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Aucun président de la République française n'a autant été guidé que le Général de Gaulle par les enseignements de l'Évangile.
Issu d'une famille profondément chrétienne, élevé dans le strict respect des valeurs catholiques, Charles de Gaulle a intimement associé son patriotisme et sa foi toute sa vie. Son éducation et ses engagements au service de l'Église marquèrent ses années de jeunesse avant d'imprimer chez l'officier une doctrine de comportement attachée essentiellement à la dignité de l'homme. De la France libre qu'il vécut comme une croisade à la présidence de la République, où il conduisit une politique directement inspirée de la doctrine sociale du Vatican, de Gaulle respecta les principes de laïcité sans jamais cesser de redonner à la France sa place de fille aînée de l'Église.
Gérard Bardy raconte de façon vivante et souvent inédite les événements – petits et grands – qui, tous, s'expliquent par la foi chrétienne du Général. Pour la première fois, la vie de l'homme, du soldat et du chef d'État se trouve éclairée par sa relation à Dieu : sa vie familiale, et notamment sa relation bouleversante avec sa fille Anne, née trisomique, la place laissée à Yvonne, son épouse, les hommes de Londres et les religieux qui l'entourent, ceux de la "traversée du désert" et la présidence de la République, le pardon de la réconciliation franco-allemande, ses rapports étroits avec le Vatican et son regard sur le monde.
Un portrait étonnant de "Charles le Catholique", le dernier "roi chrétien".


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Roland Hureaux, essayiste, haut fonctionnaire, ancien diplomate et membre de plusieurs cabinets ministériels, nous parle des fondements du gaullisme en nous en proposant une vision renouvelée et moderne.
00:00:31 - Contexte d’émergence du "gaullisme"
00:06:12 - Le gaullisme est-il une "doctrine" ?
00:11:02 - Piliers de la pensée gaulliste
00:21:29 - Une "certaine idée de la France"
00:29:02 - Où se situe la pensée gaulliste dans le paysage des doctrines nationalistes françaises ?
00:34:36 - Rôle de l’Etat dans le gaullisme
00:41:43 - Doctrine économique gaulliste
00:46:08 - De Gaulle royaliste ?
00:54:48 - "gaullisme de gauche", "gaullisme de droite", "anarcho-gaullisme", "gaullisme maurrassien" : que penser de ces catégories ?
00:59:33 - La guerre d’Algérie
01:08:34 - De Gaulle et la construction européenne
01:13:12 - Le gaullisme : une "troisième voie" ?
01:16:57 - Avortement, contraception : comment se positionnait le général de Gaulle ?
01:19:22 - Mai 68
01:26:32 - L'héritage gaulliste dilapidé
01:30:13 - Peut-on être gaulliste et libéral ?
01:32:40 - Peut-on être gaulliste et fédéraliste européen ?
01:34:42 - Gaullisme et interventionnisme
01:38:51 - OTAN
01:41:18 - Quelle est la position gaulliste à propos du "Frexit" ?
01:43:14 - Le gaullisme : une doctrine porteuse d’avenir ?


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Que la défaite française de 1940 ait été un désastre sans précédent, c'est une évidence. Imitant l'Angleterre, la France avait déclaré la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939. Le prétexte était de défendre la Pologne qui ne sera pas défendue. Et quand l'URSS envahira à son tour la Pologne le 17 septembre, ni l'Angleterre, ni la France ne lui déclareront la guerre.
Après plusieurs mois de "drôle de guerre" où rien ne fut tenté pour améliorer nos forces, l'armée française, image d’une société décadente, fut balayée en huit semaines de combat. Du jamais vu.
Mais cet effroyable désastre suscita des volontés contradictoires d'en relever le défi. Et si, a contrario des positions gaullistes, l'armistice et la Révolution nationale de Vichy ne furent pas autre chose que l'expression d'un espoir de revanche ou de redressement ?
Émission du "Libre Journal d'Henry de Lesquen".


