Pour une lecture profane des conflits. Avec Georges Corm pour Citéphilo à Lille.


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20.11.2015

Impossible de comprendre aujourd’hui les logiques de guerre qui déchirent le Proche et le Moyen-Orient sans faire un sort, au préalable, à la thèse débilitante du "choc des civilisations" et aux slogans de la lutte contre le "terrorisme transnational islamiste".
C’est à cette tâche que s’attelle Georges Corm en analysant d’abord les mécanismes qui ont permis, depuis les années 90, de paralyser les oppositions aux guerres injustes, en dénonçant ensuite sans relâche l’instrumentalisation de prétendues valeurs politico-religieuses tout comme la relation perverse entre les intérêts géo-politiques de certains Etats et leur prétention à défendre dans l’ordre international des idéaux religieux.
En récusant enfin, du côté des pays "occidentaux", l’application scandaleusement sélective du droit international aux situations conflictuelles.
L’accent est ainsi mis non seulement sur la possibilité d’une lecture profane des conflits mais sur la nécessité d’une conception résolument universaliste de la laïcité.

Une conférence conduite par Alain Lhomme et Gérard Engrand.

La République contre les libertés. Avec Nicolas Bourgoin pour Culture Populaire.


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05.2015

Quadrillage des quartiers populaires, vidéosurveillance omniprésente, contrôle accru des communications et des déplacements, chasse aux marginaux et aux sans-papiers, inflation des gardes à vue et des incarcérations, alourdissement des peines, généralisation des mesures de sûreté : nous sommes entrés dans un processus révolutionnaire de radicalisation du contrôle social et de mutation du droit pénal. Il débute avec la rédaction du rapport Peyrefitte, se poursuit avec la politique de la ville des années quatre-vingts et la "guerre" contre les violences urbaines des années quatre-vingt-dix, trouve son apogée avec la profusion des lois liberticides de la décennie 2000 pour se stabiliser provisoirement avec le retour de la gauche.
Comment expliquer cette escalade ? L’option sécuritaire n’est pas une réponse à une prétendue montée de la délinquance mais au délitement du tissu social et économique. Le recours à l’option punitive est un moyen pour l’État de reprendre la main en réaffirmant sa souveraineté face à une crise qui le met en échec d’autant plus crûment que les politiques économiques échappent à son contrôle en s’internationalisant.
L’autoritarisme est ainsi le pendant de la libéralisation de l’économie et de l’érosion de l’État providence que connaissent nos sociétés occidentales depuis la fin de la période keynésienne. Il est le versant obscur de la mondialisation du capitalisme.

Kabbale, judaïsme et sionisme. Avec Youssef Hindi pour le Cercle des Volontaires.


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12.2015

Youssef Hindi, historien et chercheur indépendant, s'attache à retrouver dans l'histoire le fil conducteur du messianisme sioniste jusqu'aux sources biblique et eschatologique des différents messianismes, jusqu'à la stratégie du "Choc des civilisations".
Les différentes strates historiques qui sont évoquées ont permis l’avènement du sionisme tel que nous le connaissons aujourd’hui, l’idéal Herzelien n’étant pas apparu du jour au lendemain. Par ricochet, elles ont aussi donné naissance à diverses idéologies réformistes comme le wahhabisme au XVIIIème siècle en Islam.
L’action messianiste perdure jusqu’à nos jours avec les géostratèges sionistes actuels (plan Oded Yinon), aidés par les néo-conservateurs américains.

L'entretien est mené par Othman Meslouh, du canal associatif Share Views.

L'Europe. Avec Dominique Venner, Philippe Conrad et Aymeric Chauprade chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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02.06.2004

Les Français et les Européens sont les dépositaires d’un héritage royal, celui de leurs origines et de leur histoire, mais ils ne le savent pas. Cet héritage leur a été celé. Ils ne le retrouveront qu’à la condition de s’en montrer dignes.
Sous différentes formes, le mythe de la mémoire retrouvée est présent au cœur des légendes fondatrices des autres grandes cultures européennes. Une telle similitude ne peut être fortuite. Avec tant d’autres signes, elle manifeste la parenté unissant les peuples européens à travers leurs mythes fondateurs. Le mythe de l’héritage caché nous dit aussi que, sans le savoir, nous mettons nos pas dans ceux de nos pères souvent ignorés.
Notre héritage spirituel ne devient conscient que par un effort de connaissance, fonction par excellence de l’histoire, avec l’enseignement du réel et le rappel de la mémoire collective. La culture européenne classique est la source ou nous devons chercher les repères et le sens en dehors desquels tout n’est que chaos.

