Albert Camus et Raoul Girardet, deux intellectuels dans la tourmente du XXe siècle. Avec Olivier Dard et Jean Monneret sur Radio Courtoisie.


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21.10.2013

Alors que tout semble opposer ces deux intellectuels, de l'origine sociale aux engagements politiques, Albert Camus et Raoul Girardet se retrouveront curieusement sur plusieurs questions à l'actualité brûlante, comme la question algérienne.
Portrait croisé de deux honnêtes hommes qui se sont toujours tenus à distance des querelles de partis et des luttes d'égo.

Émission du "Libre Journal de Roger Saboureau".

Georges Perec (1936-1982). Avec Marcel Benabou, Robert Bober, Bernard Magne, Paulette Perec et Jacques Roubaud sur France Culture.


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22.04.2007

Reconnu pour sa virtuosité stylistique, Perec est tout autant un conteur du quotidien et de lui-même. Il existait pour et par les textes. Entre la vie et la fiction, l'imaginaire et le réel, il n'y avait pas vraiment de frontières. Ecrire était sa façon de s'approprier le monde, d'être au monde.
Son oeuvre mosaïque se présente comme un vaste puzzle, où le moindre détaille compte, où la phrase est pesée, le mot choisi, la lettre comptée. Elle est une architecture savante, encyclopédique qui épuise les mots pour bâtir, pièce à pièce, cette vaste maison dont les murs sont composés de bibliothèques et où il fait bon s'installer...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Catherine Pont-Humbert et Annie Douel.

Augustin Cochin et la Machine révolutionnaire. Avec Patrice Gueniffey à la Nouvelle Action Royaliste.


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13.02.2019

C'est François Furet qui tira d'un oubli qui n’était pas innocent un historien et sociologue qui travailla hors du cadre universitaire et produisit une œuvre indispensable à la compréhension du phénomène révolutionnaire : Augustin Cochin étudie en effet le rôle des sociétés de pensée dans le déclenchement de la Révolution française et dans le développement de la démocratie – loin des analyses complotistes et de la mystique du peuple révolutionnaire.
Chartiste de formation et historien de métier, Patrice Gueniffey a préfacé les œuvres complètes d'Augustin Cochin et nous présente La Machine révolutionnaire.

Carlo Emilio Gadda : affreuse embrouille. Avec Jean-Paul Manganaro sur France Culture.


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03.10.2017

Considéré comme le plus grand écrivain italien du XXe siècle, Carlo Emilio Gadda était un homme discret.
On a pu dire, par contre, que sa langue était "terroriste". Et en effet le projet de ce romancier c'est, selon Jean-Paul Manganaro, de "ne plus raconter". Comment s'y prend-t-il ?

Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Hannah Arendt, la passagère. Une grande traversée sur France Culture.


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08.2017

Hannah Arendt naît en 1906, à Königsberg, dans une famille juive assimilée. L'adolescente rebelle commence par écrire des poèmes avant de découvrir l'éros philosophique avec Martin Heidegger et l'éthique de l'amitié avec Karl Jaspers. Mais l'ombre de l'antisémitisme s'abat sur l'Allemagne.
Après avoir été détenue par la Gestapo à Berlin en 1933, Hannah Arendt rejoint son mari, Günther Stern, à Paris, où elle aide des jeunes juifs à rejoindre la Palestine et s'éprend d'Heinrich Blücher. Raflée au Vel d'Hiv, puis internée au camp de Gurs, elle devient une "paria consciente".
Hannah Arendt et Heinrich Blücher débarquent en mai 1941 à New York. Une fois la guerre terminée, elle est déterminée à comprendre ce qui s'est passé. Elle rédige alors Les Origines du Totalitarisme, part en Allemagne identifier les biens juifs spoliés et couvre le procès d’Eichmann à Jérusalem. L'action devient le cœur de sa pensée.
Elle termine sa vie retirée, entourée de ses amis qu'elle appelle sa "tribu". Dans son Journal de pensée, elle expérimente un nouveau langage philosophique qui donne libre cours à son imagination. Sans esprit de système, Hannah Arendt laisse la pensée flotter "sans appui".
Hannah Arendt aura traversé le XXe siècle et construit son oeuvre entre deux continents géographiques et intellectuels, l'Europe et l'Amérique du Nord, la philosophie et la poésie.

Une série documentaire produite par Christine Lecerf et réalisée par Julie Beressi.

Arthur Koestler ou la quête de l'absolu (1905-1983). Avec Michel Laval, Roland Quilliot, Patrick Straumann, Thomas Rabeyron et Uri Geller sur France Culture.


