Le Général et l'OTAN. Avec Maurice Vaïsse sur France Inter.


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14.02.2018

Le 21 février 1966 – lors d’une grande conférence de presse – le Général de Gaulle annonce "qu'au terme de la prochaine échéance de ses engagements avec l'Alliance atlantique, les soldats français quitteront le giron de l'OTAN et que toutes les forces militaires étrangères – stationnées sur le territoire national – passeront sous commandement français" !
Dans les milieux diplomatiques, la nouvelle provoque une onde de choc… Dans la presse également, mais c’est sans conteste aux États-Unis que l’émotion est la plus grande. À Washington, en effet, le président Johnson fustige l’attitude de la France. Car en plein contexte de guerre froide, la décision prise par Paris est vécue outre-Atlantique, comme une trahison.
Aujourd'hui, plus de 70 ans après les faits, l'affaire de la "sortie de la France du commandement intégré de l'OTAN" reste encore très mal comprise. Perçue le plus souvent comme un acte de politique étrangère brutal, on l'associe à une rupture définitive de la France avec l'Alliance atlantique... alors qu'il n'en est rien : en vérité, la France n'a jamais quitté l'OTAN !

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Les origines occultées de la Ve République. Avec Grey Anderson pour Le Média.


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05.03.2019

"Le régime gaulliste sentira jusqu’à sa fin et dans toutes ses manifestations l’arbitraire et la violence dont il est issu", écrivait Jean-Paul Sartre dans L'Express en septembre 1958, peu avant la ratification par référendum de la constitution de la Ve République.
Grey Anderson retrace les événements des années 1958-1962, volontairement oubliés au profit d'interprétations euphémisantes et légalistes, qui ont conduit à l'instauration des institutions politiques actuelles.
Du coup d'État fomenté par une coalition des gaullistes, des ultras de l'Algérie française et de l'extrême-droite vichyste (mai-juin 1958) jusqu'au référendum instituant l'élection du président au suffrage universel (octobre 1962), gagné par de Gaulle, on découvre les conditions troubles et fort peu démocratiques dans lesquelles a pris forme la constitution qui régit encore la vie politique française.
L'autoritarisme présidentiel, la puissance des technocrates non-élus, le déséquilibre des pouvoirs au bénéfice de l'exécutif, avec la marginalisation du parlement et le manque d'indépendance de la justice, enfin les abus de l'appareil répressif sont inscrits depuis les origines dans les structures d'un régime né d'un putsch feutré mais bien réel et d'une guerre civile larvée qui dura 4 ans.
Bien des problèmes contemporains s'éclairent à la lumière de ces rappels.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry où Grey Anderson répond en anglais aux questions qui lui sont posées.

France-Israël : histoires secrètes (1948-2018). Avec Vincent Nouzille à l'institut de Recherche et d'études Méditerannée/Moyen-Orient.


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07.11.2018

Vincent Nouzille, pour la première fois, a mené un travail qui permet de raconter les coulisses de 70 ans de relations franco-israéliennes. Grâce à des centaines de documents inédits, provenant notamment des archives françaises, israéliennes et américaines, et grâce à des témoignages d'acteurs de premier plan, il révèle des conversations secrètes des chefs d'État, des accords confidentiels, des guérillas clandestines et des confidences –parfois sévères– de dirigeants israéliens et français.
Que se sont dit De Gaulle et Ben Gourion lors de leurs entretiens ? Quel a été le rôle du Mossad durant la guerre d'Algérie ? Pourquoi De Gaulle a-t-il rompu avec Israël en 1967 ? Pourquoi Chirac fut-il tour à tour adulé puis détesté en Israël ? Comment Sarkozy et Hollande se sont-ils alignés sur certaines positions diplomatiques d’Israël et comment des coopérations secrète­­­­s se sont nouées contre le terrorisme ? Pourquoi Macron est-il attendu au tournant par les Israéliens ?
Depuis la création de l'État d’Israël en 1948, la France entretient avec l'État hébreu des relations passionnelles et contrariées. Une succession de hauts et de bas, de tentatives de réconciliations et d'incompréhensions réciproques, qui alimentent les controverses et donnent à ce sujet un caractère ultra-sensible. Il est vrai que la France a une histoire spéciale avec Israël, du fait de l'importance de la communauté juive sur son territoire, de ses liens avec les pays arabes et de sa volonté de s'impliquer dans les affaires du Proche-Orient où son influence a pourtant décliné. Mais les conseils des Français agacent souvent les Israéliens qui reprochent en retour à la France de ne pas les comprendre, ni de les soutenir assez…

Que Lire ? Avec Pierre-Yves Rougeyron pour le Cercle Aristote.


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01.01.2018

Pierre-Yves Rougeyron se donne pour but, dans cette émission, de présenter les livres qui contribueront à nous armer intellectuellement dans la lutte qui nous attend : recouvrer une France souveraine et forte au sein du concert des nations.
Cette tâche demande des individualités structurées, conscientes des dangers qui les guettent, fières de leurs racines et constantes dans leur engagement.
En un mot, des hommes debouts.

De Gaulle, Pétain, la France. Avec Eric Zemmour et Paul Thibaud à Répliques sur France Culture.


