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Une question fait actuellement débat : la Chine est-elle toujours socialiste ou est-elle passée "en douceur" au capitalisme, voire comme l'affirment certains, à un "turbo-capitalisme" au cours des dernières décennies ?
Pour mettre fin à la confusion sur le sujet, le spécialiste de la Chine Bruno Guigue se fait un plaisir de battre en brèche cette vision occidentale qu'il estime être "obscurcie par les idées reçues".
- 0'02'00 : La Chine est-elle socialiste ?
- 0'11'15 : La classe capitaliste en Chine et l'économie de marché
- 0'18'52 : Il n'y a pas de modèle politique, mais la Chine est-elle un EXEMPLE dans la voie vers le socialisme ?
- 0'24'50 : La Chine, un état souverain : pas de socialisme sans souveraineté, pas de souveraineté sans socialisme.
- 0'25'30 : La Chine est-elle une Dictature ?
- 0'32'00 : Tibet, Taïwan, Hong Kong et le génocide Ouïghours
- 0'48'40 : Socialisme et intersectionnalité en Chine
- 0'49'20 : Que dire du crédit social ?
- 1'00'30 : Chine, Guerre froide, lutte contre la corruption, éthique confucéenne
- 1'04'40 : Quelle place pour l'individu, la subjectivité en Chine ?
- 1'09'40 : La Chine est-elle impérialiste ?


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Le politologue belge Robert Steuckers nous explique le contexte dans lequel Schmitt a élaboré sa conception de la "décision" en politique et du "Grand Espace" (Großraum). Un entretien qui permet d'aborder la pensée politique de Schmitt non pas de manière abstraite, mais en lien avec son époque et avec ses sources. Car à travers Schmitt, ce sont également les figures de Donoso Cortés, Karl Haushofer, Clausewitz et même Guillaume Faye qui sont abordées. Avec beaucoup de perspicacité et de brio, il nous rappelle l'importance et l'actualité de cette pensée.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'12'08 : Première partie - décisionnisme
- 0'29'20 : Qui prend la décision ?
- 0'46'08 : En quoi le décisionnisme est-il une réponse aux problèmes de l'époque ?
- 1'08'06 : "Clausewitz est un penseur politique"
- 1'20'24 : Résumé de la pensée politique allemande depuis la fin du XVIIIe
- 1'30'39 : Seconde partie - le "Grand Espace"
- 1'43'24 : Caractéristiques du Grand Espace
- 2'04'20 : Quel rapport entre le Grand Espace et la géopolitique ?
- 2'25'03 : Actualité de cette notion
- 2'47'09 : Influence de Carl Schmitt sur Guillaume Faye


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Big Brother, pass sanitaire, guerre civile, insécurité... aucun sujet n'est oublié dans cet entretien dense avec le journaliste et essayiste Laurent Obertone.
- 0'00'00 : Intro
- 0'04'10 : France orange mécanique et faillite judiciaire
- 0'11'08 : Les statistiques ethniques
- 0'15'05 : Occulter le réel de la violence
- 0'17'40 : Communication et inaction politique
- 0'19'45 : Les failles de la justice
- 0'21'45 : Une justice idéologique ?
- 0'23'35 : Domestication française ou révolte imminente ?
- 0'29'00 : L'éloge de la force
- 0'32'40 : Deux conseils pour résister
- 0'37'53 : Intellectuels et penseurs inspirants
- 0'38'38 : Pseudonyme et vie privée
- 0'40'08 : Le point de bascule de l'exclusion médiatique
- 0'43'25 : Boloré, un contre poids idéologique ?
- 0'44'42 : Indépendance politique
- 0'46'10 : Enfance, insouciance et études
- 0'51'05 : Plaisir de l'écriture
- 0'52'45 : Le rapport à la nature
- 0'57'28 : Mondialisation, autonomie et décentralisation
- 0'59'50 : La France et l'État glouton
- 1'09'25 : Le pire souvenir médiatique
- 1'12'00 : Vers une fin de règne ?
- 1'15'10 : Rencontres marquantes et déceptions
- 1'17'48 : Une lueur d'espoir ?
- 1'19'40 : Quel combat choisir ?
- 1'22'33 : Conclusion


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Du Colloque Lippmann à la création de la Société du Mont Pèlerin, le concept de néolibéralisme est loin d'avoir connu un parcours unifié et homogène. Les penseurs qui en furent à l'origine ont interrogé la place à donner à l'Etat dans la régulation de l'économie, source de nombreux désaccords.
Compétitif, entrepreneur ou contrôlé ? La théorie néolibérale produit également un certain type d'individu. Celui-ci peut-il échapper aux logiques de cette nouvelle rationalité ?
Enfin, les grandes vagues de dérégulation des années 1980 et 1990 ont nourri, en Europe, l'idée d'un désengagement de l'Etat. Dans ce contexte, le modèle français d'Etat-providence, fruit d'une histoire et d'une tradition politique particulières, est-il menacé ?
Autant de questions auxquelles plusieurs spécialistes reconnus de la question tentent d'apporter des réponses convainquantes.
Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Tiphaine de Rocquigny.


