André Gorz et la critique de la valeur-dissociation : tentative d'un croisement à contre-courant. Avec Ivan Recio pour la Maison du Savoir.


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02.05.2021

La critique de la valeur, développée en critique de la valeur-dissociation, ne permet pas seulement une refondation théorique à partir et au-delà de Marx, mais aussi des relectures critiques d'autres développements théoriques. Nuno Machado a récemment procèdé à une relecture décisive de la critique de la valeur chez Marx et Robert Kurz, mais propose aussi une metathéorie qui ouvre sur des relectures, notamment de Pierre Bourdieu. C’est dans cette même perspective qu'Ivan Recio s'adonne à une relecture d'André Gorz.
Alors que c'est le dernier Gorz qui est souvent rapproché de la critique de la valeur, le reste de son œuvre est trop vite qualifié comme relevant du marxisme traditionnel. Pourtant, Ivan Recio nous montre qu'un croisement à contre-courant, entre le premier André Gorz – le plus éloigné dans le temps de la critique de la valeur - et la critique de la valeur-dissociation, telle qu'elle s'est développée après la disparition de Gorz, serait très fécond pour déployer certains développements devenus clés comme celui de la critique de la forme-sujet, mais aussi à propos d'un concept plus classique, celui de fétichisme.
Il ne s’agit pas de plaquer la critique de la valeur sur André Gorz ni de dire que Gorz serait un "théoricien critique de la valeur" avant l’heure, mais de procéder à une relecture originale de ses premiers écrits, et d'en montrer une radicalité méconnue, qui serait à réaffirmer dans le cadre de la critique de la valeur-dissociation.

Bernard Charbonneau, précurseur de l'écologie politique. Avec Daniel Cérézuelle pour l'Université Populaire de Bordeaux.


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14.02.2019

Bernard Charbonneau (1910-1996) a eu dès sa jeunesse la conviction que son siècle serait en même temps et pour les mêmes raisons celui du totalitarisme et du saccage de la nature. Pas de liberté sans puissance d'agir ; mais dans un monde fini le développement indéfini de la puissance matérielle et de l'organisation sociale risque d'anéantir la liberté de l’homme. A partir des années trente et jusqu'à sa mort, Charbonneau a réfléchi sur les dangers qui résultent, pour la nature et pour la liberté de ce qu'il appelait la Grande mue, c'est-à-dire de la montée en puissance de plus en plus rapide du progrès technique, scientifique et industriel. Mais on se fourvoierait en réduisant l'œuvre de Charbonneau à une réflexion sur l'écologie politique.
Il ne s'est pas intéressé seulement à la question écologique ; son œuvre nous propose une analyse plus vaste des coûts de la modernisation et des contradictions du monde moderne. Pendant longtemps cette préoccupation a fait de lui un marginal dans le monde intellectuel. Cependant, Charbonneau voyait juste lorsqu'il annonçait la crise écologique, l'aggravation de la bureaucratisation de l'existence et la technocratisation de la vie sociale. Plus le temps passe et plus son œuvre s'avère pertinente et actuelle.

Colonisation et climat. Avec Jean-Baptiste Fressoz pour l'Ecole Normale Supérieure.


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16.11.2021

Jean-Baptiste Fressoz revient sur l'ouvrage Les Révoltés du Ciel, coécrit avec Fabien Locher, dans lequel est montré que le climat a été longtemps partie intégrante des débats politiques depuis le XVe siècle. Les deux historiens discutent du rapport au changement climatique dans les sociétés occidentales entre les XVe et XXe siècles, en exposant les épisodes marquants de l'histoire scientifique, économique et politique de la perception du climat.
Partant d'une enquête lancée en 1821 par le ministre de l'Intérieur français auprès des préfets, afin de mesurer la perception de l'évolution du climat depuis la Révolution dans l'ensemble du pays, les auteurs de l'ouvrage montrent que le climat et son évolution ont toujours fait partie des préoccupations non seulement des hommes de sciences, naturalistes, botanistes ou médecins, des explorateurs, des paysans, mais aussi des hommes politiques.

Les racines de la liberté. Avec Eric Martin sur Anchor.


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2021

Le philosophe et universitaire Eric Martin nous propose, dans cette série d'interventions, de (re)découvrir des auteurs de la théorie critique, de la pensée québécoise ou de la tradition philosophique.
Le point commun entre toutes les pensées exposées étant de récuser la conception de la liberté supposément "auto-fondée", c'est-à-dire indépendante de quelque condition que ce soit. La liberté, en effet, a des "racines", c'est à dire qu'elle suppose des conditions qui la rendent possible et dont il importe de se montrer soucieux si l'on veut qu'elle conserve un sens et une réelle effectivité.

Communautés vitales, ce que nous apprend l'écologie. Avec Laurent Ozon chez Academia Christiana.


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18.08.2021

Les capacités de décision, de raconter et d'agir ont progressivement été transférées de la communauté de proximité à l'État, puis de l'État au marché : ce processus est encore et toujours la tendance lourde de nos sociétés actuelles.
Laurent Ozon, intellectuel, ancien homme politique et chef d'entreprise, est l'un des théoriciens en France d'une écologie dite "profonde", en rupture avec les environnementalistes et le mouvement contre-culturel français dominant chez les Verts. Il promeut la relocalisation des activités humaines pour compenser les ravages causés par la mondialisation et l'étatisation et nous invite à ne pas négliger les apports de l'écologie dans la tentative de compréhension des crises auxquelles nous devons faire face et des combats que nous allons mener.

Polémologie de la culture. Avec Laurent Ozon sur Telegram.


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2021

Ces enregistrements sont issus du fil audio Telegram de Laurent Ozon couvrant l'année 2021. Nous les publions avec son autorisation.
Pour retrouver ses publications depuis le début de l'année 2022, abonnez-vous à son espace via l'adresse suivante : www.ozoncanalaudio.org

Critique de la collapsologie. Avec Benoit Bohy-Bunel pour la Maison du Savoir.


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2021

Et si la collapsologie, développée entre autres par Pablo Servigne et Gauthier Chapelle, au lieu de penser un effondrement du capitalisme, permettait plutôt d'en imaginer la survie après l’effondrement ?
C'est la thèse critique que nous propose Benoît Bohy-Bunel en décortiquant, à partir des acquis théoriques de la critique de la valeur, les trois ouvrages Comment tout peut s'effondrer, Une autre fin du monde est possible et L'entraide, une autre loi de la jungle.
Au lieu de mettre en avant des techniques pour bien vivre la crise qui se profile devant nous et se préparer à la fin du monde, un vrai travail de critique social devrait au contraire chercher à dénoncer la fin du monde quotidienne et pouuser à s'en sortir.

Coronavirus, crise écologique et capitalisme. Avec Armel Campagne et Tim sur Radio Libertaire.


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2021

C'est en partant du livre d'Andreas Malm La chauve-souris et le capital. Stratégie pour l'urgence chronique (La Fabrique, 2020) que les deux intervenants nous conduisent aux racines du capitalisme producteur de dérèglement climatique et de pandémies.
Après une analyse des racines capitalistes (déforestation, urbanisation, mondialisation) des pandémies contemporaines (coronavirus, SIDA, choléra) via l'échange écologique inégal global et ses conséquences, ce sont les propositions d'action léninistes de Malm qui sont discutées et critiquées, en contraste avec celles de Jason Moore, éco-marxiste post-dualiste.
L'affirmation de l'État comme moyen d'action collective écologiste est-elle indépassable ?

Émission "Sortir du capitalisme".