Avoir raison avec Jacques Ellul. Avec Jérôme Ellul, Hélène Tordjman, Frédéric Rognon, José Bové, Édouard Piely, Théo Lapière-Bourrély et Margaux Cassan sur France Culture.


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01.08.2025

Jacques Ellul (1912-1994) est une personnalité difficilement classable : penseur de la technique, chrétien anarchiste, mais aussi précurseur de l'écologie politique, son œuvre colossale s'inscrit à la croisée de plusieurs disciplines et semble, à bien des égards, visionnaire. 
Dès le XXe siècle, il alerte sur les dérives de l'omniprésence de la technologie, lance des appels à la décroissance et anticipe la résurgence du sacré. 
Comment son œuvre, sa pensée et ses engagements peuvent-ils nous aider à nous orienter dans notre XXe siècle marqué par des crises multifactorielles ? 

Une série d'émission produite par Juliette Devaux.

Avoir raison avec Elisée Reclus. Avec Federico Ferretti, Béatrice Giblin, Philippe Pelletier, Valérie Chansigaud, Bérengère Cournut et Isabelle Louviot sur France Culture.


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08.2025

Voyageur infatigable et figure du mouvement anarchiste, Élisée Reclus a porté une approche sensible dans la pratique de la géographie. Il a développé une pensée avant-gardiste de l'écologie et un idéal de coexistence entre l'homme et la nature.
Militant anarchiste et communard, le géographe Élisée Reclus (1830-1905) profite de ses périodes d'exils politiques pour voyager et étudier la terre. Grâce à la popularité de ses ouvrages de vulgarisation géographique, mêlant rigueur scientifique et sensibilité littéraire, il obtient de son vivant une renommée mondiale.
Humaniste convaincu et pionnier de la pensée écologiste, Élisée Reclus mène toute sa vie un combat en faveur de l'émancipation individuelle et d'une meilleure harmonie entre les hommes et la nature.

Une série d'émission produite par Marie-Lys de Saint Salvy.

Ombre pour ombre. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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04.01.2024

Poétesse, essayiste, critique, pamphlétaire, Annie Le Brun est insaisissable comme une ombre qui se déplace à toute vitesse. Adolescente, elle plonge dans les écrits d'André Breton qui répondent à ses préoccupations. À vingt ans, l'écrivain l'invite à rejoindre, à Paris, le groupe surréaliste. Annie Le Brun découvre aux côtés de Radovan Ivšić, Toyen, Jean Benoît, une famille iconoclaste. En 1967, elle fait paraître son premier recueil de poésie, Sur le champ, aux Éditions surréalistes, puis participe à la création des éditions Maintenant où elle publie plusieurs textes poétiques.
Annie Le Brun abandonne ensuite la forme poétique pour l'essai. Le brûlot Lâchez tout, publié en 1977, est une charge cinglante contre ce qu'elle appelle "l'idéologie néo-féministe". Elle fait ensuite une rencontre décisive avec l'éditeur Jean-Jacques Pauvert qui lui propose d'écrire une préface pour les Œuvres complètes de Sade, un auteur qu'elle avait approché dans son étude du roman noir (Les Châteaux de la subversion, 1982). Annie Le Brun entretient des compagnonnages artistiques avec une myriade d'artistes (Jarry, Hugo, Roussel, Césaire...) travaillés par l'obscur, la révolte, la liberté.
Pour Annie Le Brun, il s'agit toujours de redonner du sens à un monde qui n'en a plus, chargé par une surcharge de réalité (Du trop de réalité, 2000). Entre critique de l'art contemporain (Ce qui n'a pas de prix, 2018) et critique des images (Ceci tuera cela, 2021), Annie Le Brun continue de saisir à vif un monde qui met l'imagination en danger.

Émission "Affaires culturelles", animée par Arnaud Laporte.

Le Book Club. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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30.08.2024

Poète, essayiste, spécialiste de l'œuvre du Marquis de Sade et de Victor Hugo, Annie Le Brun a accepté, depuis son appartement débordant de livres, de parler de lectures qui l'ont marqué avec, en filigrane, toujours, le désir comme force motrice de la vie.
Dans cette première bibliothèque construite avec son mari, le poète croate Radovan Ivsic, les livres sont une présence protectrice. Dans les caisses à fruits, puis dans celles de vin, se tiennent sur deux épaisseurs des ouvrages dans lesquels elle se repère sans mal. Rares sont les personnes qui parlent de la lecture avec tant de réel impact sur l'existence.
Les textes qu'elle a choisit racontent, sans détour, sa conscience poétique, son appétit de gaité et de lyrisme, son désir de savoir toujours accroché au désir tout court.

