Turgot, un libéral au pouvoir. Avec Benoit Malbranque à l'Institut Coppet.


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12.05.2015

Supposez qu'un homme politique arrive au pouvoir et découvre la situation catastrophique des finances publiques. L'État est au bord de la banqueroute, incapable de rembourser ses créanciers. Cet homme n'est pas François Hollande mais un économiste brillant et partisan du "laissez faire, laissez passer !" des Physiocrates… Non, nous ne sommes pas en 2015 mais en 1774 et cet homme c'est Turgot, nommé ministre des finances par Louis XVI, en pleine crise de la dette. Que va-t-il faire ?
En deux ans, il va tailler dans les dépenses de la Maison du roi, engager des réformes audacieuses pour libérer l'économie des entraves administratives. Il ira même jusqu'à sermonner le roi en ces termes : "Il faut, Sire, vous armer contre votre bonté, de votre bonté même, considérer d'où vous vient cet argent que vous pouvez distribuer à vos courtisans".
Tout à la fois philosophe, économiste, et ministre d’État, Turgot est une personnalité d'une envergure considérable. Collaborateur de l'Encyclopédie, ami proche de Voltaire, correspondant régulier de Condorcet, membre, bien malgré lui, de la Physiocratie, Turgot brilla d'une lumière rare au sein de la sphère intellectuelle française de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Tour à tour intendant à Limoges, dans le Limousin, puis ministre sous Louis XVI, il a aussi laissé, comme administrateur, une trace incomparable.

La Guerre Civile en France. Avec Francis Cousin pour le Collectif Guerre de Classe.


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07.2019

C'est avec son regard radical et critique que Francis Cousin commente l'actualité du mois de juillet 2019. L'occasion d'aller au-delà de l'écume des choses pour comprendre les logiques profondes qui meuvent notre monde.
 - 0'01'25 : introduction : comment traiter l'actualité
 - 0'09'59 : le 14 juillet
 - 0'30'42 : l'ingénierie sociale
 - 0'40'56 : mystifications omniprésentes
 - 1'00'03 : CETA, Mercosur
 - 1'06'44 : Vincent Lambert
 - 1'17'28 : émancipation contre restructuration
 - 1'24'01 : guerres, cycles du capital, phagocytose
 - 1'35'12 : endettement, finance
 - 1'47'20 : médias, affaires politiques
 - 1'54'07 : crack bancaire, guerre civile
 - 2'09'12 : Dieudonné, Alain Soral
 - 2'14'47 : l'affaire Chouard
 - 2'15'44 : lire Marx, se tenir debout

Le poujadisme, une révolte. Avec Dominique Borne sur France Culture.


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12.01.2019

Le mouvement des gilets jaunes a suscité de divers côtés, depuis qu'il a commencé, un rapprochement avec le poujadisme, cette explosion de colère collective qui a marqué en profondeur les dernières années de la IVe République, de 1954 à 1958 en ébranlant les institutions et en contribuant au discrédit du personnel politique. Il serait donc intéressant d'aller y voir de plus près en se demandant ce que le mot de "poujadiste" peut signifier dans les esprits de nos contemporains, après soixante-dix ans écoulés. Et surtout en allant considérer la nature, les ressorts et les effets de ce phénomène, replacé dans son temps et resitué dans la durée.
Assurément, la France de l'époque était bien différente de celle d'aujourd'hui : quant à ses équilibres géographiques, quant à la répartition du travail et des richesses, quant au poids respectif des catégories sociales, quant à la nature des institutions, quant à la mémoire du passé récent, quant aux attentes partagées ou contradictoires des populations. Les partis politiques, les syndicats, les églises structuraient la société avec une vigueur qui a disparu.
Parmi les moyens de communication, la radio était dominante et la télévision balbutiait encore dans sa prime jeunesse, à une distance immense des nouvelles technologies qui modifient désormais en profondeur les procédés de la mobilisation et jusqu'à la démarche même des manifestations de masse.
Mais avec tout cela, il serait bien étonnant que ne se révèlent pas, d'une époque à l'autre, des résurgences et des continuités dans les formes de la contestation, selon certains traits durables du tempérament national.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

L'Algérie et la repentance coloniale. Avec Daniel Lefeuvre pour Herodote.net.


