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Que ce soit le problème de la sexualité via l'analyse des revendications du mouvement LGBT, ou la problèmatique de l'Art, Francis Cousin répond aux nombreuses questions que soulèvent sa critique radicale de la société de l'avoir.
Drogue, révisionnisme, hip-hop ou végétalisme : autant d'interrogations qui trouvent une réponse dans la perspective d'un retour aux sources communistes de notre humanité.


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Méridien Zéro nous propose une émission qui aborde la question des mafias et autres organisations criminelles qui croissent à l'ombre de la mondialisation.
Sans prétention exhaustive ou même "savante", cet échange permet d'envisager certains aspects d'un phénomène qui, mieux que d'autres, manifeste bien le caractère néfaste du libéralisme et de la globalisation.


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En Europe, le terrorisme se dissipe ; dernier groupe terroriste "sérieux" d’Europe, l’ETA basque a déserté la lutte armée fin 2011. De plus, à l’échelle européenne, on constate une baisse de la toxicomanie chez les jeunes (15 à 24 ans). Or, de longue date, le danger en Europe tenait d’abord au terrorisme et au narcotrafic – qui pourraient s’écrouler...
Cette situation inouïe aura d’immenses conséquences en matière criminelle : les ex-terroristes dégénéreront en bandits (constante historique), l’ONU estime le marché mondial du cannabis à 175 milliards de dollars par an, à moitié pour le crime organisé. Si la consommation baisse de 30%, cela fait 27 milliards de dollars de pertes pour les mafias, pour qui une telle déperdition annuelle d’argent est insupportable. Car le crime organisé comptabilise mal son argent, en perd lors de son transport et du blanchiment – simplement survivre lui coûte des fortunes.
D’où l’urgence absolue de nouvelles ressources, dès que fléchissent celles qu’il exploite. Le milieu ira donc vers de nouveaux marchés illicites : cyber-criminalité, contrefaçons-contrebande, etc...


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Peter Dale Scott, universitaire canadien, professeur émérite de Littérature anglaise à l'Université de Berkeley, Californie, décrit avec précision la façon dont, depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en œuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale.
Il montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à des processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus : c'est la mise en place d'un "état profond".




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Le basculement d'une société organisée par la discipline à une société fonctionnant à l'autonomie est l'objet de cette conférence. Je suivrai ici le fil directeur des transformations de la drogue et des pathologies mentales, plus particulièrement celui de la dépression, dans nos sociétés en prenant comme angle d'attaque les changements ayant affecté l'individualité contemporaine au cours de la deuxième moitié du XXe siècle et les tensions qui le traversent.
Je montrerai d'abord comment la dynamique d'émancipation, qui émerge au cours des années 1960, a progressivement dessiné un type d'individu qui est le propriétaire de lui-même et a produit un pluralisme normatif extrême d'où ressortent de multiples revendications identitaires. Ce phénomène conduit à une situation de l'individualité qu'avait parfaitement pressentie Claude Levi-Strauss en 1960 : "tout se passe comme si chaque individu avait sa propre personnalité pour totem".
Je décrirai ensuite comment les exigences d'action, d'autonomie et d'initiative personnelles se sont ajoutées au pluralisme normatif, au cours des années 1980, induisant un mode de vie caractérisé par des normes de dépassement de soi, sur le modèle de la compétition sportive. Ce double processus a abouti à un phénomène tout à fait nouveau de par sa visibilité, à savoir une sensibilité très forte à la souffrance psychique dont les dépressions et les addictions sont à la fois les symboles et les prototypes. Du culte de la performance à l'effondrement psychique, nos sociétés ont fini par donner forme à une culture du malheur intime parfaitement inédite. La performance, l'épanouissement individuel et la vulnérabilité de masse forment un tout que j'appelle la nervosité dans la civilisation.


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Au travers de cet entretien du mois de décembre 2014, Pierre-Yves Rougeyron revient sur les sujets qui font l'actualité, et tente de délivrer des analyses qui s'expliquent par les tendances lourdes qui agitent notre époque.
De l’affaire des crèches à la question de la laïcité, du problème de la souveraineté aux débats sur les formes politiques (républicanisme, monarchie), de l'hypothétique remigration à la question géopolitique de la reprise des relations États-Unis/Cuba, Pierre-Yves Rougeyron nous dresse un tableau de l'état de la France et du monde.


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René Cagnat est un des meilleurs experts français de l’Asie centrale, qu’il présente au travers de sa conférence comme un chaudron toxique, voire explosif.
Il détaille d’abord le microcosme fébrile des acteurs pour ensuite expliquer, grâce à sa connaissance du terrain, les influences croisées des différents acteurs régionaux ou internationaux (USA, Russie, Chine, islamisme).
Sa condamnation est sans appel : l’Asie Centrale et l’Afghanistan subissent l’influence déstabilisatrice de la présence occidentale dans toute la région...


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La mondialisation : universel bienfait ? Pas vraiment. Comme tout phénomène humain, la mondialisation est la meilleure et la pire des choses à la fois.
La meilleure face de la mondialisation est sans cesse vantée par ses thuriféraires, pour l’essentiel des libéraux proches du monde des affaires, et par les médias qu’ils possèdent souvent : c’est la "mondialisation heureuse" décrite dans les années 1990.
Sa face obscure, ces mêmes intérêts tentent de la noyer dans le silence, ou bien, quand la réalité est trop grave pour être tue ou niée, ce "pire" est morcelé et présenté comme un épiphénomène (une collection de "fait divers") étranger à la mondialisation.
Alors qu’en Europe, le terrorisme islamiste se dissipe, alors qu’à l’échelle européenne la toxicomanie baisse chez les jeunes, quelle est aujourd’hui cette "face criminelle de la mondialisation" ? Quel est son avenir ?
Les différentes formes de la mondialisation criminelle (trafics de drogue, malversations financières, cybercriminalité, contrefaçons, trafics d’êtres humains…) et l’apparition de nouveaux acteurs hybrides évoluant entre mafias, réseaux terroristes et monde des affaires nous montrent un phénomène en pleine mutation.
Conférence prononcée dans le cadre du festival de géopolitique et de géoéconomie de l'Ecole de Management de Grenoble.