Bureaucratisation néolibérale et réformes permanentes : de quelle crise parle-t-on ? Avec Béatrice Hibou à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.


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08.12.2014

Qu’est-ce que la problématique de la bureaucratisation peut apporter à la compréhension de la "crise" que nous serions en train de vivre ? A partir d’une analyse wébérienne de l’une des facettes du néolibéralisme (l’inflation de "formalités" issues du marché et de l’entreprise managériale, ce que Béatrice Hibou nomme la "bureaucratisation néolibérale"), sa conférence propose une lecture alternative à celle de "crise".
Il s’agit moins pour elle d’expliquer des points de rupture, des déséquilibres fondamentaux, l’épuisement de modèles, l’exacerbation de problèmes ou tensions, bref d’identifier les caractéristiques d’une hypothétique crise, que de tenter de nommer des faits et des relations causales, de mettre en évidence des logiques d’actions, des "conduites de vie", des "styles" et des processus de "quotidianisation" qui permettent de comprendre ce qui est souvent perçu comme un ou des symptômes de crise.
En mettant en exergue la participation diffuse et fragmentée de tous aux formes renouvelées de rationalisation pragmatique liées au capitalisme contemporain dans le quotidien de chacun, dans le monde professionnel comme dans la vie en société, l’exposé suggère que la "crise" est le nom donné aux tensions entre différentes rationalités ou logiques d’action, à l’évolution incertaine de rapports de force, aux prétextes pour des réformes ou des changements de regard en faveur de la diffusion de ce type de bureaucratisation mais aussi bien à l’expression d’un rejet de ces mêmes réformes.
En somme, la construction de la "crise" est un processus politique inégalitaire qui se réalise le plus souvent au profit de ceux qui énoncent de tels discours même s’il n’est rendu possible que par la participation massive de ceux qui en sont la cible.

Qu'est-ce que le "capitalisme" ? Introduction à la Wertkritik avec Anselm Jappe à la Bibliothèque Associative de Malakoff.


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11.03.2017

Anselm Jappe nous présente les thèses de la critique de la valeur, une approche du Capital de Marx radicalement distincte des approches tronquées classiques, du XIXe siècle à nos jours.
Celui-ci enseigne la philosophie en Italie et contribue à éclairer les liens entre la théorie du spectacle, la critique de la valeur et celle du fétichisme de la marchandise. Il est associé au courant de la Wertkritik, courant existant depuis 1986 et s'étant fait connaître par les écrits de son principal théoricien Robert Kurz et les revues allemandes Krisis et Exit.

Sortir de l'Europe : solution ou mirage ? Avec Anselm Jappe à Asquins.


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19.03.2016

La crise financière qui a éclaté en 2008 et la crise grecque de 2015 ont révélé, aux yeux de nombreux observateurs, le véritable visage du capitalisme contemporain : l'économie, la politique, et finalement la société tout entière, seraient dominées par la haute finance.
Face à cette situation, faut-il s'engager afin qu'une véritable politique reprenne ses droits et qu'un gouvernement de gauche pose des limites sévères à la finance ? Faut-il pour cela sortir de l'euro voire de l'Europe pour retrouver enfin notre souveraineté, comme certains, de tous bords, le proposent ?
Mais, si les turbulences actuelles n'étaient en fait que le symptôme d'une crise bien plus profonde, d'une crise de toute la société capitaliste, alors sortir de l'Europe et revenir à la Nation tiendrait plutôt du mirage que d'une véritable solution.
Ce sont là les questions que soulèvera le philosophe Anselm Jappe, théoricien de la "critique de la valeur" (Wertkritik) et spécialiste de la pensée de Guy Debord.

Une conférence organisée par le Collectif Citoyen Vézelien et s'inscrivant dans les débats du "Temps de cerveau disponible".

Enjeux anthropologiques et sociaux des mathématiques financières. Avec Paul Jorion à l'Institut Catholique de Paris.


