, Denis Pluvinage, Franck DeCloquement, Leslie Varenne et Stéphanie Gibaud à l'Assemblée Nationale.


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26.11.2015

Un séminaire de réflexion/débat sur les risques que l’impérialisme juridique et numérique américain fait peser sur les entreprises françaises.
Avec plusieurs avocats ou des professionnels de l’intelligence économique, et en s'intéressant aux exemples de pays qui ont entrepris de défendre leurs entreprises et leurs citoyens contre la menace extérieure, les opérations américaines récemment menées contre les entreprises françaises ou européennes sont examinées afin de pouvoir prescrire des actions préventives aux politiques.

La République française est-elle la fille de la Révolution ? Avec Thomas Branthôme et Alexis Corbière pour La France insoumise.


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23.08.2019

Qu'est-ce que la République ? Quels sont ses principes et ses valeurs ? Certains prétendent que la République ne serait plus qu'un mot "vide de sens". Pourtant, elle continue de fédérer les Français autour d'un même espoir de "dignité pour tous".
Paradoxalement, l'histoire de la République reste mal connue. Présenter cette histoire controversée et toujours amplement débattue impose de remonter à ses fondements idéologiques à partir de la redécouverte d'Aristote au Moyen Âge qui donna naissance à un "républicanisme classique" qui se répandra des Cités italiennes aux États-Unis d'Amérique. Mais les "Lumières radicales" vont donner à ce républicanisme une connotation particulière en France, en l'associant à la démocratie, ce qu'on a appelé l' "exception républicaine française".
À partir de 1789-1792, la République devient l'objet de grands affrontements politiques et pendant plus d'un siècle source de divisions, parfois même au sein du camp républicain. Plus complexe que ne le laissait jadis entrevoir l'étude téléologique de l'idée républicaine, l'histoire que nous raconte Thomas Branthôme révèle qu'il n'y a pas une tradition républicaine mais plusieurs (conservatrice, libérale, jacobine, plébéienne). Le ralliement de la plupart des traditions politiques à l'idée républicaine au cours du XIXe siècle s'est ainsi faite sous ces couleurs diverses, habillant parfois des conceptions fort opposées.

Pas d'amalgame ! Avec Alain Soral pour Ni pute ni chômeur !


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04.2016

Dans ce 2e épisode de l'émission, nous est proposé une analyse de l'expression actuellement la plus utilisée par les politiques et une partie du peuple français depuis la tuerie Charlie Hebdo.
Comment comprendre cette expression de bon sens, parfois naïve, mais relativement désengagée et politiquement instrumentalisée ?
Alain Soral s'interroge à son tour, quelques jours seulement après les attentats terroristes de Bruxelles.

Y a-t-il eu épuration en France à la fin de la Seconde Guerre mondiale ? Avec Annie Lacroix-Riz pour les éditions Armand Colin.


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07.2019

Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration ?
Annie Lacroix-Riz explore cette question et nous montre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.
Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.

Le retour des peuples. Avec André Bercoff au Cercle Aristote.


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10.06.2019

Comment tout a basculé ? Qu'est-ce qui a fait qu'en quelques mois, le couvercle d'une marmite qui bouillait depuis quarante ans a sauté ? Qu'une élite se retrouva fort dépourvue quand la bise jaune fut venue ? Le tsunami n'est évidemment pas que français : Europe de l'Est, Russie, États-Unis trumpistes, Bolsonaro au Brésil, Salvini en Italie, sans oublier le Brexit, tout montre que les peuples se sont mis en mouvement. Ce n'est pas seulement le pouvoir d'achat ou le prix du carburant, mais aussi la dignité, l'identité et, pour tous ces peuples que l'on avait rangés au magasin des accessoires, retrouver leur appartenance, leur honneur et leur dimension d'êtres humains.
André Bercoff retrace les raisons de la colère : capitalisme de connivence, noblesse financiaro-administrative, clergé politico-médiatique et un tiers État fragmenté, divisé, caillassé, mais qui se recompose dans les tréfonds d'une France accablée par l'impôt et qui rejette ses dirigeants politiques.
Avec vigueur et humeur, il explique pourquoi ce peuple qu'on croyait complètement dissous dans l'alcool de la mondialisation refait surface dans tous les domaines, et avec une radicalité inconnue jusqu'alors.

Comment la dette a imposé son ordre social et politique. Avec Benjamin Lemoine à l'Université Populaire d'Amiens.


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02.02.2017

Pourquoi la dette publique occupe-t-elle une telle place dans les débats économiques contemporains, en France et ailleurs ? Comment s'est-elle imposée comme la contrainte suprême qui justifie toutes les politiques d'austérité budgétaire et qui place les États sous surveillance des agences de notation ?
À rebours de ceux qui voient la dette comme une fatalité et une loi d'airain quasi naturelle, Benjamin Lemoine nous explique comment, en France, l' "ordre de la dette" a été voulu, construit et organisé par des hommes politiques, des hauts fonctionnaires et des banquiers, de gauche comme de droite. Autrement dit, il fut le fruit d'un choix politique.
Cette conférence reconstitue la généalogie détaillée de ce choix stratégique, et prend la mesure de la grande transformation de l'État dans l'après-guerre. On réalise alors à quel point les nouveaux rapports entre finance privée et finances publiques sont au cœur des mutations du capitalisme, dans lequel l'État est devenu un acteur de marché comme les autres, qui crée et vend ses produits de dette, construisant par là sa propre prison.