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De façon assez originale, Jean-Côme Tihy envisage de replacer le moment gaullien (1958-1969) dans l’histoire longue de l’héritage capétien. Car la Révolution française de 1789 n’a pas mis un terme à la monarchie française : elle a tout simplement introduit une parenthèse d’instabilité politique délégitimant l’autorité et la légitimité du monarque, figure de l’Etat. À l’opposé des théories maurassiennes et républicanistes, le conférencier démontre les similitudes du régime capétien et de la République gaullienne, jusqu’à penser celle-ci comme la fille mort-née, mais légitime de la monarchie française.
A l’heure où la chose publique est trop souvent dévoyée par la communication et le marketing politique, il nous est proposé une grille de lecture inédite de notre histoire nous permettant de mieux comprendre la parenthèse gaullienne à laquelle se réfèrent nos hommes politiques, de gauche comme de droite.


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Aussi curieux que cela puisse paraître, le mouvement néoconservateur - qui met la démocratie au-dessus de la paix -, né en Amérique en même temps que le reaganisme et sa lutte contre "l'Empire du Mal", a eu pour père spirituel un ancien militant trotskiste, William Kristol. Et son premier parrain politique, le sénateur Jackson, est venu du Parti démocrate.
En 1996, Bill Kristol et Robert Kagan affirment, dans un article intitulé Vers une politique étrangère néoreaganienne, que "les buts moraux et les intérêts nationaux fondamentaux de l'Amérique sont presque toujours en harmonie".
Cette réapparition de la morale en politique étrangère vient détrôner la doctrine Kissinger, qui privilégiait jusque-là l'impératif de la paix, toujours fondée sur la diplomatie classique et le maintien de l'équilibre des forces.
Avec Renaud Girard, nous faisons un retour sur l'histoire de cette idéologie et essayons de comprendre en quoi elle a influencé la politique étrangère française.


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Après l'épuration sauvage ou officieuse, le général de Gaulle, par décret du 30 mai 1945, afin de mettre un peu d'ordre au milieu de la confusion, institua une Commission nationale d'épuration qui centralisa enquêtes et jugements déjà rendus, et décida en dernier ressort. Plus de 2500 dossiers furent constitués, avec des issues très différentes selon les cas examinés.
Comment l'arsenal répressif de l'occupant a-t-il fonctionné durant l'occupation ? Et pourquoi certains auteurs ont-ils continué de créer alors que d'autres se sont abstenus ? Qu'en est-il de la reconnaissance du principe de la responsabilité des intellectuels durant cette période ?
Émission du "Libre journal de la crise", animé par Laurent Artur du Plessis.




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Pourquoi de Gaulle refusa-t-il, en 1964, de présider les commémorations du vingtième anniversaire du débarquement allié en Normandie ? Parce qu'il se souvenait que, sans sa volonté farouche de faire échec aux plans de Roosevelt, la France ruinée de 1944 n'aurait pas été traitée autrement que l'Allemagne vaincue, privée d'une fraction de son territoire et placée sous administration militaire américaine. Pis, c'est sur une partie des élites de Vichy que, durant tout le confit, la Maison-Blanche avait misé pour barrer la route à l'homme du 18 Juin.
Grâce aux archives déclassifiées, mais aussi à des témoignages inexploités, il est désormais possible de raconter pour la première fois cette "guerre de trente ans" qui, de 1940 à 1969, opposa le Connétable de la France libre à la volonté de puissance des Etats-Unis. Alors que, aux instants les plus cruciaux de la guerre froide, le soutien du Général resta toujours acquis à Washington, le Département d'Etat et la CIA ont beaucoup tenté pour l'éliminer de la scène internationale.
Du financement du FLN algérien au concours prêté à l'OAS, de l'espionnage nucléaire à la corruption d'une partie de la classe politique française, en passant par l'enrôlement d'Hollywood dans la croisade antigaulliste, Eric Branca raconte avec verve l'histoire secrète et inédite d'un conflit rendu d'une brûlante actualité par l'élection de Donald Trump.


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Héros préférés des Français, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle incarnent la figure du sauveur. Si beaucoup les sépare, à commencer par le siècle où ils vécurent, ils ont en commun d'avoir élevé notre patrie au-dessus d'elle-même, dans une quête de la grandeur nourrie d'une certaine idée de sa mission et de sa vocation à éclairer le monde.
Dans cette conférence, Patrice Gueniffey croise leur existence et interroge leur destin, ouvrant des pistes fécondes sur leur personnalité et leur œuvre.
A travers les métamorphoses de leurs mémoires, il ausculte enfin la France, celle d'hier et surtout d'aujourd'hui, hantée comme jamais par son histoire dans l'espoir de répondre à ses doutes et exorciser son malheur.