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14.11.2012

Depuis quelques années déjà, de plus en plus de personnes tentent d'attirer notre attention sur la question des mathématiques financières et de leur impact social.
L'un d'entre eux, Paul Jorion, nous invite à partir d’une constatation : dès le début de la crise financière, les modèles mathématiques de la finance ont été mis en cause. Mais alors que les défenseurs des mathématiques financières ne cessent de répéter que les modèles sont axiologiquement neutres, que devons-nous leur répondre ?
Que l’épistémologie de cette ligne de défense est non seulement fausse dans ses présupposés fondamentaux, mais de plus dangereuse. Fausse car elle s’appuie sur une conception inexacte et dépassée du rapport entre modèle et monde concret, dangereuse car elle conduit à reporter sur les seuls usagers la garantie de fiabilité finale du système.

Le capitalisme vert. Avec Fabrice Nicolino au salon Primevère à Lyon.


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13.03.2011

Le développement durable ? Une vaste blague. Le Grenelle de l'environnement ? Une mascarade. Nos députés ? À la solde des lobbies. Nicolas Hulot et sa fondation ? D'aimables boy-scouts. WWF, Greenpeace... ? Assagis, pire : compromis !
Il y a urgence à fonder une nouvelle écologie, combative et lucide, pour pouvoir parer à la catastrophe environnementale, et croire en l'avenir.
Cette conférence est un appel au réveil historique des consciences.

Héraclite, Marx et la crise terminale. Avec Francis Cousin pour le groupe Aufhebung !


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14.03.2017

Comprendre le sens profond de notre histoire et s'approprier la critique radicale de l'ordre marchand aliénant requiert un effort : celui de se plonger dans le récit des expériences des mouvements radicaux en recherche d'émancipation et dans les textes de ses principaux témoins et théoriciens (présocratiques, Hegel, Marx).
Alors que le spectacle de la marchandise nous pousse au narcissisme, à l'inculture et au zapping, comment pouvons-nous nous approprier ce savoir critique et plus encore, le transmettre autour de nous ?

D'une crise à l'autre : l'Euro, la mondialisation, la France et l'Allemagne. Avec Roland Hureaux au Cercle Aristote.


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13.02.2017

Il est difficile de comprendre le monde actuel sans connaître l’économie. C’est dire que cette science, la plus assurée des sciences humaines, ce qui ne veut pas dire qu’elle le soit entièrement, ni près, fait partie aujourd’hui du bagage indispensable à l’honnête homme, surtout s’il est engagé dans la chose publique. Honnête n’a pas seulement le sens qu’on lui donnait au XVIIe siècle, celui d’homme cultivé et de bonne compagnie, il signifie aujourd’hui probe, en particulier sur le plan intellectuel. Car il y a une vérité en économie, comme il y en a en médecine ou en physique des particules. Même si cette vérité est souvent mêlée d’obscurité, on ne saurait se laisser aller au relativisme, au principe que toutes les idées, en la matière, se vaudraient.
Telles sont les considérations qui animent Roland Hureaux, et dont on connait les nombreux engagements politiques, professionnels et littéraires. Son intervention porte principalement sur les suites de la crise de 2008, qui pourrait connaître de nouveaux rebondissements et celle de l’euro dont il démonte les mécanismes et souligne les risques. C'est dans une langue claire que Roland Hureaux expose des mécanismes tenus par beaucoup pour abscons, en vue de décrire une actualité économique complexe tout en exprimant des convictions longuement mûries et solidement étayées.

La violence dans la société. Avec Piero San Giorgio à Orange.


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09.2015

Confrontés aux problèmes sociaux et à la criminalité, les français surivront-ils au grand remplacement et à l'abandon de la France par ses élites ?
Et si l'un des scenarii d'effondrement de la normalité venait à s'accomplir, serions-nous capable de faire face à la violence qui pourrait en résulter ?

Une conférence prononcée durant l'Université d'été de la Ligue du Sud de Jacques Bompard.