Émission "Le Book Club", animée par Marie Richeux.

Fernand Braudel, historien de l'économie-monde. Avec Arnaud Esquerre et Jean-Yves Grenier sur France Culture.


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03.04.2025

Fernand Braudel, né le 24 août 1902 à Luméville-en-Ornois et mort le 27 novembre 1985 à Cluses, est un des plus fameux et influents historiens français du XXe siècle. Auteur de La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II (1949), il marque durablement la discipline en inventant une temporalité plurielle et en s'attaquant à cet objet inédit. Encore aujourd'hui, cette œuvre magistrale tend à cacher son second chef-d'œuvre, une trilogie intitulée Civilisation matérielle, économie et capitalisme (1979) dans laquelle il s'attache à décrypter les dynamiques du capitalisme à l'époque moderne. Dans ses deux ouvrages, Braudel réfléchit à l'articulation entre le temps et l'espace dans la détermination de nos sociétés et dans l'analyse économique. Il développe une certitude : la genèse du capitalisme est strictement liée à l'échange.
Dans Enrichissement (Gallimard, 2017), Luc Boltanski et Arnaud Esquerre mobilisent et s'appuient sur les travaux de Fernand Braudel. Étudier leur ouvrage permet d'observer comment les concepts braudéliens sont réinterprétés et actualisés. Ainsi, cinquante ans ont passé, mais l'œuvre de Fernand Braudel demeure toujours une référence essentielle pour analyser et comprendre les dynamiques du capitalisme sur le temps long.

Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Aliette Hovine.

La vitesse de l'ombre. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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26.06.2023

Avec internet et le métavers, le capital est en train de réaliser son rêve jusqu'alors impossible d'un imaginaire où tout s'achète. Annie Le Brun a fait de l'imagination sa ligne de mire. Poète, elle n'a cessé de mettre en garde contre le rétrécissement de nos existences, personnelles et politiques.
Dans son ouvrage La vitesse de l'ombre, qui prend la forme de l'essai illustré, du poème et de l'enquête, elle cherche à comprendre la nature de l' "alchimie" singulière liant "les êtres et les images". Pourquoi nous arrêtons-nous devant certaines d'entre elles ? Que nous évoquent-elles de si intime et désirable dans leur énigmatique étrangeté ?

Émission "Par les temps qui courent", animée par Marie Richeux.

La Revolution française des années 60. Avec Antoine Compagnon et Jean-François Sirinelli sur France Culture.


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31.01.2026

Une révolution a eu lieu dans les années 60 du XXᵉ siècle. Pourquoi choisir 1966 plutôt que 1968 pour en comprendre la dynamique ?
Antoine Compagnon avance deux raisons à son choix. D'abord une raison personnelle, relevant de ce que Pierre Nora appelait "l'ego-histoire" : "C'est l'année où je me suis éveillé au monde, aux idées (...). C'est l'année où j'ai découvert la France." Mais surtout, 1966 lui apparaît comme "le début de cette seconde Révolution française". Selon lui, "la France a été en guerre entre 1914 et 1962" et ce n'est qu'après cette longue période que les choses commencent à changer. Il compare ainsi 1966 au "89 de la Révolution française", quand 1968 en serait "93, la véritable explosion"...
Jean-François Sirinelli partage ce diagnostic tout en l'élargissant. Pour l'historien, dès "le milieu des années 1960", la révolution est à l'œuvre, et 1968 agit avant tout comme "un accélérateur de particules historiques". Les ferments sont déjà là : télévision dans la moitié des foyers, transformations politiques issues du scrutin de 1965, rupture dans le monde intellectuel et premières avancées décisives pour les droits des femmes.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Le bon plaisir. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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12.12.1992

Dans un dialogue avec Jean-Jacques Pauvert, Alain Bernardin et Jean Benoît, mêlant érotisme, surréalisme et combats politiques, Annie Le Brun livre son propre auto-portrait littéraire et philosophique pour qui la poésie est au coeur de la vie, révolte qu'elle est contre cette condition humaine incapable de répondre à l'infinie du désir qui nous habite.Héritière de Breton, dotée d’une intelligence rare, elle célèbre l'œuvre méconnue d'Alfred Jarry, critique le féminisme "totalitaire" qui n'a plus pour unique ambition que de neutraliser le désir.
Fidèle au surréalisme, qu'elle voit comme une "révolte sensible" contre le monde, elle rejette sa récupération culturelle. Sade, enfin, incarne une "révolution épistémologique" : en démasquant les justifications sociales du désir, il révèle sa vérité crue.
Une voix libre, entre poésie, désir et subversion.

Une émission produite par Christine Goémé