Lumières, Droit pénal et Codes napoléoniens. Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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28.04.2018

Vulgate académique, quant à l'évolution du droit pénal français : la législation révolutionnaire (1791) se serait prévalue de l'humanisme de Voltaire et de celui du grand Italien Beccaria, l'illustre visionnaire de la refondation de ce secteur du droit, à l'inverse, les codes "criminels" napoléoniens (1808, 1810), avec leur regain de sévérité, auraient pris leurs distances avec cet humanisme.
Or cette approche "classique" est sujette à caution. Une prise en compte de la vision du temps sur l'homme relativise sensiblement un tel contraste : de Voltaire lui-même à Napoléon, sans en excepter la Révolution, elle a propension à mettre en valeur une continuité utilitariste. Et l'on se doit d'y constater que l'idéal d'humanité, omniprésent dans les paroles, a dès l'origine et continûment, difficulté à se faire autre qu'illusoire en profondeur, dans les esprits et dans les faits.
L'inconvénient d'une telle recherche, c'est que l'image convenue de l'esprit des Lumières, de la Révolution, de la phase impériale, s'en trouve au bout du compte, quant à l'orientation de son axe majeur, quelque peu écornée...

Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animée par Philippe Pichot-Bravard.

L'identité. Avec Rémi Soulié sur Radio Courtoisie.


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23.10.2018

"Enracinement" dit le poète, là où le politicien parle simplement d' "identité". Or, c'est tout un pays que l'on perd en troquant l'enracinement contre l'identité. C'est une réalité vivante, quasi charnelle, qui s'efface alors au profit de la coquille vide du concept glacé tant martelé, dont le contenu est, par essence, soumis aux aléas de la volonté.
Loin de la tentation universaliste qui marque notre époque, il est donc temps de retourner au coeur de ces racines secrètes mais si fécondes, d'en retrouver le pouvoir symbolique et régénérateur en explorant leur cheminement tantôt obscur, tantôt éclatant. Rémi Soulié inaugure cette salutaire mission de reconnaissance sur le sol de son propre "pays".
En embuscade, nous assistons au surgissement du "mystère" quasi sacré des figures venues du grand fonds ancestral qui parfois reviennent lors des changements de règne retentissants, comme pour mieux conjurer l'ère de la tabula rasa qu'appellent de leurs voeux les mondialistes actuels.
C'est en compagnie de Hölderlin, de Heidegger, de Novalis, de Shelley, de Boutang et des poètes occitans que Rémi Soulié éclaire avec grâce l'inspiration unique que nous laisse la racination, cette "poussée" initiatique sans laquelle nous ne pourrions être au monde. Un voyage vers l'intérieur en forme de splendides méditations métaphysiques qui débouchent à la fois sur l'enquête, l'Histoire et le mythe.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par François Bousquet.

La Crise des années 1930. Avec Olivier Dard pour Canal-U.


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17.01.2017

Décennie charnière de l'histoire de la France contemporaine, prélude à l'effondrement de 1940, les années trente sont communément associées à l'image d'une crise généralisée, rattachées à une forme d'ankylose et d'impuissance de la part des pouvoirs publics comme de la société française et assimilées à une période de décadence.
Olivier Dard entreprend de revisiter ces années d'entre-deux guerres avec un double objectif. D'abord, fournir un résumé de l'état des connaissances et des débats historiographiques concernant la période. Ensuite, en privilégiant notamment trois domaines que sont la vie politique et la crise des institutions, la crise économique, sa réception et les remèdes mis en oeuvre pour la juguler, et les enjeux diplomatiques et militaires, proposer une remise en perspective, articulée chronologiquement, des différents aspects de la crise française.
Il s'agit de montrer que la somme des contradictions paralysant la France des années trente explique le choix impossible de politiques claires et cohérentes de la part des gouvernants.

La place de la femme dans la société française. Avec Mona Ozouf sur Radio Courtoisie.


