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Qui est cet ancien haut fonctionnaire qui conseille Nicolas Sarkozy sur ses priorités économiques et sociales, après avoir intrigué, en d'autres temps, pour être secrétaire d'Etat dans un gouvernement de gauche ? Bref, à la confluence de la vie des affaires, de celles des médias et de la politique, qui tire autant de ficelles à la fois ? Qui pèse autant, dans l'ombre, sur les affaires publiques et sur les affaires privées ? Dans un étrange mélange des genres, dans d'incessants conflits d'intérêts, qui dispense ainsi ses "petits conseils" et symbolise à ce point le capitalisme de connivence français ?
Emission "La Suite dans les Idées".


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"Ce n’est pas une ultime résistance du religieux que l’on constate, ni même son retour triomphal, car il ne s’en était pas allé, mais sa recomposition dans la langue et les couleurs d’une nouvelle mythologie…" affirme Raphael Liogier dans ses enquêtes auprès de ceux qu’il appelle les "croyants post-industriels", sortes de "touristes de la foi et de l’être qui se cherchent perpétuellement dans les expériences de l’altérité."
Qui sont ces hypermodernes ? Quelles sont les nouvelles formes des spiritualités globales nées de la mondialisation des échanges, a fortiori religieux ?


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Fabuleux manuel à enrayer la mécanique littéraire, consommation-consumation du romantisme noir, les écrits d’Isidore Ducasse, comte de Lautréamont, s’impose toujours comme une redoutable effraction mentale.
La publication de ses oeuvres dans la Bibliothèque de la Pléiade donne l'occasion à l'émission Mauvais Genre de se consacrer à son personnage et à son oeuvre.


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Face au marché total, face à la concurrence éfreinée des firmes et des modèles juridiques, il semble aujourd'hui difficile de faire sa part à la justice sociale.
Armé de la certitude selon laquelle on ne régule pas les marchés comme on régule son chauffage central, le problématique soulevée par Alain Supiot est celle de la réglementation.
C'est donc à retrouver l'esprit de 1944 (Déclaration de Philadelphie), celui de la première Déclaration internationale des droits à vocation universelle qu'il s'emploie.
Emission "La Fabrique de l'Humain".


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Le monde médiatique est ainsi fait désormais qu’aucun pan de l’actualité ne semble devoir échapper à l’analyse autorisée d’un spécialiste, quelle que soit la question abordée. Là où le bât commence à blesser, c’est lorsque les mêmes experts tournent en boucle, trustant les mêmes colonnes de journaux, les mêmes ondes de radio et les mêmes plateaux télé. Et cela devient franchement embarrassant lorsqu’il s’avère que les dits spécialistes, pourtant pris en flagrant délit d’erreurs de jugement, reviennent comme si de rien n’était distiller leurs prophéties. Cette question est particulièrement sensible en ces moments de crise, dans les domaines de l’économie et de la finance et nous amène à poser la question des conflits d’intérêts auxquels sont confrontés certains économistes parmi les plus en vue.
Mais il y a va aussi de la responsabilité des journalistes, pas toujours très curieux sur ce sujet, ni très imaginatifs lorsqu’il s’agit de faire entendre de nouvelles voix. Que ce soit en termes d’individus, mais aussi en termes d’idées : ceux qui remettent en cause l’économie de marché seraient ainsi largement minorés.
Dans ces conditions, à quoi servent les journalistes économiques ?
Emission "Du Grain à moudre".


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Les Etats-Unis, dans les années 20 et avec 6% de la population mondiale, produisaient plus de 50 % du PIB de la planète et en consommaient encore davantage grâce au crédit facile.
Hélas, on sait comment ont fini "les rugissantes années 20" : crise de surproduction agricole, krach boursier américain, faillites bancaires en chaîne, ruine des épargnants, chômage de masse, fermeture des frontières, montée des mouvements autoritaires dans presque toute l'Europe. Et finalement, la pire des guerres qu'ait connues le monde.
Comme dans les années 1920, notre monde actuel connaît un certain nombre de situations paradoxales : La masse monétaire en circulation à travers le monde progresse à une vitesse bien supérieure à la croissance mondiale et les Etats-Unis sont en quasi-plein emploi - pourtant l'inflation, qui devrait logiquement s'ensuivre, demeure étrangement absente. Les Américains -ménages et Etat fédéral confondus- sont endettés dans des proportions gigantesques, mais le dollar reste fiable ; Chinois et producteurs d'hydrocarbures de pétrole et de gaz continuent à éponger ces déficits prodigieux, puisqu'ils ne savent pas quoi faire d'autre de leurs gigantesques profits.
Pour rester en Europe, autre paradoxe : la monnaie unique était censée rapprocher les politiques budgétaires et fiscales des Etats-membres. Mais il se passe exactement le contraire : la situation des pays en forte croissance, comme l'Espagne ou l'Irlande appellerait des politiques monétaires restrictives - pour éviter la surchauffe ; celle des pays en stagnation, comme l'Italie, ou à la croissance molle, comme la France, exigerait au contraire un relâchement des taux de la BCE....
A combien de mois, combien de semaines, sommes-nous de l'éclatement de la vraie crise boursière des années 2000 ? Quelles en seront les conséquences financières, économiques, politiques, morales ? Quelles leçons pouvons-nous tirer du précédent des années 30 ?
Emission "Du Grain à moudre".
Remarque : cette émission, enregistrée quelques mois avant le début de la crise dite des "subprimes", est intéressante dans la mesure où elle permet de distinguer différentes positions épistémologiques dans le domaine de l'économique, qui n'ont pas toutes le même degré de correlation à la réalité...


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Observateur des campagnes napoléoniennes, Clausewitz a compris la nature de la guerre moderne : les termes de "duel", d'"action réciproque" ou de "montée aux extrêmes" désignent un mécanisme implacable, qui s'est depuis imposé comme l'unique loi de l'histoire.
Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins.
René Girard fait de Clausewitz le témoin fasciné d'une accélération de l'histoire. Hanté par le conflit franco-allemand, ce stratège éclaire, mieux qu'aucun autre, le mouvement qui va détruire l'Europe.
"Achever Clausewitz", c'est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l'apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd'hui la planète entière.


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