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Y a-t-il eu, dans l'entre-deux-guerres, un fascisme français ? Pourquoi cette question demeure-t-elle une controverse historique majeure ? En quoi conditionne-t-elle non seulement notre passé, mais aussi notre présent ?
Revisitant l'un des sujets les plus brûlants des droites françaises de l'entre-deux guerres, le grand historien Zeev Sternhell met en lumière toutes ses zones d'ombre.
Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.


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Comment devons-nous, aujourd'hui, comprendre le phénomène nazi ? Peut-on l'attribuer à l'Allemagne seule ou l'intelligibilité du nazisme exige-t-elle de le remettre dans son contexte européen et occidental ? Car si la République de Weimar est politiquement en crise à à la fin des années 1920, c'est bien le terrible choc exogène que constitute la crise financière américaine de 1929 qui va l'abattre. Dans l'arrivée au pouvoir des nazis, c'est la conjoncture qui l'emporte donc largement sur la structure, et le hasard sur la nécessité.
Retour sur un contexte très particulier, celui des années 1920, marqué par une succession de crises, qui verra le pays tomber dans la dépression économique et l'impuissance politique. Et c'est alors, et alors seulement, que le nazisme commence à attirer et à séduire en offrant une explication et un échappatoire. Tous les malheurs de l'Allemagne sont dus à une guerre de races qui a atteint, depuis 1914, son stade le plus critique. Et seul un pays régénéré et retrempé dans la volonté et le courage pourra affronter ses ennemis et les vaincre...
Un entretien mené par Valérie Hannin, pendant le 29e festival intitulé "1918-1939, la drôle de paix".


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Souvent rattachées aux notions de déclin voire de décadence, les années trente sont aussi une période de bouillonnement et de création, porteuse de sa propre identité et d'un "esprit" incarné par des figures et des groupements communément qualifiés de "non-conformistes".
Cette émission nous propose de revisiter cette période en nous intéressant particulièrement à ses nouvelles relèves. Il s'agit de montrer le cheminement croisé de deux entités qui structurent cet ensemble, les "réalistes" et les "spiritualistes", et de relier leurs discours et leurs pratiques.
Nées dans les années vingt, ces deux sensibilités forment des ensembles, constitué pour le premier, en voie de formation pour le second, à la veille de la grande crise, qui marque autant un point d'aboutissement qu'un nouveau départ pour des nouvelles relèves aspirant à une transformation profonde du pays dans laquelle elles auraient leur part.
Présentes sur de nombreux fronts politiques, sociaux ou culturels, ces relèves ne parviendront pas, à l'exception du groupe des technocrates, à jouer un rôle à la mesure de leurs ambitions...
Émission du "Libre Journal de chrétienté", animée par Olivier François.


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Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Frédéric le Moal donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme. Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò. Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.
Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.


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Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Frédéric le Moal donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme. Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò. Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.
Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animé par Hugues Sérapion.


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Partant du constat que dans le monde globalisé actuel les nations européennes ne peuvent plus, seules, avoir la force nécessaire pour faire face aux blocs, celles-ci risquent d'être amenées à disparaître de la compétition internationale. Seule la création d'une Europe forte et unie, reposant sur la défense de ses identités nationales et régionales, peut inverser les choses.
C'est ce à quoi Gabriele Adinolfi, figure incontournable du néofascisme italien, nous invite à réfléchir.
Émission du "Libre Journal des Européens", animée par Thomas Ferrier.


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Philippe Conrad, historien et journaliste, ancien rédacteur en chef de La Nouvelle Revue d'Histoire et actuel président de l'Institut Iliade, revient sur les origines, la trajectoire et les grands noms du nationalisme français.
- 0:00:22 : Définition du nationalisme
- 0:02:29 : Nationalisme et révolution française
- 0:06:09 : La Révolution française fut-elle nationaliste ?
- 0:09:07 : Le nationalisme de gauche au XIXeme siècle
- 0:14:39 : Le nationalisme français germanophobe
- 0:19:43 : Le nationalisme français et le colonialisme
- 0:23:47 : Le général Boulanger
- 0:27:56 : L'affaire Dreyfus
- 0:32:32 : Édouard Drumont
- 0:34:23 : Déroulède et Barrès
- 0:38:39 : Le nationalisme français et la question de la race
- 0:42:15 : Charles Maurras
- 0:45:15 : Le nationalisme français : une préfiguration du fascisme ?
- 0:49:24 : Le colonel de La Rocque
- 0:52:37 : La tentation fasciste
- 0:56:03 : Le Parti Populaire Français
- 1:00:47 : Marcel Déat
- 1:03:49 : Gaullistes et pétainistes : une lutte pour la légitimité
- 1:08:46 : Le discrédit du nationalisme après-guerre
- 1:10:45 : le renouveau du nationalisme en France dans les années 60
- 1:13:52 : Le Front National
- 1:18:43 : La "Nouvelle Droite" et la voie européenne
- 1:23:18 : Souverainisme et nationalisme
- 1:25:04 : L'avenir du nationalisme