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Comment s'opèrent les choix d'une carrière, et finalement ceux d'une vie entière consacrée à l'anthropologie ? Il y a certes au départ, chez Philippe Descola, et ainsi qu'il a pu l'évoquer lui-même, une part de contexte familial et social, mais aussi de tempérament personnel : un père spécialiste de l'Amérique du Sud, de longues marches en montagne avec son grand-père, un goût pour la beauté du monde, un certain penchant pour la solitude, la passion des voyages...
Mais au-delà, quelles sont les rencontres amicales et intellectuelles qui ont été décisives, les lectures qui ont été marquantes, les maîtres qui ont compté ? Quel chemin parcourt-on quand on choisit la philosophie à l'ENS, quand on part en Amazonie, puis quand on enseigne au Collège de France ?
Un échange animé par Pierre Lemonnier et Bruno Karsenti.


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Marshall Sahlins est l'un des anthropologues américains contemporains les plus féconds et reste au coeur de toutes les controverses théoriques importantes de l'anthropologie de ce dernier demi-siècle. Avec une autorité intellectuelle croissante, il a affirmé le primat d'une théorie sociologique unitaire de la culture, faisant une part essentielle à la dimension historique.
Figure singulière, et, aujourd'hui, peut-être unique dans l'anthropologie américaine, il a maintenu un dialogue constant avec les écoles européennes, le structuralisme de Claude Lévi-Strauss en premier lieu, mais aussi le fonctionnalisme anglais et, plus tard, l'épistémologie historiciste allemande.
Émission "La matinée des autres", animée par Jacques Meunier.


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Comment, aujourd'hui, faire de l'anthropologie ? Comment repenser la notion de nature en pleine crise écologique ? Quelles pistes envisager pour repenser le rapport humains/non humains ?
En cette nouvelle année 2018 qui débute sur fond de crise écologique, de chute de la biodiversité et de saccage continu et répété de ce que nous qualifions notre patrimoine naturel, ne faudrait-il pas tout simplement repenser cette notion de patrimoine et notre rapport à la nature ?
C'est précisément ce que fait Philippe Descola depuis ses premiers voyages chez les Jivajos Achuar en Amazonie jusqu'à ses appels récents à dynamiter l'anthropocentrisme et l'eurocentrisme des sciences sociales.
Parce que s'il est une certitude et une seule en cette nouvelle année, c'est que oui, les concepts changent le monde...
Émission "La Méthode scientifique", animée par Nicolas Martin.


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L'anthropologue et Professeur au Collège de France Philippe Descola, titulaire de la chaire "Anthropologie de la Nature", est notamment connu pour ses travaux sur la non-universalité du distinguo nature/culture. Il est donc tout indiqué pour nous parler de ce qui pourrait être une nouvelle ontologie, une nouvelle philosophie de notre rapport à la nature, conciliable avec la préservation de l'environnement.
Car la transition écologique est chaque jour plus urgente, et que chacun détient une partie de la solution, une partie des armes de la transition.


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En un peu plus d'une trentaine d'années, la gauche est passée du déni du réel (les races n'existent pas) au délit du réel (la pénalisation du racisme), avant de succomber au délire du réel (les races sont partout). Les "3 D" de la gauche : déni, délit, délire ! Ils symbolisent à eux seuls les contradictions du gauchisme culturel.
C'est en revenant longuement sur le drame de Cologne, à savoir les agressions sexuelles et physiques massives commises par des migrants lors de la nuit de la Saint-Sylvestre de 2015, que François Bousquet, journaliste et rédacteur en chef du magazine Elements, nous montre les réactions stupéfiantes d'aveuglement de ces milieux.
Il entreprend enfin une généalogie intellectuelle du gauchisme culturel en revenant sur les grands idéologues de la déconstruction.
L'objectif avoué n'est rien moins que de déconstruire les déconstructeurs de la réalité : féministes et antiracistes.
Une conférence donnée dans le cadre de l'université d'été 2018 d'Academia Christiana : "Rebâtir la Cité".


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Anthropologue français le plus étudié et le plus commenté dans le monde, Philippe Descola est considéré comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss.
Est évoqué son parcours, la manière dont la question de la nature a surgi et est devenue l’objet de ses travaux et son expérience de terrain auprès des indiens Achuar en Amazonie équatorienne.
L'on revient également sur la genèse et l’ambition de son livre majeur Par-delà nature et culture, fruit d'une réflexion éblouissante sur la façon dont les différentes sociétés humaines conçoivent les relations entre humains et non humains et sur l’usage qu’elles font d’un monde rempli de plantes, d’animaux et d’esprits.


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Ce cours propose une initiation aux approches pluridisciplinaires abordant l’homme dans ses dimensions biologiques et culturelles en interaction avec son environnement.
Car la dichotomie entre nature et culture, qui scinde l’étude de l’humain entre une réalité biologique et une réalité sociale, doit être dépassée si l’on entend construire "une anthropologie, c’est-à-dire un système d'interprétation rendant simultanément compte des aspects physique, physiologique, psychique et sociologique de toutes les conduites" (Claude Lévi-Strauss).
Philippe Descola, en partant de son itinéraire personnel, nous offre un panorama unique sur des approches et des découvertes récentes qui questionnent notre compréhension de l’homme et de sa place dans le monde.


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L'essai pamphlétaire d'Adovtevi fit grand bruit à sa sortie en 1972, parce qu’il rompait avec la négritude de Senghor, lui préférant l’universalité. L'auteur, Stanislas Spero Adotevi, élève d'Althusser, fut également proche de Thomas Sankara.
Le livre a été récemment réédité (éditions Delga et Materia Scritta) et est ici présenté par son préfacier, le philosophe Dominique Pagani.