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Il est courant de déplorer le déclin de la souveraineté de l'État-nation, qui semble devoir être aujourd'hui supplantée par la puissance du capital mondial. Restaurer la verticalité de l'État et son autorité serait ainsi la seule voie pour contester le globalisme néolibéral. C'est contre cette illusion, encore trop répandue à gauche, que Pierre Dardot nous introduit aux travaux qu'il a mené avec Christian Laval sur l'histoire complexe et singulière de l'État occidental moderne, depuis sa naissance à partir du modèle de l'Église médiévale jusqu'à son rôle actuel d'État-stratège dans la concurrence mondiale.
Comprendre les aléas et les détours de cette construction, c'est mettre à nu les ressorts d'une domination sur la société et sur chacun de ses membres qui est fondamentalement de l'ordre de la croyance : les "mystères de l'État", le culte de sa continuité qui oblige ses représentants par-delà leur succession, la sacralité dont ces derniers aiment à s'entourer dans l'exercice de leurs fonctions, autant d'éléments qui ont pu changer de forme, mais qui demeurent au principe de sa puissance. En retraçant cette généalogie, il s'agit pour Pierre Dardot de montrer que l'on ne peut répondre aux défis de la mondialisation capitaliste et du changement climatique sans remettre en cause cet héritage. Car l'invocation de la souveraineté "nationale" est devenue l'alibi de l'inaction climatique et de la perpétration des écocides.
Pour affronter ces enjeux globaux, il est indispensable de s'attaquer à un tel régime d'irresponsabilité politique qui dispense les gouvernants de rendre des comptes aux citoyens. C'est dire qu'il faut ouvrir la voie à un au-delà de la souveraineté étatique.


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Pourquoi les États paient-ils des intérêts si faibles, stables et empruntent à volonté alors que les prêts bancaires n'ont jamais été aussi difficiles ? Pourquoi ces intérêts sont-ils si instables en zone euro, allant jusqu'à être négatifs ? Pourquoi n'y a-t-il pas d'inflation inhabituelle alors que les banques centrales n'ont jamais injecté autant d'argent ? Comment en sommes-nous arrivés à être aussi mystifiés ?
Tous ceux qui veulent en finir avec l'austérité, donc pouvoir répondre à toutes ces questions et à bien d'autres, doivent connaître la pensée chartaliste, théorie économique expliquant comment fonctionne la monnaie en relation avec un État, depuis l'aube des temps jusqu'à nos jours...
Une conférence organisée par les Associations Familiales Catholiques.


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Il est courant de déplorer le déclin de la souveraineté de l'État-nation, qui semble devoir être aujourd'hui supplantée par la puissance du capital mondial. Restaurer la verticalité de l'État et son autorité serait ainsi la seule voie pour contester le globalisme néolibéral. C'est contre cette illusion, encore trop répandue à gauche, que Pierre Dardot et Christian Laval ont entamé ce long parcours dans l'histoire complexe et singulière de l'État occidental moderne, depuis sa naissance à partir du modèle de l'Église médiévale jusqu'à son rôle actuel d'État-stratège dans la concurrence mondiale.
Comprendre les aléas et les détours de cette construction, c'est mettre à nu les ressorts d'une domination sur la société et sur chacun de ses membres qui est fondamentalement de l'ordre de la croyance : les "mystères de l'État", le culte de sa continuité qui oblige ses représentants par-delà leur succession, la sacralité dont ces derniers aiment à s'entourer dans l'exercice de leurs fonctions, autant d'éléments qui ont pu changer de forme, mais qui demeurent au principe de sa puissance. En retraçant cette généalogie, il s'agit pour Pierre Dardo et Christian Laval de montrer que l'on ne peut répondre aux défis de la mondialisation capitaliste et du changement climatique sans remettre en cause cet héritage. Car l'invocation de la souveraineté "nationale" est devenue l'alibi de l'inaction climatique et de la perpétration des écocides.
Pour affronter ces enjeux globaux, il est indispensable de s'attaquer à un tel régime d'irresponsabilité politique qui dispense les gouvernants de rendre des comptes aux citoyens. C'est dire qu'il faut ouvrir la voie à un au-delà de la souveraineté étatique.


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Personnages ayant surgi comme par effraction à la présidence de leur pays, perçus comme des "politiques" improbables, Berlusconi, Trump et Macron ont été bien rapidement étiquetés "populistes", "élitistes", "néo-libéraux". Si ces trois figures, pourtant en phase avec l'époque, restent incompréhensibles, c’est qu'ils méritent que l'on formule d'autres hypothèses d'interprétation du phénomène qu'ils représentent.
Berlusconi, Trump et Macron, antipolitiques en politique, sont des figures pionnières de l'État-Entreprise. Cette institution double se manifeste et apparaît aujourd'hui, tandis que l'État est plus affaibli que jamais, et à sa suite la politique et le système de la représentation. L'Entreprise, en premier lieu la grande Entreprise (big corporation), triomphe. Elle est à l’apogée de sa puissance.
Le travail de Pierre Musso met en perspective, sur la longue durée, la mutation profonde du politique en Occident et donne à voir ce qui se joue à l'arrière-plan, entre l'État (institution de la religion du politique) et l'Entreprise (institution de la religion industrielle) : un lent processus de neutralisation de l'État qui s'accélère depuis la fin du XXe siècle et semble tendre à son démantèlement, au profit de l'Entreprise… À tout le moins assistons-nous à un transfert d'hégémonie.
Le temps de l'État-Entreprise advient, temps de la mutation du pouvoir et du rapport de force entre les deux institutions désormais hybridées.