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Pourquoi préférer la servitude à la liberté ? Telle est le grande question de la philosophie politique pour Deleuze et Guattari.
Répondre à cette question, c'est d'abord plonger dans l'Anti-Oedipe et comprendre le fonctionnement du désir, les machines désirantes et les corps sans organe. La schizophrénie comme processus et non comme maladie est alors pensée contre la psychanalyse et le capitalisme. Ensuite, il s'agit de se concentrer sur Mille Plateaux : revenir sur la notion de rhizome, puis ouvrir des espaces lisses avec la nomadologie et les machine de guerres.
Avec toujours cette question : comment résister contre la répression qui s'instaure parfois au plus profond de nous-même ? Comment combattre le fascisme en nous ?


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Philosophe controversé, Giovanni Gentile est probablement l'intellectuel le plus représentatif de la pensée fasciste italienne. Théoricien de l'idéalisme actuel (actualisme), il a cherché à concilier métaphysique et action politique, tout en marquant l'histoire de l'éducation italienne par ses réformes.
L'occasion de revenir sur son parcours intellectuel, ses engagements, ses débats avec Antonio Labriola et Benedetto Croce et l'héritage complexe qu'il laisse derrière lui. Une plongée dans les tensions entre philosophie et idéologie au cœur du XXe siècle.
Émission "Une Vie, une Œuvre", produite par Christine Goémé.


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Y a-t-il un "style de droite" ? Le "style" n'appartient-il qu'à la droite ? Le style est-il une invention réac ?
Pour répondre à ces questions, Vincent Berthelier, maître de conférences en littérature française et auteur du livre Le style réactionnaire - De Maurras à Houellebecq (éditions Amsterdam), nous fait traverser plus d'un siècle de littérature très à droite pour interroger les rapports entre les choix esthétiques, la manière d'écrire d'auteurs comme Bernanos, Jouhandeau, Aymé, Morand, Cioran… et leurs idées politiques.


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Julius Evola est l'une des grandes figures de la Droite italienne et même européenne du XXe siècle. Souvent associé à René Guénon et à l'école traditionnaliste, Evola appartient également au monde de la "Révolution conservatrice".
Philippe Baillet, l'un de ses principaux traducteurs français, revient en détail sur la vie et l'œuvre de cette figure étrange et fascinante par bien des aspects, ainsi que sa postérité.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'07'08 : Présentation du parcours de Philippe Baillet
- 0'14'15 : Division de l'entretien
- 0'17'23 : Origines et milieu social d'Evola
- 0'23'20 : Attitude anti-bourgeoise : débuts artistiques et philosophiques
- 0'30'45 : Evola et Arturo Reghini
- 0'37'02 : Impérialisme païen – nationalisme italien et critique du christianisme
- 0'53'29 : Relations d'Evola avec le régime fasciste
- 0'58'53 : Découverte de René Guénon
- 1'10'37 : Bachofen et "le droit maternel"
- 1'14'43 : Révolte contre le monde moderne
- 1'30'27 : Julius Evola et l’Allemagne
- 1'45'34 : Julius Evola et la droite italienne d’après-guerre
- 1'57'45 : Le fascisme vu de droite
- 2'00'13 : Chevaucher le tigre
- 2'12'40 : La postérité d'Evola en Italie
- 2'19'15 : La postérité d'Evola en France
- 2'30'47 : Regard critique sur Evola
- 2'46'48 : Recommandations de lecture
- 2'48'39 : Evola et Klages, une mise en parallèle


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Auteur des célèbres Romantisme fasciste et Dissidents de l'Action Française récemment republiés chez Pierre-Guillaume de Roux, Paul Sérant était doué d'une pensée éclectique dont il nous reste à mesurer l'importance.
Critiquant la modernité avec un regard vif et profond, il louait la tradition spirituelle et ethnoculturelle des peuples. Son œuvre, à la fois cohérente et disparate, est plus que jamais d'actualité.
Émission du "Libre Journal du soir", animée par Arnaud Guyot-Jeannin.