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04.2006

L'historien Daniel Lefeuvre nous propose de revenir de façon nuancée et critique sur la colonisation et la guerre d'Algérie, pans tragiques de notre passé colonial.
Mais c'est surtout des enjeux de mémoire dont il est question. Car après la décolonisation, une nouvelle génération d'anticolonialistes s'est levée, qui mène combat pour dénoncer le péché capital que nous devons tous expier : notre passé colonial, à nous français.
Mais le passé est-il aussi simple pour se résumer à un affronterment entre des gentils et des méchants ? Et peut-on en finir avec la repentance se faire le chantre de la colonisation ?
Un entretien mené par Richard Fremder, qui risque de heurter les partisans de la commémoration nostalgique comme les tenants d'une repentante mal entendue.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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07.2019

Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique et géopolitique de l'été 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1 : questions nationales
 - Les élections européennes
 - Marion Maréchal-Le Pen / Eric Zemmour
 - L'écologie politique
 - L'armée française et les officiers supérieurs
 - Le cas Vincent Lambert et l'euthanasie
 - La Réforme du bac
 - La PMA
 - La loi AVIA
 - Le foot féminin

PARTIE 2 : questions internationales
 - Nominations européennes
 - L'Allemagne / Le Brexit / L'Italie  / La Grèce
 - Trump 2020 ?
 - Libye / Mali
 - Les Aéroports de Paris
 - Les taux négatifs
 - Les miniboots italiens
 - La finance de l'ombre / Deutsche Bank
 - La chute de l'empire américain
 - Origine socialiste ou capitaliste de l'immigration ?
 - Hommage

Le grand remplacement, réalite ou intox ? Avec Jean-Paul Gourévitch au Cercle Aristote.


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25.03.2019

La théorie du "Grand Remplacement" initiée par Renaud Camus en 2011, encensée par les uns, dénoncée par les autres, n'est que l'aboutissement d'un processus dont il n'est pas prouvé qu'il soit inéluctable.
Expert international de l'Afrique, des migrations et de l'islamisme radical, Jean-Paul Gourévitch interroge la réalité de la transformation quantitative et qualitative de la population française à partir des chiffres les plus récents. Il fait le point sur le solde naturel des naissances, le solde migratoire, l'importance et la structure de la communauté musulmane tout en rectifiant, au passage, des données souvent perverties par une désinformation militante.
Nous découvrons, en parallèle, l'ensemble des variables démographiques, climatiques et sociétales susceptibles de modeler l'évolution de la France pendant les trente prochaines années, avec les scénarios qui en découlent.
Puissons-nous tirer nos propres conclusions, à la lumière des analyses parfaitement documentées et sourcées que nous fournit Jean-Paul Gourévitch.

Quelle littérature dans un pays défait ? Avec Juan Asensio et Pierre Mari au Cercle Aristote.


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03.06.2019

Le critique littéraire Juan Asensio et l'écrivain Pierre Mari, alors qu'ils viennent respectivement de publier Le Temps des Livres est passé (Ovadia) et En pays défait (PGR), échangent leurs vues sur l'effacement de la littérature française et l'abêtissement des classes dirigeantes.
Car si les élites françaises avait une particularité qui faisaient notre fierté, c'était le lien étroit qu'elles entretenaient avec la littérature et, plus généralement, la langue.
Comment alors devons-nous comprendre l'effondrement de la qualité des productions littéraires en France et le déclin parallèle de la critique ? Et quelle en est la cause ? Haranguer virilement les élites françaises et vilipender leur décadence nous permettra-t-il de relever la tête ?

Rwanda, un génocide en questions. Avec Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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25.02.2014

Vingt ans après les faits, il n'est plus possible de dire que le génocide du Rwanda était programmé, que la France en serait complice, que pour le commettre, les "extrémistes" hutu avaient créé une cellule secrète nommée Akazu, qu'ils avaient dressé des listes de Tutsi à abattre, qu'ils avaient fondé la radio des Milles Collines pour les besoins de leur propagande génocidaire, qu'ils assassinèrent leur propre président en abattant son avion et qu'enfin ils firent un coup d'état dans la nuit du 6 au 7 avril 1994.
Ces idées reçues, qui constituaient les bases de l'histoire officielle écrite par les vainqueurs de la guerre civile rwandaise afin de légitimer la conquête du pouvoir par le général Kagamé, ont été balayées par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda créé par le Conseil de sécurité de l'ONU afin de juger les responsables de ce génocide.
Expert assermenté dans les principaux procès qui se tinrent devant ce tribunal, Bernard Lugan a eu accès à la totalité des ses archives, ce qui lui permet de rétablir la vérité au sujet du génocide du Rwanda.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.