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17.11.2018

La France décidément n'en a pas fini avec Pétain. Lors de son itinérance mémorielle, organisée pour célébrer le centenaire de la fin de la Grande guerre, Emmanuel Macron a déclaré "Le maréchal Pétain a été pendant la première guerre mondiale aussi un grand soldat, c'est une réalité de notre pays c'est aussi ce qui fait que la vie politique comme l'humaine nature sont parfois plus complexes que ce que l'on voudrait croire". Il a ajouté : "On peut avoir été un grand soldat lors de la première guerre mondiale et avoir conduit à des choix funestes pendant la seconde".
En dépit de ces précisions, les propos du chef de l'Etat ont déclenché un incendie. "Honorer Pétain, c'est nier la responsabilité de la France dans la déportation des juifs", a jugé le président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France. François Hollande tout comme Jean-Luc Mélenchon ont twitté leur indignation. Des historiens ont estimé qu'un président ne devrait pas dire ça. Le journal Le Monde pouvait donc conclure "Macron trébuche sur le maréchal pétain".
Quelles leçons pouvous-nous tirer de cet épisode médiatico-politique ? La querelle faite à Macron est-elle légitime et que révèle-t-elle ? Et sur le fond, le gaullisme et le pétainisme sont-ils pour le salut même de la nation, définitivement irréconciliables ?

La marine libre instrument de la souveraineté gaullienne, 1940-1945. Avec Luc-Antoine Lenoir au Cercle Aristote.


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29.10.2018

Sait-on qu'une partie de la marine française a rallié, dès juin 1940, le général de Gaulle en Angleterre ? Qu'au lieu de livrer leurs navires aux Allemands, des marins civils et militaires ont désobéi au maréchal Pétain et à l'amiral Darlan pour rallier Londres ? Qu'ils ont, pendant plus de quatre ans, participé aux combats les plus glorieux contre les nazis ?
Luc-Antoine Lenoir nous relate l'épopée des Forces navales françaises libres, formées par l'amiral Muselier et ayant été le fer de lance d'opérations militaires légendaires.

De quoi Mai 68 est-il le nom ? Avec Robert Steuckers et Jean-Michel Vernochet pour E&R à Lille.


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28.04.2018

Mai 68 fut une véritable révolution et non un chahut d'étudiants. Une révolution mondiale qui à, l'opposé de 1917, a pleinement réussi et vu le triomphe posthume de Trotsky. À savoir l'échec du marxisme-léninisme qui avait érigé la classe ouvrière en idole messianique. Le joli mois de Mai consacra, lui, les théories freudo-marxistes d'Herbert Marcuse et ultra libérales de Milton Friedman, les Écoles de Francfort et de Chicago s'étant combinées pour former un mélange détonnant et changer la face du monde.
Les minorités agissantes devinrent les forces subversives porteuses de l'assomption eschatologique. Le messianisme révolutionnaire n'a en vérité jamais visé l'émancipation des hommes, mais uniquement la destruction de l'ordre existant. La révolution libérale-libertaire, elle, conduit à l'élimination des classes laborieuses par le déclassement et le chômage de masse.
Cinquante ans après, les protagonistes de l'émeute soixante-huitarde, trotskistes et maoïstes, sont devenus les grands passeurs de l'hédonisme californien, se faisant les agents les plus actifs de l'américanisation du vieux continent et au-delà, de sa tiers-mondisation. Ils furent aussi généralement d'ardents promoteurs idéologiques des guerres destinées, au nom de la Démocratie et des Droits de l'Homme, à diffuser le monothéisme du marché, nouvelle religion annonciatrice d'une gouvernance mondiale en progestation assistée. Tous ou presque occupent aujourd'hui des postes de contrôle politiques, culturels, universitaires, médiatiques d'où ils ont avec succès engagé la grande mutation du paradigme sociétal et culturel du monde occidental. Soit la négation absolue de toutes les références métaphysiques ayant servi, jusqu'à ce jour, de base à la civilisation.

Comment réenchanter le destin français ? Avec Eric Zemmour pour les Eveilleurs d'Espérance à Versailles.


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25.09.2018

"Je savais où je voulais vivre, avec qui je voulais vivre, et comment je voulais vivre. À mes yeux médusés d'enfant, le mot France brillait de tous les feux : histoire, littérature, politique, guerre, amour, tout était rassemblé et transfiguré par une même lumière sacrée, un même art de vivre mais aussi de mourir, une même grandeur, une même allure, même dans les pires turpitudes. La France coulait dans mes veines, emplissait l'air que je respirais ; je n'imaginais pas être la dernière génération à grandir ainsi. Il ne faut pas se leurrer. Le travail de déconstruction opéré depuis quarante ans n'a laissé que des ruines. Il n'y a pas d'origine de la France, puisque la France n'existe pas, puisqu il n'y a plus d'origine à rien. On veut défaire par l'histoire ce qui a été fait par l'Histoire : la France. L'Histoire est désormais détournée, occultée, ignorée, néantisée. L'Histoire de France est interdite. On préfère nous raconter l'histoire des Français ou l'histoire du monde. Tout sauf l'Histoire de France. Mais cette Histoire se poursuit malgré tout et malgré tous. Elle a des racines trop profondes pour être arrachées. Elle s'est répétée trop souvent pour ne pas se prolonger jusqu à aujourd'hui. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les mêmes lois s'imposent au-delà des générations. L'Histoire se venge." Eric Zemmour