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Mai 68 fut une véritable révolution et non un chahut d'étudiants. Une révolution mondiale qui à, l'opposé de 1917, a pleinement réussi et vu le triomphe posthume de Trotsky. À savoir l'échec du marxisme-léninisme qui avait érigé la classe ouvrière en idole messianique. Le joli mois de Mai consacra, lui, les théories freudo-marxistes d'Herbert Marcuse et ultra libérales de Milton Friedman, les Écoles de Francfort et de Chicago s'étant combinées pour former un mélange détonnant et changer la face du monde.
Les minorités agissantes devinrent les forces subversives porteuses de l'assomption eschatologique. Le messianisme révolutionnaire n'a en vérité jamais visé l'émancipation des hommes, mais uniquement la destruction de l'ordre existant. La révolution libérale-libertaire, elle, conduit à l'élimination des classes laborieuses par le déclassement et le chômage de masse.
Cinquante ans après, les protagonistes de l'émeute soixante-huitarde, trotskistes et maoïstes, sont devenus les grands passeurs de l'hédonisme californien, se faisant les agents les plus actifs de l'américanisation du vieux continent et au-delà, de sa tiers-mondisation. Ils furent aussi généralement d'ardents promoteurs idéologiques des guerres destinées, au nom de la Démocratie et des Droits de l'Homme, à diffuser le monothéisme du marché, nouvelle religion annonciatrice d'une gouvernance mondiale en progestation assistée. Tous ou presque occupent aujourd'hui des postes de contrôle politiques, culturels, universitaires, médiatiques d'où ils ont avec succès engagé la grande mutation du paradigme sociétal et culturel du monde occidental. Soit la négation absolue de toutes les références métaphysiques ayant servi, jusqu'à ce jour, de base à la civilisation.


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C'est en compagnie d'Adrien Sajous, auteur de Sociologie du gamer, et de Lounès Darbois, auteur de Sociologie du hardeur, tous deux sortis aux éditions Kontre-Kulture, que l'on revient sur la montée en puissance des mondes virtuels dans le vécu de nos contemporains. En effet, l'assiduité à la pratique des jeux vidéos et la consommation compulsive de pornographie sont deux tendances lourdes de nos sociétés.
Comment comprendre la massification de telles pratiques ? Que cela révèle-t-il sur les rapports humains en occident au XXIe siècle ? Et pour les accros, est-il possible d'abandonner ces pratiques addictives ?
Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.


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La famille est une institution fragile dont le droit a en quelque sorte la garde. Cela tient à ce qu'il intervient traditionnellement, avec le testament et avec le partage, en matière successorale, et, avec le contrat de mariage, en matière matrimoniale. Or, mariage et succession sont comme les clefs de la famille. Ce n'est pas que les questions de filiation, de nom et de bien de famille, de tutelle, d'obligation alimentaire, de secours ou de devoirs envers les parents (vivants et morts) soient négligeables : elles participent de la même institution ; mais elles découlent toutes, en définitive, du mariage et de la succession.
Aujourd'hui plus personne ne peut ignorer que l'institution de la famille fasse l'objet des attentions les plus contradictoires. Maître Damien Viguier fait avec nous la généalogie de cette crise de la famille en remontant, par l'histoire, aux sources anthropologiques de l'institution familiale, cellule de base de la société.


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Entre la confiance béate dans la propagande médiatique et le délire autour du complot extra-terrestre, il y a place pour une analyse approfondie des phénomènes.
Un historien médiéviste, Laurent Guyénot, et un juriste, Damien Viguier, exploreront quelques thèmes :
- histoire profonde du conflit entre Orient et Occident : le complot des croisades et le choc des civilisations ;
- le cas exemplaire du complot national-socialiste dans le procès de Nuremberg ;
- le projet sioniste, ses fins et ses moyens, de la Bible à JFK ;
- le nouvel ordre mondial dans la philosophie politique et dans l’imaginaire.


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Pour ce 95ème numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit Félix Niesche et Alain Soral pour parler de Mai 68, ses origines, son déroulement et ses conséquences sur la société française.
Car du "jouir sans entraves" qui faisait florès à l'époque, nous nous sommes finalement retrouvés dans un monde où le contrôle et les interdits sont omniprésents.
Comment en sommes-nous arrivés là ?


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Au lendemain de la présidentielle, nous avons été nombreux à sentir que cette élection nous avait été confisquée. Comment le système, qui exerce un véritable travail d’influence, étudie-t-il notre comportement et façonne-t-il notre vote ?
Lucien Cerise revient sur ces méthodes et nous donne les clés afin de nous inspirer des techniques appliquées pour faire gagner divers candidats et devenir nous-mêmes des "influenceurs", des façonneurs de comportement de vote autour de nous.
Le pouvoir dépense des millions pour gagner des élections, ce qui prouve que ce n’est pas un enjeu anecdotique. Si nous n’avons pas les millions, nous devons devenir des millions !


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Pour ce 89ème numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit Félix Niesche et Alain Soral à propos de la Révolution bolchévique.
- 00'00 : introduction
- 00'55 : la Révolution russe est-elle un complot juif ?
- 07'50 : la figure de Lénine
- 13'00 : Lénine et Trotski financés par Wall Street ?
- 17'35 : les causes intrinsèques de la Révolution russe
- 26'20 : qui sont les bolchéviques ?
- 40'10 : le marxisme est-il un prolongement de l’eschatologie juive ?
- 44'45 : la Révolution d'octobre, sujet actuel ?
- 46'50 : les événements de juillet et août 1917
- 50'00 : l'opposition Staline/Trotski
- 52'27 : arrivée d'Alain Soral
- 52'50 : Soral sur Staline


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Le droit européen avait admis que l’une des prérogatives de l’État souverain était celle de faire la guerre, le ius belli. Pour encadrer ce droit, s’y était ajouté le droit de la guerre, le ius in bello, qui séparait les militaires des civils. Ainsi, les choses étaient claires : un soldat pouvait tuer un ennemi sans être un assassin, mais il devait épargner les femmes, les vieillards et les enfants, respecter les prisonniers du camp adverse et obéir aux ordres.
Mais l’utopie de la paix éternelle dans un monde globalisé a renversé ce que le droit avait tenté de mettre comme sagesse dans la barbarie humaine. Aujourd’hui la guerre conduite selon la loi de la guerre est devenue crime de guerre, alors que le terrorisme, c’est-à-dire l’introduction des civils dans la guerre, brouillant la séparation qui tendait à protéger les populations, est érigé en résistance dès lors que les "instances internationales" reconnaissent à ses auteurs de mener une "guerre juste". Les populations encouragées à se soulever ne sont plus protégées, mais au contraire placées au centre du conflit.
Et alors que la guerre traditionnelle d’État à État a été mise hors la loi, c’est paradoxalement en reconnaissant l’organisation terroriste comme État que la communauté internationale va réintégrer dans le droit des terroristes qui devraient être jugés, selon l’ordre ancien, en criminels.
À l’inverse, la lutte contre le terrorisme, désignée par les instances internationales comme "crime contre l’humanité" lorsque cela va dans le sens de leur projet, va alors servir d’alibi pour renforcer le droit international, outil du nouvel ordre mondial, dans un mouvement cyclique et dialectique : "Par un renversement total, c’est le droit international qui est devenu un instrument du terrorisme."