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Que s'est-il passé à Paris le 6 février 1934 ? Les évènements sanglants de cette soirée d'émeute ont nourri des interventions divergentes : celle, à gauche, d'un complot fasciste contre la République et la démocratie, celle à droite d'une journée fédératrice, quasi-mythique, pour la droite extra-parlementaire révoltée par l'affaire Stavisky.
Auteur d'un livre de référence sur le sujet, Olivier Dard montre que le 6 Février ne fut pas le résultat d'un complot, fasciste, jacobin ou royaliste et que les Ligues opérèrent dans le désordre sans chercher à prendre le pouvoir par la force. L'émeute fut provoquée par le limogeage du préfet Chiappe et c'est la gestion déplorable des forces de l'ordre qui fit couler le sang.
- 0'00'00 : Intro
- 0'00'59 : Situation politique après les élections de 1932
- 0'06'57 : L'affaire Stavisky
- 0'11'00 : Le lien entre la droite parlementaire et les ligues
- 0'18'02 : Les communistes, acteurs oubliés du 6 février
- 0'21'48 : Jean Chiappe, préfet de police de Paris
- 0'27'07 : Récit du 6 février 1934
- 0'34'48 : Se passe-t-il quelque chose en Province ?
- 0'36'00 : Les dirigeants des ligues ont-ils un but ?
- 0'41'00 : Quel est le role des chefs militaires ?
- 0'43'02 : Des réactions au sein de l'armée ?
- 0'45'43 : Des supposés complots
- 0'47'32 : Complot du Manoir d'Anjou, duc de Guise et comte de Paris
- 0'50'26 : La gauche, barrage contre le coup d'Etat "fasciste" ?
- 0'56'47 : Non pas UN mais DES 6 février 1934
- 0'58'11 : Effectif des manifestants
- 1'04'20 : Le 6 février vu par la presse internationale
- 1'05'54 : Quel est l'impact auprès la presse et de la population ?
- 1'09'26 : L'appareil d'Etat a-t-il bougé ?
- 1'11'48 : Quel est le point des fascistes sur le modèle italien ou allemand ?
- 1'16'43 : Désaccord de fond avec Sternhel
- 1'19'34 : Berstein détruit la pensée de Sternhel
- 1'27'31 : Action catholique belge et le nazification
- 1'29'11 : Outro


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Karim Piriou, auteur d'un röcent Politikon qui fait suite à son travail de vulgarisation sur sa chaîne youtube, nous partage tout ce qu'il faut savoir des idéologies qui ont façonné notre modernité politique.
L'occasion de remonte les siècles et de discuter de la formation des grands courants politiques de l'histoire des idées, de leur évolution et du regard que cela permet de porter sur notre présent.


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Trois décennies après la fin de la Guerre froide, la popularité du concept de totalitarisme n’a pas faibli. Au cœur des programmes scolaires, et fréquemment employée dans le débat public, la notion est pourtant ignorée voire rejetée par une grande partie des historiens actuels. Ils reprochent au "totalitarisme" d'être une abstraction ne décrivant que superficiellement le nazisme, le stalinisme ou la Révolution française – dont une historiographie très diffusée en a fait la matrice du totalitarisme.
Comment alors comprendre l'omniprésence d'un concept faisant ombre à des clés de compréhension historique plus pertinentes ? L'histoire du terme de totalitarisme nous apprend qu'il est une catégorie plus polémique que scientifique. S'il s'agissait pendant la Guerre froide d'assimiler l'adversaire soviétique au nazisme, c'est-à-dire au dernier degré du mal, le "totalitarisme" sert désormais à disqualifier tout projet ambitieux d'émancipation collective. En expliquant avant tout les crimes des régimes totalitaires par la volonté de transformer le monde d'après un idéal, le concept de totalitarisme insuffle dans la société l'idée insidieuse qu' "il n'y a pas d'alternative" puisque toute alternative à notre monde au nom de l'égalité contiendrait la potentialité d'un crime de masse.
Pour discuter de ces enjeux, Le Vent Se Lève recevait à la Sorbonne le 26 avril dernier, deux spécialistes de la question : Johann Chapoutot, historien spécialiste du nazisme ayant mis en évidence certains traits contre-intuitifs du IIIe Reich : sa « normalité » dans l’Occident du début du XXe siècle, sa « rationalité », ainsi que son caractère anti-étatiste. Ce dernier trait infirme la vision d’un nazisme « totalitaire », compris comme voulant instaurer la suprématie d’un État tout-puissant sur tous les aspects de la vie.
Sophie Wahnich, historienne de la Révolution française. À rebours des analyses faisant de l’épisode de la Terreur la « matrice des totalitarismes », Sophie Wahnich s’intéresse à la violence politique révolutionnaire, non pour la vilipender mais pour l’analyser et la comprendre. Elle souligne la dimension rituelle – destinée à satisfaire un besoin de vengeance populaire par le spectacle – , sacrificielle et paradoxalement émancipatrice – la liberté se fondant sur le sang des aristocrates – de la violence révolutionnaire, elle aussi, irréductible à un quelconque « projet totalitaire ».