Le choc des civilisations dans l'Histoire. Avec Jacques Népote, Dominique Venner et Philippe Conrad chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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09.07.2003

Si l’histoire donne des instruments pour interpréter le présent, elle n’a pas le pouvoir d’anticiper l’avenir. Les prévisions les plus sérieuses sont toujours démenties par les inattendus. Ce qu’offre l’histoire à l’égard du futur, c’est autre chose. Elle permet d’ouvrir l’imagination à la variété des possibles avec une ampleur qui surclasse la prospective politique ou économique. Elle enseigne notamment que rien n’est jamais écrit, que l’imprévu est la règle. C’est pourquoi, dans les périodes sombres, quand l’avenir semble irrémédiable, la connaissance du passé se révèle le meilleur antidote au désespoir et à la fatalité. 
L’histoire montre par exemple que les retournements sont une constante. Aucun siècle ne se termine comme il a commencé.
Oui, l’imprévu est la règle dans l’histoire des États et des nations. En revanche, à l’échelle toute différente des civilisations, c’est moins l’imprévu qui domine que les longues permanences, sous l’apparence des changements. Fernand Braudel, l’historien français qui s’est le plus intéressé à leur destin, dit fort justement que les civilisations sont des réalités de très longue durée. N’en déplaise à Paul Valéry, elles ne sont pas “mortelles” à l’échelle d’une vie individuelle. Leurs pathologies n’ont pas non plus le catactère irréversible imaginé par Spengler. Et si des catastrophes géantes sont capables de les détruire, comme pour les Aztèques et les Incas, c’est l’exception, tant la capacité de survie des civilisations est grande. Le plus souvent, ce que l’on interprète comme une mise à mort est une mise en sommeil. Le périssable, ce sont les formes apparentes, telles les institutions, alors que les racines des civilisations sont pratiquement indestructibles.
La part romaine de la civilisation européenne avait semblé mourir quand lui fut imposé le christianisme. Mais un regard non convenu repérera sa survivance en Occident durant les siècles chrétiens et au-delà. Les révolutionnaires et Napoléon ne se voulaient-ils pas romains jusqu’à la caricature ?
On a pu dire encore que la Renaissance avait mis au cœur de la Chrétienté une civilisation païenne qui en était la négation. En réalité, née en Grèce sur le rameau hellène des Indo-Européens, se survivant ensuite à Rome, cette civilisationn’a jamais été déracinée. En Occident, l’Église s’est coulée dans le moule impérial dont elle tire sa force. La philosophie d’Aristote lui offrit ses justifications rationnelles. Son enseignement moral était calqué sur celui des stoïciens. Et pour s’attacher l’immense peuple des campagnes, elle reprit à son compte les anciennes fêtes rituelles, le culte des sources sacrées et celui des divinités familières auxquelles elle donna des noms de saints.
Il en a été de même partout ailleurs. Les religions nouvelles ont rarement remplacé ou supprimé les civilisations anciennes. Elles ont été le moyen par lequel les civilisations ont survécu à la ruine de structures épuisées. Même l’islam, la plus violente des croyances nouvelles et la plus fermée aux compromissions, n’a pas échappé à cette règle. 
Civilisation, culture, tradition, sont des notions voisines au point d’être interchangeables dans le langage courant. La culture est première dans l’ordre chronologique. Elle se rapporte à la permanence des mentalités profondes. Elle est créatrice de sens. La civilisation est une culture qui a reçu une forme historique, fondatrice d’un ensemble de qualités propres dans l’ordre matériel, intellectuel, artistique et moral. La tradition est l’âme d’une culture et d’une civilisation.
Comme les cultures, les civilisations sont irréductibles les unes aux autres. Ce sont des personnes ayant leur destin. Dans l’espace, elles s’étendent au-delà des limites des États et des nations. Réalités de longue durée, elles survivent aux bouleversements politiques, économiques ou religieux. Elles dépassent en longévité les autres réalités collectives. Elles ont l’éternité pour elles. Il en est ainsi de la civilisation européenne, en dépit de ce qui la défigure aujourd’hui et des menaces qui l’assaillent.

Juifs, chrétiens, musulmans : comment aller vers la reconciliation nationale ? Avec Alain Soral et Jacob Cohen chez E&R à Marseille.


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16.04.2015

Alors que certaines minorités agissantes se permettent de désigner des communautés entières comme les ennemis officiels à combattre, il est important que chacun prenne conscience des dangers auxquels nous faisons face.
Afin de parer à la guerre civile, Alain Soral et Jacob Cohen appellent chaque communauté -la communauté musulmane en particulier- à s'organiser afin que nous puissions continuer à vivre en bonne intelligence sur le sol français.

Choc et simulacre. Avec Michel Drac au Cercle Aristote.


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2009

Une conférence consacrée aux différentes stratégies de domination mises en oeuvre au sein du "camp occidental", ainsi qu'au concept-clef de "choc des civilisations", autour duquel elles s'articulent toutes.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Bréviaire des Patriotes.


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01.2015

Après une longue introduction où la signification et les conséquences politiques de l'attentat contre Charlie Hebdo sont traités, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité du mois de janvier. Entre les secousses populaires dans l'Union européenne (Siriza) et la "révolte des élites" (QE de la BCE), entre les différents dossiers géopolitiques (Ukraine, Boko Haram), il reste encore quelques temps pour analyser l'actualité intellectuelle (Houellebecq, l'émission Répliques d'Alain Finkielkraut).
Une analyse bienvenue qui essaie de comprendre le sens des événements qui nous submergent.