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Après être revenu sur sa formation et son parcours, André Leroi-Gourhan nous emmène sur un chantier pour nous expliquer la manière dont les fouilles sont menées et ce qu'elles nous apprennent de nos ancêtres et de leurs rapports avec l'environnement.
Dans un deuxième temps, c'est le penseur des techniques et de l'art préhistorique qui parle. Car c'est en alliant précision scientifique et concepts philosophiques que nous pouvons chercher à mieux comprendre l'homme et son évolution.
Une émission animée par Nicolas Skrotzky.


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Le concept de "judéo-christianisme", mis en avant par le concile Vatican II, est si souvent évoqué pour qualifier notre civilisation, devenu si banal, qu’on oublie souvent de s’y arrêter. Que veut-il dire ? Quelle est sa réalité ? En a-t-il même une ?
Alors qu’avec Constantin Ier le christianisme s’imposait au monde gréco-romain, le talmudisme, qui prétend éclairer la Torah par une compilation de Lois orales d’origine rabbinique, devenait la nouvelle acception d’un judaïsme définitivement dégagé du culte sacerdotal judéen. Judaïsme post-chrétien traitant de règles et de prescriptions, dans lequel le mot "foi" est singulièrement absent. Dès lors, que peut-on dire de cette prétendue filiation qui lierait le christianisme au judaïsme ?
Pour répondre à cette question, Claude Timmerman est retourné aux temps de l’écriture des textes bibliques. Il a puisé au cœur de l’archéologie, relevant les différents anachronismes, les acrobaties logiques et linguistiques au service des mythes historiques sur lesquels s’appuie la création de l’État sioniste et la perpétuation de sa puissance.
Une mise au point indispensable.


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Quelles différences importantes pouvons nous constater entre le geste graphique – expression forte de l'individualité – et l'utilisation d'un clavier pour la saisie d'un texte – la présence du clavier présupposant l'existence de lettres - ? Quels pourraient être les retentissements sur notre organisme de l'apprentissage de l'écriture sur tablette numérique exclusivement ?
Clarisse Herrenschmidt nous propose un voyage de l'invisible au visible, un moment d'aventure grâce à l'écriture...


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Professeur à l'Institut Max Planck d'Anthropologie Evolutionnaire à Leipzig, professeur invité titulaire de la chaire internationale de paléoanthropologie au Collège de France, Jean-Jacques Hublin interroge notre rapport à l'extraction et à la consommation de l'énergie, des premiers hominoïdes à homo sapiens, dans le cadre de cette série de cours.


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Nous écrivons les langues naturelles depuis 5000 ans, environ, dans le continuum sémiologique qui va de l’Iran de l’Ouest, de la Mésopotamie et de l’Égypte à la Méditerranée orientale, à l’Europe continentale et ses extensions aujourd’hui mondiales.
Nous frappons monnaie depuis environ 600 ans avant notre ère et jusqu’au 15 août 1971 le dollar fut convertible en or et les devises européennes rattachées au dollar.
Depuis quelque temps, nous écrivons avec un ordinateur : une machine qui compte et calcule.
Il existe une histoire des signes d'écriture qui met en relation ces modes d'écrire. Écrire les langues, écrire les nombres sur les monnaies, écrire avec une machine qui contient du langage en elle : voilà ce que Clarisse Herrenschmidt se propose de nous raconter.


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Qu'est ce que le récentisme ? Ce mouvement, également appelé "nouvelle chronologie", remet en question la chronologie universellement admise des faits historiques et suscite parfois l’hostilité, parfois la curiosité du public et des spécialistes.
Mais le récentisme est-il crédible ? C'est pour traiter de cette épineuse question qu'un débat entre deux historiens nous est proposé.
En effet, Laurent Guyénot propose de ne pas fermer totalement la porte à cette théorie historique en prenant appui sur les incohérences chronologiques constatées par Fomenko et ses émules. Pour lui le récentisme est une vision sérieuse de l’histoire qui ne doit pas être rangée dans la catégorie des théories farfelues. Elle permet d'ouvrir des pistes de recherches, de nous interroger sur les modes de fabrication de l’histoire, et nous invite à un changement de paradigme, non seulement temporel (réévalution à la baisse de certaines datations cruciales) mais spatial (déplacement du centre de gravité de certains espaces géopolitiques).
L’historienne Claire Colombi, en s’appuyant sur la discipline historique telle qu’elle est pratiquée, va ensuite répondre point par point à son interlocuteur et mettre en exergue les impasses et les contradictions de cette théorie. Au-delà de cette réfutation, elle met en garde contre les atteintes portées à la vérité historique et les conséquences idéologiques qui pourraient en découler.


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L’histoire des écritures commence dans la région du Moyen-Orient à la fin du IV e millénaire avant notre ère, au tout début avec de petits objets représentant des nombres. Ce qui décida de la suite, car dans ce grand fleuve de signes, ce sont les nombres qui mènent la danse des écritures.
Et la suite appartient à l’invention de la monnaie frappée, vecteur d’écriture arithmo-géométrique, puis à l’informatique.
Cette histoire longue de 53 siècles laisse apparaître pourtant une étrange cohérence dans certains procédés imaginaires qui impliquent la représentation du corps humain...