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La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui.
La dynamique de l'accumulation du capital induit-elle inévitablement sa concentration toujours plus forte entre quelques mains ? Ou bien les forces équilibrantes de la croissance, de la concurrence et du progrès technique conduisent-elles à une réduction des inégalités ?
Thomas Piketty met en lumière l'aggravation des inégalités et propose des moyens pour inverser cette tendance.


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Conférencier, essayiste et ancien patron de PME, Philippe Derudder expose de manière très pédagogique le mécanisme de la création monétaire par les banques: créer de l'argent, c'est créer de la dette. Philippe Derruder explique la nature des 3 types de monnaie du système financier, notion cruciale pour comprendre l'émission de monnaie:
1. monnaie de banque centrale: l'argent qu'une banque emprunte à la banque centrale contre un intérêt fixé par cette dernière. En modulant ce taux d'intérêt, la banque centrale rend le crédit plus ou moins onéreux et régule par ce biais la vigueur de l'économie;
2. monnaie fiduciaire (de fidès - confiance): monnaie papier émise par la banque centrale à laquelle tous les agents économiques accordent leur confiance comme moyen de paiement;
3. monnaie scripturaire (de scriptum - écriture) ou monnaie de compte: monnaie créée par une banque lorsqu'elle accorde un crédit à un particulier, une entreprise, une collectivité publique.
Les explications de Philippe Derudder ont d'attirer l'attention sur un mécanisme central de l'activité humaine, mécanisme autour duquel s'articule le partage du pouvoir entre les agents économiques. Contrôler la création monétaire, c'est en fin de compte déterminer les gagnants et les perdants de l'activité économique et en décider des finalités.


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L'étude de l'évolution des systèmes techniques nous montre à quel point certaines innovations ont bouleversé la nature même des savoirs et des système sociaux qui s'en étaient accomodés. La révolution numérique fait partie de ces technologies qui transforment le monde dans lequel elles éclosent : une nouvelle épistémè se constitue sous nos yeux.
Comment donc penser l'émergence du web qui rend l’écriture réticulaire accessible à tous ?
Et comment pouvons-nous mettre en œuvre les nouvelles formes d’enseignement, de travail et favoriser les décisions politiques qui nous permettront d'utiliser ce système technique à bon escient ?


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À la chute du mur de Berlin en 1989, le capitalisme triomphait. Vingt ans plus tard, il est à l’agonie. Qu’a-t-il bien pu se passer entre-temps ?
On pourrait dire que le capitalisme a été atteint du même mal qui venait de terrasser son rival : l’organisation des sociétés humaines atteindrait un seuil de complexité au-delà duquel l’instabilité prendrait le dessus, faisant courrir le système à sa perte.
Une autre explication serait que le capitalisme avait besoin de l’existence d’un ennemi pour se soutenir. En l’absence de cette alternative, ses bénéficiaires n’auraient pas hésité à pousser leur avantage, déséquilibrant le système entier.
Autre explication possible encore : du fait du versement d’intérêts par ceux qui sont obligés d’emprunter, le capitalisme engendrerait inéluctablement une concentration de la richesse telle que le système ne pourrait manquer de se gripper un jour ou l’autre.
Entre ces hypothèses, il n’est pas nécessaire de choisir : les trois sont vraies et ont conjugué leurs effets dans la première décennie du XXIe siècle.
Cette rencontre de facteurs mortifères explique pourquoi nous ne traversons pas l’une des crises habituelles du capitalisme, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement final, et pour tout dire celle de sa chute.


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La globalisation, censée apporter bonheur et prospérité au plus grand nombre, tourne aujourd'hui au cauchemar pour des centaines de millions de membres des classes moyennes, lentement mais sûrement paupérisés.
Quelques années après la chute de Lehman Brothers, rien n’a été réglé. Bien au contraire.
Les causes de la crise -déséquilibres commerciaux et déficits qui en découlent– sont toujours là. Et la Chine, avec son yuan sous-évalué, continue d’engranger des excédents et poursuit sa stratégie de conquête...
A notre échelle continentale, l'Allemagne continue à jouer sa partition en solo et menace la construction européenne.
Dans ces conditions, quel avenir peut-on raisonnablement envisager ?




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L'émission s'articule autour du célèbre livre de Hongbing Song qui a fait bouger les lignes économiques officielles de régime chinois, et depuis peu disponible en français aux éditions Le Retour aux Sources.
Vendu à plus de 2 millions d'exemplaires en Chine, "Currency Wars" déroule l'histoire de la grande cabale monétaire qui a façonné le monde depuis plus de deux cents ans, de la constitution de la dynastie des Rothschild à la fin du 18e siècle jusqu'à la crise de 2008.
Livre de chevet des membres du Comité Central du Parti Communiste et des banquiers chinois, "La Guerre des Monnaies" a fait comprendre aux dirigeants de la future première économie mondiale qu'une guerre redoutable livrée dans les coulisses du pouvoir, suivant un axe Londres/Wall Street, tentait d'établir coûte que coûte un nouvel ordre mondial au profit d une oligarchie financière sans foi ni loi.
L'avenir nous dira si cette lecture a été profitable à la futur première puissance économique mondiale !
Une émission menée par Jean-Louis Roumégace.




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Alors qu'il fut peut-être le plus grand poète du XXe siècle, Ezra Pound est aujourd'hui traité comme un chien crevé. Il eut en effet le tort de se trouver du côté des perdants de l'histoire suite à son soutient au régime fasciste italien.
Que reste-t-il aujourd'hui de son oeuvre ? Qu'est ce que sa vie -mouvementée!- peut encore nous enseigner ?


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