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15.09.2018

Juif hongrois né à Budapest en 1905, il suit ses études dans une Vienne encore heureuse, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie. Il part un an en Union Soviétique, puis participe à la guerre civile espagnole. Dès 1938, ayant rompu avec le Parti communiste, il combat sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini. Sans doute prisonnier d'une sorte de purgatoire intellectuel dans lequel l'a longtemps gardé une certaine intelligentsia marxiste, il incarnait le "renégat", celui qui avait brûlé le communisme après l'avoir adoré. À partir de 1940, il vit en Angleterre, où il se suicide avec sa femme en mars 1983. Son oeuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale.
Dans la seconde moitié de sa vie, l'odyssée intellectuelle prend le pas sur l'engagement politique. L'aventure n'en est pas moins agitée. Koestler écrit sur tout : le processus de la création, les effets de l'évolution sur le cerveau humain, le paranormal, la synchronicité... Il s'aventure à la frontière de la physique quantique et montre comment la parapsychologie est devenue scientifiquement respectable, rappelant qu'aux États-Unis on se servait de l'électronique pour expérimenter sur la psychokinésie et qu'en URSS, la télépathie était une discipline officielle de la recherche. Il aborde notamment la masse négative, les trous dans l'espace et le temps renversé, en tentant de se garder de tout matérialisme ou de crédulité superstitieuse.
Enfin sa puissante trilogie Génie et folie de l'homme s'interroge sur le processus de la découverte scientifique. Il y remonte l'histoire des conceptions de l'Univers, et démontre comment la scission entre science et religion a placé l'humanité devant un tragique dilemme dont elle doit sortir. Puis à travers l'orgueil joyeux de l'inventeur, du poète, du clown, de l'enfant, il montre que création artistique, découverte scientifique ou encore inspiration comique se situent dans la même structure fondamentale qu'il nomme "l'acte bisociatif" :  le bond novateur qui, en reliant soudain des systèmes de référence jusqu'alors séparés, nous fait vivre ou comprendre le réel sur plusieurs plans à la fois. Mais après avoir montré les fins rouages de cette créativité, de ce sens de l'inspiration qui font la grandeur de l'homme, il analyse les misères de l’individu, la pathologie mentale, et conclut sur l'évolution du cerveau de l'espèce humaine avec une théorie de la structure de la réalité.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Lydia Ben Ytzhak.

Jean-Claude Michéa à voix nue, sur France Culture.


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01.2019

Issu d'une famille communiste de la banlieue de Paris, Jean-Claude Michéa nous raconte son parcours personnel qui l'aura vu devenir révolutionnaire davantage par fidélité à une tradition familiale que par volonté de rupture avec son milieu d'origine.
Après une enfance heureuse viennent les années de formation et son départ pour la ville de Montpellier, où il aura le bonheur de faire carrière dans l'enseignement.
Mais c'est autour de son autre carrière d'auteur, d'auteur cette fois-ci, que l'entretien se poursuit. Car si chacun des livres que Michéa écrit lui demande un immense effort, ses idées commencent à être largement diffusées... et entendues ! Revient fréquemment, en filigrane, le personnage et l'oeuvre d'Orwell.
Enfin, Michéa nous raconte sa dernière aventure, celle qui le voit retourner à une vie simple et campagnarde à la suite de son installation dans une petite ferme des Landes, depuis sa retraite. Pas de commerces, pas de richesse, mais un retour à la terre vécu comme l'expérience d'une ruralité authentique : la décroissance en acte !

Une émission animée par Guillaume Erner.

Vie et oeuvre de Lord Byron. Avec Daniel Salvatore Schiffer à l'Académie Royale de Belgique.


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19.03.2013

George Gordon Byron (1788-1824), plus connu sous le nom de Lord Byron, est un des plus grands écrivains, poètes et dramaturges anglais, à cheval sur les 18e et 19e siècles. Son nom est resté, au sein de l'histoire de la littérature mondiale, un mythe. Sa vie, terriblement aventureuse et prodigieusement romanesque, réceptacle de tous les paradoxes philosophiques comme de toutes les contradictions psychologiques, entretient, par ailleurs, sa légende.
Byron, l'un des principaux précurseurs du romantisme, fut aussi un des plus grands dandys de son temps : un dandysme flamboyant, sublime par moments, mais également tragique sur le plan existentiel. C'est dire si ce seul nom de Byron brille au firmament de la culture universelle. Et, pourtant, son œuvre, aussi diversifiée qu'importante, reste largement méconnue du grand public. Peu de gens la lisent encore de nos jours, excepté, peut-être, son chef d'œuvre, Don Juan, long poème épique resté inachevé après sa mort aussi soudaine que prématurée. C'est cette œuvre que Daniel Salvatore Schiffer tente de ressusciter. Et ce, en l'insérant, également, dans son contexte philosophique, politique, social, artistique, littéraire et esthétique.