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01.1996

La France a longtemps passé pour le pays des femmes. Elle a pourtant la réputation d'être aussi celui d'un féminisme timoré qui a tardé plus qu'ailleurs à asseoir ses conquêtes. D'où vient cette timidité ? Et pourquoi le discours du féminisme extrémiste trouve-t-il en France si peu d'écho ?
C'est ce paradoxe qu'explore Mona Ozouf, en cherchant à écouter et à faire entendre "les mots des femmes", ceux qu'elles ont choisis elles-mêmes pour décrire la féminité. Ainsi se succèdent les figures et les voix de Madame du Deffand, Madame de Charrière, Madame Roland, Madame de Staël, Madame de Rémusat, George Sand, Hubertine Auclert, Colette, Simone Weil et Simone de Beauvoir.
La traversée de cette galerie fait découvrir la diversité inventive des cheminements féminins et met en valeur une singularité française dont Mona Ozouf restitue magistralement l'histoire et les contours, à savoir que les Français (et ce neutre englobe bien entendu les Françaises !) demeurent capables de négocier un rapport heureux entre la différence et l'égalité.

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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09.2019

Dans ce grand entretien de rentrée, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique de septembre 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1
1. Cercle Aristote :
 - 00'20 : actualité éditoriale
2. Questions nationales :
 - 09'55 : Chirac, la mort du Grand Con
 - 30'45 : la Convention de la Droite
 - 45'40 : l'incendie de Lubrizol à Rouen
 - 52'15 : Justice, affaires Balkany et Mélenchon
 - 57'25 : Onfray vs. Asselineau

PARTIE 2
3. Questions internationales :
 - 00'05 : le Brexit
 - 24'50 : Italie -Salvini
 - 33'50 : Trump
 - 39'20 : Greta...
4. Economie :
 - 44'55 : pauvreté de masse en Allemagne
 - 47'50 : la crise

Histoire des femmes et de leurs luttes au cours des années 1968. Avec Michelle Zancarini sur Radio Libertaire.


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2018

Les récits des violences comme les modes de prise de parole étudiante révèlent la place du féminin dans les événements de Mai 68. Au cours des longues grèves, l'occupation des usines délimite les territoires respectifs des hommes et des femmes et la définition des rôles reproduit la différence inégalitaire des sexes.
Mais parfois, les grèves d'ouvrières prennent un tour spécifique, tant par leurs revendications que par les réactions qu'elles suscitent au sein des syndicats et de la population masculine. Une nouvelle conscience de genre naît dans le combat pour l'émancipation sexuelle et pour la libéralisation de l'avortement.
Moteur de la contestation, le combat féministe pèse enfin sur le débat interne aux centrales syndicales. Au total, ce sont les relations entre genre et politique qui connaissent une mutation décisive au cours des années 1968 en France...

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

La laïcité est-elle une et indivisible ? Avec Laurent Bouvet et Jean Bauberot sur France Culture.


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06.03.2018

Un nouveau rapport sur la laïcité qui vient d'être remis au gouvernement fait le constat d'un "fléchissement de la mobilisation" sur ce sujet. Est-ce à dire que la laïcité est mal défendue ? Ou au contraire, qu'elle peut faire l'objet de plusieurs interprétations ?
Toujours selon son rapporteur, il semblerait que c'est dans "les territoires de la géographie prioritaire de la politique de la ville" que les contestations sont les plus fortes, autrement dit dans les quartiers populaires. Principal élément perturbateur selon lui : l'islam radical.
Comme le note l'Agence France Presse, ce rapport a été "fraîchement accueilli" dans certains milieux. Et ceci n'a rien de surprenant : depuis quelques années, la laïcité est redevenue un sujet de crispation, en particulier à gauche, entre les tenants d'une approche dite 'libérale', voire ouverte, et ceux qui défendent au contraire sa stricte application, pas seulement à travers la loi mais aussi en termes de principe politique. Ces positions sont-elles vraiment irréconciliables ?

Émission "Du Grain à moudre", animée par Hervé Gardette.

La non-épuration en France. Avec Annie Lacroix-Riz à la Librairie Tropiques.


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17.09.2019

Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration ?
Annie Lacroix-Riz se pose cette question dans son dernier ouvrage La non-épuration en France (Armand Colin, 2019) dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.
Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.